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2 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

Le silence assourdissant d'Aroots...

 
n°1365
oulaaa
Posté le 14-11-2005 à 16:49:25  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
je ne vois pas où tu veux en venir ...

mood
Partenaire
Posté le 14-11-2005 à 16:49:25  profilanswer
 

n°1366
oups
Posté le 14-11-2005 à 17:02:15  profilanswer
 

2 choses:
 
premierement, tout detruire ferai perdre repere aux habitants?????  
je vous fesais par tout à l'heure de ma petite vie en ZUP. en 96, on (l'etat, la ville...?) decide d'en raser une partie, dont "MA" tour. Une "cellule de soutien psychologique" comme on l'appelerai aujourd"hui a été montée. Des animations ont été organisé autour de cette "destruction". Finalement, ce qui a le mieux marché, ce sont les squattage du perimetre de securité, dans une ambiance un peu survoltée comme ldes gamins a noel, avec bieres et barbequeue. La tour est tombée, tout le monde a applaudi avant de se cacher à l'interieur des Pulls pour eviter de respirer la poussiere. Et puis une fois la poussiere dispersée, le lendemain,on a tous couru chercher un vestige de nos apparts (mes parents on retrouvé un bout du mur de ma chambre qu'on a concervé comme biblo dans le salon!)....
 
En 2000: destruction au boulet ( a la dynamite la derniere fois) de deux autres tour: idem, chacun ramenant sa petite chaise, regardant l'immeuble saigner et montrer son interieur comme dans une chirurgie. LES MOMENT LE PLUS POETIQUE que j'ai vecu sont ces 2 destructions.... VOus ne pouvez pas imaginer comme les gens trouve ca EXTRA ORDINAIRE de voir leur anciens lieux de vie s'effondrer, surout quand on fini par mal y vivre!
 
Ici la mission est reussie, puisque c'est faite avec lenteur (10 ans pour detruire 6 tours) et avec prévenance (les gens etaient prevenu de ces projet de destrucion quelques années avant, on laisse meme les tours "vidées" de leur habitant pourrir quelques temps, et je crois que c'est dans le but de creer une envie des habitant de voir partir une ruine inutile!). Je ne connais PERSONNE qui est traumatisé de ca. Certain on bien versé une larme, mais voila, on va pas non plus mettre une plaque commemorative à l'endroit de ces immeubles (quoi que ce serait pas si mal en fait! LOL)
 
Enfin bref, detruire, avec du temps.
 
2nd point: les profs. (je le suis :-)
 
Eh oui, les postes en ZEP ne devraient pas etre donné a des jeunes debutant, mais a des gens specialement formé pour ca. Le soucis: ce serai creer un nouveau metier, ca voudrai dire que l'etat accepte ses erreurs, ca voudrait dire qu'il accepte aussi la situation.... et ca voudrai dire qu'il payeraient plus cher ces "profs de ZEP" (logique!)
qui à long terme devreaient disparaitre puisqu'on parle de faire disparaitre les ZEP/ZUP.
Vous me suivez?  
 
Actuellement, on file plus de points a ceux qui sont en ZEP. Mais la meme paye.  
ce veut dire: vient ici, tu ira ou tu veux plus vite!

n°1367
oulaaa
Posté le 14-11-2005 à 19:52:58  profilanswer
 

Citation :

les profs. (je le suis :-)
 


 
prof de ?

n°1368
oulaaa
Posté le 15-11-2005 à 00:57:11  profilanswer
 

Vous m’excusez, et je vous en remercie par avance, si mon intervention qui va suivre déborde de la limite même des quartiers en question.  
 
Je me demande si les métropoles actuelles n’arrivent pas à saturation ? En effet, en plus d’un besoin de rénovation et d’amélioration concret de l’habitat social existant, la demande de nouveaux logements, en plus du nombre existant, se fait de plus en plus sentir.
 
Alors, que les campagnes de plus en plus vidées de leurs âmes, de leurs services, de leurs petits commerces, de leurs écoles … ne demandent qu’à revivre.
 
D’un coté les métropoles ne peuvent assumer les demandes de plus en plus nombreuses dans le domaine de l’emploi et du logement, et de l’autre la campagne ce/est vide, vieillisse, et possède un potentiel (effacer) d’offre d’emploi. Par là, je veux dire que si celles-ci étaient reconquises par la population, les emplois, services etc. fermés, seraient remis au goût du jour, et reprendrait place pour le bonheur des anciens encore en place. Créant ainsi, des emplois …
 
La repopulation des campagnes est-elle utopiste ? Est-elle une solution ?
 
 Solution, dans le sens, ou cela décongestionnerait les banlieues, offrirait de l’emploi (emplois perdus ou laissés par manque de population) déplacé. De plus, la mixité nationale en serait que plus renforcée ….
 
Certes, cela ne réglera pas le problème des zones sensibles et j’en suis conscient, néanmoins, cela aurait le mérite d’apporté de bonnes choses : emplois, revitalisation des campagnes (certaines), densité diminuée en métropole et en banlieue …

n°1370
heptarts
Posté le 15-11-2005 à 09:24:51  profilanswer
 

petite réflexin ironique
La ville souffre du vide bien plus que la campagne... Un espace vide, c'est un espace marginalisé... c'est un espace inapproprié bien qu'approprié...c'est une espace qui supportera parfois des utilisations dégradantes...
D'ailleurs les espaces les plus dégradants dans leur vocation seraient peut-être ceux les plus interessants et signifiants demain...la brutalité de certains aménagements souffrent d'un manque d'audace...
 
A l'opposé la campagne, s'accomode très bien du vide finalement. Certes l'homme déserte, mais au plus grand bonheur de l'homme... La campagne c'est y retourner chaque année pour voir que rien n'a bougé. C'est le cimetierre des aspirations personnelles au profit de l'inactivité globale. Quelques vieux militent encore sur la place du village, mais une forêt de canes ne remplacent pas une végétation humaine luxuriante.
La campagne souffre de notre volonté de vie antérieure...comme avant... comme c'était chez ma grand-mère...

n°1373
oups
Posté le 17-11-2005 à 20:11:39  profilanswer
 

campagne, ca veut dire quoi pour vous? ou est la limite ville/campagne?

n°1374
xp
Posté le 17-11-2005 à 20:47:20  profilanswer
 

En voila une question quelle est bonne!

n°1375
barthelemy
Posté le 17-11-2005 à 21:37:07  profilanswer
 

Personnellement, je ne suis pas sûr qu'il soit pertinent de chercher à définir une limite ville/campagne ... Une fois qu'on a définit cette limite, on en fait quoi ? Les territoires ruraux ne portent pas tous les mêmes enjeux au simple prétexte qu'ils sont ruraux ...
 
 
Mais je dirais que pour moi la "vraie campagne" ce sont les parties du territoire qui ne sont sous aucune forme d'influence métropolitaine  ...  
 
Ce qui exclut, par exemple, les villages gentrifiés des parcs naturels proches des grandes métropoles qui sont pourtant dans un environnement extrêmement rural  ...  
 
la carte des Zones de Revitalisation Rurale est assez proche de cette définition je pense ...
 
Barthélémy

n°1380
xp
Posté le 18-11-2005 à 13:11:04  profilanswer
 

Barthelemy a dit

Citation :

Personnellement, je ne suis pas sûr qu'il soit pertinent de chercher à définir une limite ville/campagne ...


 
Ben si parceque parfois y a pas de réponse précise à une question  qui parait si "évidente".... c'est un peu comme la différence naturel artificiel, ou Produit en France ou pas....
 
On comprend parfois que certaines oppositions si évidentes pour nos grands mères...sont stupides aujourd'hui!
 
C'est la notion de limite, on s'apercoit qu'une definition administrative des choses passe necessairement à coté de la plaque....
Car c'est en allant aux limites des choses qu'on en comprend la valeur moyenne, la règle courante.(Par exemple ceux qui ont fait de la RDM me comprendront.)
 
Sinon aprés pour justifier d'une opposition evidente ville campagne ne necessitant aucune interrogation...on se retrouve à parler de vraie et de fausse campagne.  
La "fausse campagne" étant sans doute ici une "vraie ville" à moins que l'on ne parle de "vraie campagne dans une fausse ville".....
Bref on l'aura compris , on complique tout inutilement et surtout on explique rien.
 Les shadocks ont de l'avenir.

n°1381
Naya
Posté le 18-11-2005 à 13:54:15  profilanswer
 

heu je vais essayer avec une tentative de définition personnelle:
 
la campagne ce sont les lieux de vie humaine où s'il y a des enfants ils ne peuvent pas aller à l'école le matin par les transports en commun parcequ'il n'y en a pas.
 
la ville c'est quand on a un PMU + tabac + boulangerie + epicerie à moins de 5 min de voiture et que en plus c'est plus souvent ouvert que fermé.
 
Et si la ville et la campagne ne se différenciaient que par les services que ces lieux proposent???

n°1382
dounya
Posté le 18-11-2005 à 14:23:35  profilanswer
 

Justement, là est tout le problème, on préfère choisir la facilité et le confort des villes (que j'aprécie aussi), que de se donner les moyens de faire revivre les campagnes.
Mais bon, j'ai l'impression qu'il ya 2 politiques : l'une où l'on encourage les entreprises à s'installer en campagne par divers moyens financiers.
Et l'autre où l'on supprime des classes, on ferme les bureaux de poste...
 
JE suis pour faire revivre les campagnes sans pour autant qu'elles deviennent à très long terme des métropoles. (Sinon on pourra plus dire qu'on va à la campagne chez grand-mère lol)

n°1383
oulaaa
Posté le 18-11-2005 à 15:18:18  profilanswer
 

Citation :


 
JE suis pour faire revivre les campagnes sans pour autant qu'elles deviennent à très long terme des métropoles. (Sinon on pourra plus dire qu'on va à la campagne chez grand-mère lol)


 
Oui, évidemment ma réflexion sur le redéploiement des activités et service, ainsi que le retour d'une jeunesse en campagne ne voulais pas dire de les tuer, de leur faire perdre leur identité.
 
Ce nouvel exode doit être limité.  
 
Pour moi la campagne c’est là où il n’y a pas de bitume au sol ….

n°1384
dounya
Posté le 18-11-2005 à 16:32:46  profilanswer
 

Citation :


 
Ce nouvel exode doit être limité.  
 
Pour moi la campagne c’est là où il n’y a pas de bitume au sol ….


 
On est d'accord :wink:

n°1385
xp
Posté le 18-11-2005 à 16:38:27  profilanswer
 

Superstudio a dit:
 

Citation :

"la ville: c'est un WC tout les 100m2"


 
 :wink:  :wink:

n°1386
dounya
Posté le 18-11-2005 à 16:44:45  profilanswer
 

oulaa, dans ta campagne, on doit bien rigoler, vu ton avatar :mrgreen:

n°1387
xp
Posté le 18-11-2005 à 17:47:22  profilanswer
 

On s'éloigne du sujet de départ mais bon....
 
 
Naya (c'est un plaisir de te revoir) a dit :

Citation :

Et si la ville et la campagne ne se différenciaient que par les services que ces lieux proposent???


 
J'aime bien, c'est un angle interressant à explorer...
 
 
Dans la série Ville ou (et) Campagne:
 
City of the Hemispheres, Superstudio

n°1388
oups
Posté le 21-11-2005 à 17:31:02  profilanswer
 

et bien, en allant dans la drome, j'ai traversé un village ou il y avait un tabac, une poste, 2 boulangerie, et autres charcuterie et papeterie.... bon j'appellerai pas ca une ville....
 
Si la campagne est un endroit non relié par les transport en commun... que dire de la "gare aux betraves" située en plein milieu des champs, à quelques dixaines de KM de Amiens.... le TGV s'y arrete, des bus font la liaison avec amiens, mais autour de cette gare, pas un tabac, poste, meme pas une maison ou un WC....Pas de services mais une liaison Paris/amiens en kkes minutes.... Alors ville ou campagne?
 
Notre epoque est pleine de poetisme....  
 
Quand a la definition, je prevaut sur celle de Bartyhelemy.... (influence des villes)... mais meme la comment limiter l'appelation "ville"?  
 
Peut-etre tout simplement, cette limite est entrain (ou a deja pas mal commancé) de s'estomper.... en lissant Sitte hier soir, je me suis rendu compte que cette limite a disparu depuis que les fortifications ont été abandonnée voire detruite....
 
Une gare au milieu des champs....
 
En bref, on est passé de 2 aplats de couleur separée par une ligne nette à un degradé tout en nuances....
 
Donc la ville a disparu au profit de zones plus definies: Centre ville, ville ancienne, banlieu proche, banlieu lointaine, aglomeration, campagne proche, campagne....
 
Sinon, repeupler les campagnes.... par experience on sait que les colonies forcées n'ont rien de bon....
 
mais peut etre qu'une gare TGV au milieu d'un champ reliant paris ou autre à moins d'une heure fera de cette "campagne" un endroit attrayant!

n°1389
oulaaa
Posté le 21-11-2005 à 19:52:24  profilanswer
 

Citation :


 
Sinon, repeupler les campagnes.... par experience on sait que les colonies forcées n'ont rien de bon....
 


 
qui a dis ça ?

n°1390
Tomtom
Posté le 21-11-2005 à 20:22:18  profilanswer
 

L'idéalisation rurale est un fantasme tout ce qu'il y a de plus citadin. Pour rien au monde je n'irai habiter en Losère parce que cela veut dire clairement renoncer à 90% de sa vie sociale et culturelle.
 
D'autre part il n'y a pas de retour à la campagne, mais une extension importante, et d'ailleurs problématique, des aires urbaines.
 
L'exode rural ne me dérange pas. Quel interêt de s'apitoyer sur le sort de villages que leurs habitants ont choisi de quitter. L'attitude jacobine consistant a traiter égalitairement chaque point du territoire est stupide.
 
Pourquoi les campagnes se sont-elles vidées? Pour la simple raison qu'elle n'est, historiquement, qu'un moyen de production pénible et aliénant pour ceux qui la subissent. L'accroissement de la productivité rend inutile l'aliénation patrimoniale et culturelle de ce mode de vie.
 
L'idéalisation rurale relève des mêmes schémas de pensée que l'idéalisation "prince charliène" de l'architecture passée. Celle d'une sélection arbitraire d'aspects formels et marginaux occullants tous les autres. Il s'agit en fait d'un schéma outrageusement réducteur.
 
Le progrès économique et culturel est totalement lié au dévellopement urbain.

n°1391
oulaaa
Posté le 21-11-2005 à 20:30:50  profilanswer
 

Citation :

Pour rien au monde je n'irai habiter en Losère parce que cela veut dire clairement renoncer à 90% de sa vie sociale et culturelle.
 


 
Arfff … a une époque comme la notre où l’espace/temps n’a plus les mêmes valeurs et caractéristiques, je m’étonne que tu puisses encore employer ce genre d’argument  …

n°1405
oups
Posté le 23-11-2005 à 13:44:34  profilanswer
 

ben je ne suis pas choquée par ce genre d'argument.... comme tomtom, je n'irai jamais habiter en lozere pour les meme raisons!
 
L'espace-temps n'est plus le meme que quand, quoi?
Paris-marseille se rapprochent? oui, mais la lozere, non....

n°1407
Tomtom
Posté le 23-11-2005 à 19:51:09  profilanswer
 

On a beaucoup parlé du télé-travail et de ce genre de chose. Mais si on peut avoir un accès internet au fin fond de la Lozère, où peut-on aller au cinéma, au théâtre, à l'université? La vie sociale et culturelle, même à l'heure du numérique, ne se résume heureusement pas au net et à la virtualité.
 
Au contraire, la "révolution numérique" a beaucoup plus apporté aux citadins. Un texto suffit pour se retrouver dans un bar et ce, quel que soit l'endroit où l'on se trouve.
 
L'espace-temps n'est plus le même? Oui c'est vrai les aires urbaines se rapprochent, mais entre-elles, il reste un espace plus ou moins définit entre ruralité et rurbanité, mais dont la caractéristique reste le sous-équipement en matière culturelle, la concentration sociale (seules les classes moyennes avec enfant y habitent, en gros), et l'atomisation spatiale vecteur d'appauvrissement relationnel.
 
Une bonne définition de la ville serait celle d'Alain Cluzet: c'est un espace qui maximise le potentiel de relations sociales sans en obliger aucune. Si c'était ça aussi, la liberté?
 
Alors arretons, pas pitié, de faire passer la campagne pour un monde idyllique. C'est un fantasme purement citadin.

n°1410
oulaaa
Posté le 24-11-2005 à 00:17:17  profilanswer
 

Citation :


 
Alors arretons, pas pitié, de faire passer la campagne pour un monde idyllique. C'est un fantasme purement citadin.


 
L’idéalisation n’est qu’un sentiment purement personnel, un goût, sensation personnelle et propre à chacun … et non, propre aux seul citadin.  
 
De plus, je ne faisais aucune idéalisation de quoi que ce soit, j’ai simplement dis :  
 
«  D’un coté les métropoles ne peuvent assumer les demandes de plus en plus nombreuses dans le domaine de l’emploi et du logement, et de l’autre la campagne ce/est vide, vieillisse, et possède un potentiel (effacer) d’offre d’emploi. Par là, je veux dire que si celles-ci étaient reconquises par la population, les emplois, services etc. fermés, seraient remis au goût du jour, et reprendrait place pour le bonheur des anciens encore en place. Créant ainsi, des emplois …  
 
La repopulation des campagnes est-elle utopiste ? Est-elle une solution ?  
 
Solution, dans le sens, ou cela décongestionnerait les banlieues, offrirait de l’emploi (emplois perdus ou laissés par manque de population) déplacé. De plus, la mixité nationale en serait que plus renforcée ….  
 
Certes, cela ne réglera pas le problème des zones sensibles et j’en suis conscient, néanmoins, cela aurait le mérite d’apporté de bonnes choses : emplois, revitalisation des campagnes (certaines), densité diminuée en métropole et en banlieue … »  
 
ce n’était d’ailleurs qu’une interrogation, non une vérité affirmée …

n°1411
Tomtom
Posté le 24-11-2005 à 01:41:17  profilanswer
 

Je crois que c'est Louis Kahn qui disait:
"La ville n'est pas un problème, c'est une solution"
 
Peut-être peut-on imaginer un autre modèle, mais on ne peut que constater que, sans exception et à n'importe quelle époque, le dévellopement culturel, economique et politique s'accompagne toujours du dévellopement urbain.
 
Le XXème siècle n'a pas inventé la mégalopole ou la congestion. Ce sont des thématiques plusieurs fois millénaires. On peut citer Rome bien sûr, mais aussi les villes chinoises, indiennes, ou sud-américaines.
 
A chaque fois, on constate que la découverte d'un moyen d'accroitre la productivité agricole libère une partie de la population des contraintes productives. De fait, le dévellopement urbain induit un dévellopement culturel et économique. En Amérique du Sud, la découverte de la culture au charbon, qui a permis de fertiliser les terres pauvres de l'Amazone, a donné naissance a une des plus grandes civilsations de l"histoire, qui a construit des villes millionaires sur de bord du fleuve. Elle a été décimée en quelques décénnies par les maladies importées d'europe. On commence à la redécouvrir aujourd'hui.
 
Il n'y a pas de "retour à la terre", mais une simple déconcentration de la maille urbaine, qui n'est pas sans poser problème, car ces nouveaux "espaces relachés", ne sont pas à même d'offrir les conditions de base de la vie sociale urbaine sans toutefois offrir un supplément significatif de qualité de vie.
 
La ville est la base du système de "vivre ensemble" qui fait de nous ce que nous sommes, des êtres sociaux complexes. Les sciences cognitives nous apprennent aujourd'hui que la théorie rousseauiste du contrat social est un mythe humaniste. En réalité, notre comportement social est inscrit dans nos gènes mêmes. Nous ne pouvons pas vivre seuls.
 
L'utopie du retour autarcique à la terre n'est peut-être qu'un relent de cet humanisme de base. Une théorie du vide, matinée d'une poignée d'esprit pionnier du far west.
 
Je vous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, jusque dans les années 70, les enquêtes sociologiques décelaient à la campagne un mode d'organisation sociale bien plus archaïque que les modèles urbains. Et aujourd'hui encore, il y a de nombreux villages ou la mairie se transmet de génération en génération entre deux ou trois familles de notables.
 
On peut gloser à loisirs sur les avantages d'un système consensuel qui reste infiniement moins démocratique que la gestion urbaine, et combien plus opaque, relevant plus de l'organisation clanique que du débat public. Il suffit d'ouvrir les pages de n'importe quel journal local de grande ville pour constater combien le débat urbain est "public".

n°1412
Tomtom
Posté le 24-11-2005 à 01:49:30  profilanswer
 

Et Oulaa? ca me fait vraiment peur qu'un archi puisse encore considérer la densité comme un problème...
 

Citation :

D’un coté les métropoles ne peuvent assumer les demandes de plus en plus nombreuses dans le domaine de l’emploi et du logement


 
Si, elles le peuvent. Il ne faut pas confondre incapacité décisionnelle et blocage structurel. Je ne voudrais pas paraitre "renno-centrique", mais c'est la ville que je connais le mieux. Quand une métropole de 400.000 habitants décide de construire 4.500 logements pas an en participant financièrement à la moitié, de reconstruire sur lui-même des pans entiers du tissu urbain, de coordonner politique de la mobilité et dévellopement urbain en faisant des Gares un des futurs grands poles de la ville à long terme, je trouve qu'il se passe quelque chose.
 
Quans Nantes décide de renouveller profondément un quartier central, en le coordonant avec une nouvelle ligne de tram, je trouve qu'il se passe quelque chose.
 
Quand une agglo telle que Montpellier coordonne à ce point dévellopement et mobilité, je trouve qu'il se passe quelque chose.

n°1413
oulaaa
Posté le 24-11-2005 à 01:51:49  profilanswer
 

Citation :


Peut-être peut-on imaginer un autre modèle, mais on ne peut que constater que, sans exception et à n'importe quelle époque, le dévellopement culturel, economique et politique s'accompagne toujours du dévellopement urbain.


 
Ah … mais je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis, d’ailleurs ces villages délaissés sont a considérer comme zone urbaine … les développer,  je dis pourquoi pas, mais, de façon limité et bien contrôlé.

n°1414
Tomtom
Posté le 24-11-2005 à 02:02:00  profilanswer
 

Mais, pourquoi?
 
Tu avances cette possibilité depuis que l'on discute de ca, mais par quoi est-ce sous-tendu? Quel raisonnement t'amène à ca?

n°1415
oulaaa
Posté le 24-11-2005 à 02:03:14  profilanswer
 

Citation :

Et Oulaa? ca me fait vraiment peur qu'un archi puisse encore considérer la densité comme un problème...
 
D’un coté les métropoles ne peuvent assumer les demandes de plus en plus nombreuses dans le domaine de l’emploi et du logement


 
Si, elles le peuvent. Il ne faut pas confondre incapacité décisionnelle et blocage structurel.  
 
bien sur, Je crois que tu as dépassé ma pensée … je ne crois pas que les villes elles-mêmes ne peuvent pas se remodeler. Que la densité soit le problème …  
Et je parlais simplement d’étalage et de réorganisation de population à l’échelle d’un pays … de réappropriation de zones délaissées …  
Mais, il est vrai que cela peut sembler utopiste, voir pire, si ce n’est perçu que comme un déplacement forcé de population en vu de travaille plus ou moins forcé. Et ce n’est pas ce que je pensais …

n°1417
oulaaa
Posté le 24-11-2005 à 02:19:32  profilanswer
 

Citation :

Mais, pourquoi?
 
Tu avances cette possibilité depuis que l'on discute de ca, mais par quoi est-ce sous-tendu? Quel raisonnement t'amène à ca?


 
En faite, c’est surtout le problème de manque de logement et d’emplois qui ma amener a supposer cela … et ce alors que certaines zones plus ou moins rurales manquent de services et de commerces. Ces zones sont en majorité habitées par des personnes de plus en plus âgées, ces villages devraient-ils devenir des villages de maisons secondaires pour personne aisés ou des villages de retraite ?  
Ou la vie, le travail, la jeunesse en plus des autres tranches d’age déjà présente,  devrait reprendre position.

n°1418
heptarts
Posté le 24-11-2005 à 09:58:14  profilanswer
 

Concernant le contrat social de rousseau, il se trouve que je suis en plein en train de le lire, çà m'apparaît jusqu'à maintenant tout sauf une utopie, non pas dans son application stricte, mais dans son potentiel idéologique.
C'est un mythe non religieux. N'est-ce pas ce qui manque à la société actuelle ? Fournir un exutoire idéologique alternatif à la pratique religieuse. De pratique religieuse on peut citer les religions dogmatiques d'une manière générale, comme l'idéologie politique actuelle qui tente une ascension vers un modèle de société qui ne peut advenir.
 
Je ne pense pas que l'absence d'utopie sociétale soit réellement de nature à simplifier notre vie en société.
A mon avis, l'anti pacte social de rousseau c'est exactement ce que l'on vit aujourd'hui. L'affirmation de dogmes plus au mois bien intégrés, sous prétexte que l'on vit dans une société où la liberté d'existance existe.
Or le principe de laïcité, une exception française qui a un sens (parmi d'autre), ne fonctionne que sur la base d'un pacte social de cet ordre.
 
Tout le monde prône le retour à la campagne c'est bien.
En réalité, de tous ceux que je connais dans mon entourage, apparemment de tous ceux ici qui en parlent, je n'en voie pas beaucoup qui y retournent, ni même qui en font le projet.
Ce qui est en soit un paradoxe, d'ailleurs oulla dit que c'est aux jeunes et aux personnes déjà présentes de reprendre position.
 
Moi j'aime la ville
J'aime vivre en ville
J'aime sortir de chez moi le matin, et ne rencontrer personne que je connaisse
J'aime aussi, certaines fois rencontrer le boucher qui travaille juste en au-dessous de chez moi. Je lui fais signe en passant...
J'aime tourner au coin d'une rue et voir que je ne connais pas ce coin...
J'aime pouvoir acheter ma baguette de pain à cinq minutes à pieds de chez moi...
 
Et je crois j'aime la ville, avant de d'aimer les facilités que l'on trouve en ville....
Prôner le retour à la campagne, avec la "modernisation" de celle-ci en y implantant les fonctions urbaines qui nous conviennent, c'est pas un peu comme une sorte de ghétoisation ?
C'est aussi considérer que la ville existe simplement par des fonctions implantées, et pas par ses fonctions.
Or la naissance des cités c'est exactement cela... Juxtaposer de l'habitat, et le moucheter de fonction économique, çà a pas marché apparement.
 
Qui veut aller vivre à la campagne ?
Qui y va réellement ?

n°1466
xp
Posté le 30-12-2005 à 14:53:42  profilanswer
 

http://212.208.99.50/extra/sigville/new/index.php?
 
Le Système d’information géographique de la DIV est accessible à tous. Véritable mine d’informations, on y trouve notamment : les données du recensement de la population INSEE pour les contrats de ville, communes et ZUS de plus de 6000 habitants ; les données ANPE sur les demandeurs d’emploi (1998, 2000 et 2002) pour les contrats de ville, les communes et toutes les ZUS
 
div: deleguation interministerielle à la ville
un exemple au hasard de recherche sur lille
http://212.208.99.50/extra/sigvill [...] leau=insee
on peut afficher les cartes correspondant aux statistiques choisies...et là c'est souvent édifiant
 
bref un outil pas mal du tout....pour voir ou se concentrent les problèmes....
une cartographie de la pauvreté, du faible niveau scolaire, des étrangers, des chomeurs.....
ici, plus qu'ailleurs.....

n°1467
xp
Posté le 30-12-2005 à 19:11:29  profilanswer
 

La séparation ville campagne, l'opposition meme dérive d'un postulat qui est , je crois, de moins en moins efficient.
C'est une analyse morphologique qui est souvent avancée pour justifier de l'évidente différence entre  la ville et la campagne. Mais cela ne suffit pas, quand on sait combien la forme n'implique plus les usages (on le sait depuis Mies ), de meme le paysage n'implique pas son utilisation, il ne contient pas en lui, comme confondu, une essence urbaine ou naturelle.
 
Car en fait on rejoint l'opposition ville nature, vaste sujet.....qui ne se pose que si l'on conserve un regard "classique" sur les choses.
 
Je crois que cette opposition comme point de départ de la pensée est une erreur non seulement de méthode mais surtout d'interprétation.C'est un archaisme...
 
Le rapport au temps a bouleversé notre rapport à l'espace....on mesure plus en heures quand kilomètres...
La ville et la campagne ont explosé dans cette accélération et aujourd'hui on se trouve face à de nouveaux enjeux.

n°1468
albangp
Posté le 31-12-2005 à 01:15:25  profilanswer
 

Citation :

Pour rien au monde je n'irai habiter en Lozère


 
Ok, d'accord. Mais qu'en tu vois les paysages qu'il ya là bas ça fait rêver.
En fait, l'idéal pour moi c'est de vivre dans une banlieue chic proche de la campagne et d'avoir une résidence secondaire dans un endroit un peu isolé ou de passer ses vacances à la campagne.
Mais heureusement que chacun a des envies différentes...
 
Sinon pour revenir au problème initial, je pense comme bon nombre qu'une architecture et un urbanisme bien pensé n'apporteront pas la solution réelle. Certes, améliorer le cadre de vie c'est très important pour le moral des gens mais ça ne fait pas tout. Je pense qu'il faut tout revoir en profondeur et dans tous les domaines (éducation, culture, économie, social, architecture, urbanisme, sécurité...). Et puis notre société, basé sur le fric, est à revoir. Quand on voit tant d'injustice et qu'on est victime de ces injustices forcément on à la haine. Quant on plus on vit dans la violence ça n'arrange pas les choses.
J'ai vécu avec des gens difficiles et je sais que la solution ne viendra pas à coups de mesurettes mais qu'il faut revoir toute la politique du pays.
Je pense, mais je peux me tromper, que les casseurs (n'ayant plus de chance de s'en sortir) on voulu foutre gratuitement le bordel. C'est une façon de se faire entendre quand on est dans l'oubli. Une façon condamnable, injuste, cruelle et qui ne mènera pas à grand chose. On ne peut pas dire non plus qu'il n'y a pas de revendication. Ces actes barbares ont forcément une origine. Il y a des revendications inconscientes le plus souvent dans le sens où il n'y a pas de motifs pour brûler (si ce n'est du défoulement) mais dans leurs têtes il y a des souffrances, des revendications, de la haine qui poussent à agir ainsi.
Le phénomène est plus complexe qu'on ne peut l'imaginer.
Il y aussi une culture, une culture de la violence où pour avoir sa place, il
 faut se battre. Arrêtons la violence.
Il y a aussi une irresponsabilité des parents qui laisse faire n'importe quoi.
Il y a comme ça pleins d'autre choses condamnables.
 
La vrai question qu'il faut se poser c'est pourquoi ces casseurs ont ils cassés ?
 
On se rend finalement bien compte que l'architecte et l'urbaniste n'ont pas un rôle prétéderminant là-dedans.
 
Sur ce, bon réveillon à tous,en espérant qu'il sera calme.

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