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1 utilisateur inconnu

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Auteur
 Sujet :

Le silence assourdissant d'Aroots...

 
n°1320
docpsyko
Posté le 07-11-2005 à 21:33:56  profilanswer
 

Au moment où le fameux "malaise des banlieues" fait la une de l'actualité, y compris internationale, depuis 10 jours, Aroots est très silencieux...
 
N'avons nous rien à dire, ou aurions nous déjà tout dit?
 
Que faire (architecturalement, "urbanistiquement", concrètement) de nos banlieues?
 
Avec quels outils?
 
..... :?: ......

mood
Partenaire
Posté le 07-11-2005 à 21:33:56  profilanswer
 

n°1321
oulaaa
Posté le 07-11-2005 à 22:28:53  profilanswer
 

faire plus de prisons pour mineurs ???
 
ok ok je sort

n°1322
oulaaa
Posté le 07-11-2005 à 22:36:37  profilanswer
 

Bon, je commence par essuyer mon écran Sali par cette fumée qui assombrie nos nuits ici !!!  
 
Et promis, doc, j’apporterais ma contribution à cette réflexion qui est des plus  importante …

n°1323
alazen
Posté le 08-11-2005 à 00:09:03  profilanswer
 

comme j ai deja dit a des gens que je fréquente, c'est completement inadmissible de brulé des ecoles et des biens privés....mais parquer tout ces gens dans des clapiers comme des moutons de panurges c'est aussi inadmissible....
sans vouloir faire de politique mais un elan de leur part dans le bon sens serait pas mal...sachant que ca fait plus de 40 ans que la derive des guethos de banlieus nous pend au nez...nous voila devant le fait accompli...c'est pas plus mal....
on peut, peut-être, enfin esperer une reaction digne de ce nom...et non des pseudos solutions pronant l'avancé sociale....ou tout autre co--erie décidé dans des fauteuil en cuir(autant pour nos amis de la droite que ceux de la gauche...)....sans jamais avoir foulé le macadam de nos cités ou se retrouve tant de gens de "la france d'en bas"...
il faudrait dire aux politiques que c'est fini le temps de se regarder le nombrils et que maintenat faut ce sortir les doigts du c-l....il est plus questipon de paris aux jeux olympiques...mais de l avenir de la france...et non du leur...(la compete au plus bel escroc est terminé...passons au chose serieuse...
qu'ils arretent de ne voir que jusqu'au prochaine élection...qu'ils interessent enfin à ceux par qui ils ont arrivés la...NOUS....

n°1324
heptarts
Posté le 08-11-2005 à 09:43:25  profilanswer
 

ouais...
D'après ce que j'ai pu entendre, aucun d'eux n'a reconnu qu'il n'avait rien fait depuis tant d'année, sauf Marie George Buffet ce matin à la radio (et je ne suis pas fan du PC, mais quand ils disent des choses bien...)
Pansements, c'est tout ce qui a été fait...
 
Le problème, c'est comme expliquer la situation dans les cités, à la lumière d'exemple d'intégrations réussies de personnes issues ou vivant encore dans ces cités...
Il me semble que temporairement, la solution est là.
 
Demander aux politiques de se bouger, et le résultat est 'état d'urgence', genre film à l'américaine. Suivi de 'on va mettre de la tune dans les cités'.
Ouais et après, on met de la tune, on met des emplois-publics. Ok. Mais on en change pas les peurs de la société comme çà.
Qui n'a pas peur pour ses enfants, sa maison, sa voiture... Qui n'a pas la crainte d'employer des jeunes des cités pour toutes ces raisons.
A Marseille, un supermarché a fermé exactement pour ces raisons, trop d'effractions, trop de conivences entre casseurs et vigiles... Ou peut-être d'autres raisons que je ne connais certainement pas, à tort certainement... Mais qu'est ce que retient 80% de la population, indépendamment de ce qu'on veut leur montrer.
 
J'ai peut-être tort de le dire. Mais à l'heure actuelle, une marque de bonne volonté venant des cités serait d'avantage productrive qu'une marque venant de l'état.
C'est pas les gouvernants qui font la discrimination à l'embauche que je sache. Certes ils y contribuent, mais arrêtons de croire que faire une loi va empêcher les gens de gérer leur boîte, leur vie, leur rue, leur hall, leur cage d'escalier, le son de leur télé. Comme ils l'entendent.
 
Alors que faire architecturalement, urbanistiquement.... ?  
Par ma petite expérience, je peux dire que l'appropriation de l'espace est une avancée évidente et avérée. En traitant le parvis d'entrée d'un collège qui subissait des dégradations, et en tentant de rendre la délimitation de cet espace d'une manière non oppressive à la fois pour les personnes dedans et dehors, on note qu'il n'y a aucunes dégradations volontaires sur le modeste ouvrage créé.
Donc je prône la stygmatisation et la dénonciation des non-projets signés par des archis... A mon niveau, c'est bien ce que je déteste le plus (erreur ou pas, peu importe).
 
D'ailleurs avec un collègue, on étudie la possibilité de mettre au point 'le livre noir de l'architecture à Marseille'. Une dénonciation, sans autre forme d'expression, sans volonté d'affirmer des solutions possibles, de la dérive des architectes.
Prenons les agitateurs, les dénonciateurs, les démagos genre sarkozy à leur propre jeu.
Pronons la révolte intellectuelle et culturelle...

n°1325
dounya
Posté le 08-11-2005 à 09:49:24  profilanswer
 

Bien parler Alazen !
 
Tout d'abord  :  
 1/ je pense que l'architecture et l'urbanisme sont des problèmes secondaires dans nos banlieues. Le malaise est beaucoup plus profond, ancien et je dirais moins "superficiel" que l'architecture.(sans dénigrer cette dernière, mais bon, vous voyez ce que je veux dire  :confus: )
 
2/ Je suis choquée par la phrase d'Oulaa "faire plus de prisons pour mineurs ??? " même si c'est sur le ton de l'humour ou que tu te rétracte, je trouve ce genre de phrase toute faite dépassée et réactionnaires.  
Ce n'est nullement avec ces propos que l'on fera avancé les choses, bien au contraire ! :evil:  
 
3/ Il faut faire entrer la Culture (architecture, danse, théâtre, musique...) dans nos banlieues et vive versa. Pas seulement lors d'évènements particuliers mais bien de manière significative et intense.  
Prenons l'exemple de la danse, dans tous les esprits c'est le hip-hop qui domine, alors pourquoi ne pas essayer d'apporter autre chose, leur faire découvrir d'autres danses (c'est pas ce qui manque ).
 
Dans la majorité des esprits dans les banlieues, la culture au sens large est réservé à une élite, ce qui est bien entendu faux et c'est ce sur point qu'il aussi travailler.
 
Peut être qu'aroots pourrait organiser quelques choses, je ne sais pas, par exemple faire des expos dans les cités, aller s'entretenir de l'architecture dans les lycées et collèges.....Ce ne sont que des idées parmis d'autres.
 
Oulaa, tu devrais aller y faire un tour, tu serais surpris, ils ne sont pas tous bons à mettre en prison  :mrgreen:

n°1326
dounya
Posté le 08-11-2005 à 10:00:44  profilanswer
 

Comme le dit Heptarts, on ne change pas facilement 40 ans de préjugés de la part de la société mais c'est vrai que la main tendus doit venir des deux partis.

n°1327
xp
Posté le 08-11-2005 à 12:52:06  profilanswer
 

Ben disons que sur aroots on essaye de discuter puis quand on voit que ca ne va pas tres loin ben on s'arréte.......
C'était le sujet d'un topic précédent :
http://www.aroots.org/forum2/viewt [...] highlight=

Citation :

"Ne risque t on pas de s'apercevoir, mais un peu tard, que la pauvreté ne se dissout pas comme par magie dans l'implosion des cités sacrifiées?Comment la ville peut elle alors proposer une vision harmonieuse d'une société dans laquelle le nombre de pauvres augmente en meme temps que la richesse se concentre, d'une société dans laquelle la précarité gagne du terrain? Le défi qui nous est proposé là est central mais il ne sera pas résolu si l'on pense liquider les problèmes par la démolition, si la référence à la mixité sociale ne sert qu'a diluer la pauvreté pour la rendre supportable par la collectivité.(...)La question de l'ethnicisation de ces quartiers, comme la place donnée aux immigrés et à leurs descendants doit elle etre a ce point euphémisée pour etre exprimée?(...)  
Pour ceux qui ne vivent pas dans ces quartiers, c'est probablement l'existence meme de ceux ci qui pose problème.Il y a alors un bénéfice certain a intervenir sur les lieux.Par contre, ce qui pose problème à ceux qui y vivent, c'est moins les lieux que la situation qui leur est faite, et en particulier leur difficulté à trouver une place dans une socièté qui ne leur en fait guère, et ce quels que soient les efforts qu'ils déploient"  
 
Ce texte pose le problème du renouvellemment urbain et de son efficacité sociale, il est issu du Rapport annuel 2005 "L'état du MAL LOGEMENT en France". Fondation Abbé Pierre


 
SILENCE MESSIEURS LES ARCHITECTES CONSTRUISENT.

n°1328
ruru
Posté le 08-11-2005 à 13:15:52  profilanswer
 

pourquoi ne pas  transformer les  grandes cités en arrondissements, avec élus ,représentants des differentes religions ,budget,architectes.... ?
 
 
et créer une filiere ADC(architectes des cités)

n°1329
oulaaa
Posté le 08-11-2005 à 13:44:00  profilanswer
 

"pourquoi ne pas transformer les grandes cités en arrondissements, avec élus ,représentants des differentes religions ,budget,architectes.... ? "
 
A l'heure de la communauté d'agglomération, du regroupement communal, je pense que cela serait une régression. La place du maire, doit être surtout plus importante qu'elle n'est ... éparpiller les responsabilités et décisions n'est pas une solution ...
 
"une filiere ADC(architectes des cités)" ... les SEM n'ont pas se rôle ? bien entendu ce ne sont pas que des architectes et j'aurai tendance heureusement. Le regroupement de multiples compétences est plus enrichissant ... bon le hic, est que c’est des sociétés qui quelque par pensent à un retour sur investissement et que ce retour soit financier ...
 
xp, oui ont en a parlés et vaillamment même … il est vrai que ces posts ont été délaissés, n’est ce pas le reflet de ce qui fait justement des réflexions sur ce problème? … j’en suis désolé … quand ça se tasse on en parle plus !
 
Pour des problèmes qui ce déroule en ce moment, c’est, les merdeux que je décrivais dans mes post justement qui montre à quel point leur connerie sont insupportables, scandaleuse … il se met eux même une balle dans le pied, a détruire le peu de chose qu’il leur était accordé.
 
Je suis désolé si j’en choque certain, mais, pour moi toute violence est "gratuite" et là on en a une preuve flagrante … pour beaucoup, c’est une excuse pour jouer les casseurs, foutre le « dawoua », jouer a faire chier leur monde comme ils savent le faire ponctuellement en générale …  
Je crois sincèrement, qu’ils auraient  « trouer le cul »  à plus d’un si ils avaient manifestés  pacifiquement devant tous les ministères. Plutôt, que de montrer à la face du monde à quel point ils peuvent être méchant, irresponsable, irrespectueux (des autres, d’eux même, de leur parents, de leur petit frères, de la société …) …

n°1330
oups
Posté le 08-11-2005 à 14:47:51  profilanswer
 

Je crois sincèrement, qu’ils auraient « trouer le cul » à plus d’un si ils avaient manifestés pacifiquement devant tous les ministères. Plutôt, que de montrer à la face du monde à quel point ils peuvent être méchant, irresponsable, irrespectueux (des autres, d’eux même, de leur parents, de leur petit frères, de la société …) …  
 
 
pis ils auraient defilé avec des bisounours dans les mains, et puis on aurait vu aux infos "regardez comme ils sont gentils" en etant sur que sarko l'aurait pris pour son compte.... n'importequoi! Les manifestations c'est bien un truc francais ca.... soit ca fait du bruit et on s'en plaint, soit ca fait pas de bruit et tout le monde s'en tape!

n°1331
heptarts
Posté le 08-11-2005 à 16:22:08  profilanswer
 

donc pour changer on met le feu...
Et après ?

n°1332
oulaaa
Posté le 08-11-2005 à 17:38:07  profilanswer
 

Ce que je voulais dire, est que contrairement à ce qu’on s’attendais de leur par en manifestant pacifiquement, ils auraient prouvés qu’ils ne sont pas seulement des délinquants, des casseurs sans le moindre remords … je crois sincèrement, que les autorités et la plupart des gens les voient déjà comme ça … au moins il les auraient contredits, fait un pied de nez, la surprise aurait été tout aussi marquante et plus intelligente, prouvant ainsi, qu’ils sont prêts a discuter et qu’il ne savent pas que casser, détruire … A propos de discuter : « il faut être deux pour qu’un dialogue se face ».  
 
J’aimerai bien savoir dans quel cadre tu vis oups !!! … pour ma part, et ce qui me touche, je peux comptabiliser les choses suivantes : voiture de mon frère brûlé, celle de ma belle mère également et il ne vivent pas dans la même commune, ma nièce effrayée, ma femme qui stress a chaque fois qu’elle rentre du travail … et ce uniquement pour ce qui  me touche personnellement … bien sur, je ne suis moi-même pas a plaindre … mon voisin lui ne peut pas en dire autant, il a économisé, investi, pour monter sa petite entreprise et bien, maintenant il n’as plus de camion pour livrer ses chantiers. il travail comment maintenant ? Est-ce ces merdeux qui vont lui porter son matos ?  
Qu’ils se battent pour l’égalité a l’emplois ok … mais, ceux qui travaille, qui se lève le matin, pour pas grand-chose quelque fois, méritent t-ils cela ?  
Tout ceci, sans compter les meurtres ou tentative, et oui ! Il y a bien eu  des morts ou grièvement blessé … si toi tu arrives à excuser ou trouver la moindre chose qui justifie de tel actes tant mieux … moi perso, je ne comprend pas et condamne cette barbarie!!!  
 
Puis, j’aimerais vraiment préciser une chose ce qu’il font a grandes échelle, ils le font régulièrement a une plus petite … ça les amusent, ils sont fiers d’eux, on parle d’eux : « regardez les comme ils sont mauvais … » et eux ils pensent que c’est une reconnaissance.  
 
Pourquoi, les filles, femmes qui ont les mêmes problèmes qu’eux, problème d’intégration, de recherche d’emplois etc.… n’agissent pas de la même manière ???

n°1333
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 08-11-2005 à 18:08:16  profilanswer
 

aROOTS silencieux ??? :(  
 
le 17 avril 2003   dans aRoots Notebook on pouvait lire :
… Cette esthétisation du chaos et de la violence urbaine, corollaire du libéralisme sauvage et de l’inégalité sociale, va de pair avec l’absence d’Architecture de bâtiments techniques qui n’articulent nullement ce magma…
lire la suite de  
l’ ARCHI ATTITUDE 04  
QUALITE URBAINE
LE DÉMISSIONAIRE ...
Ici : http://www.aroots.org/notebook/article122.html
 
Ailleurs aussi  toujours dans aROOTS on pouvait lire  :  
… Ces forces occultes ignorent tout simplement les réponses appropriées aux tourments du moment. Preuves : elles ne savent bâtir que des cages à coqs, et s’étonnent du feu qui sera mis ce soir dans le fracas des sons….
C’était le le  27 octobre 2003.  
Ces textes sont bien plus anciens encore  que ce qu’indique leur mise en ligne …
Que faire ?  ( pas forcement lire ou  relire Lénine  )  bien son travail  d’Architecte en tout cas  quand on a droit à la parole …
Mais  qui a droit à la parole ? Sur aRoots à peu prés qui veut ! Ailleurs , dans la réalité … j’ai personnellement une petite idée mais  il a déjà trente ans que je hurle dans le désert !
Donc  entrez dans la carrière … vos aînées ( j’en suis ) n’y sont presque plus !
Oui les héros sont fatigués !  :cry:

n°1334
xp
Posté le 08-11-2005 à 18:32:42  profilanswer
 

Giudu a dit :

Citation :

"le 17 avril 2003 dans aRoots Notebook on pouvait lire :  
… Cette esthétisation du chaos et de la violence urbaine, corollaire du libéralisme sauvage et de l’inégalité sociale, va de pair avec l’absence d’Architecture de bâtiments techniques qui n’articulent nullement ce magma"


 
Je crois qu'ici, ce qui est "esthétisé" c'est une pensée un peu courte, qui mélange Wim Wenders et les problèmes en banlieue....La supercherie c'est de faire croire que tout ca c'est du meme tonneau: la banlieue sordide, rem Koolhaas, Wim Wenders....
 
Fuck ces cons de textes!

n°1335
xp
Posté le 08-11-2005 à 22:06:02  profilanswer
 

Mais pour etre plus constructif, il me semble qu'il serait édifiant de dresser des sortes de cartographies,  des géographies de la pauvreté.
 
Ce serait encore plus démonstratif si on mettait en parallèle les géographies de l'emploi, celles de l'accés aux services, celles des résultats scolaires...
 
.....Aprés il y a l'urbanisme....et aprés encore....l'architecture.

n°1336
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 09-11-2005 à 00:12:40  profilanswer
 

et oui CYNIQUE ta mère … "on  voit pas la solution, quand on nie le  problème..."  
ya qu’a allez voir la photo dans le profil de l’auteur du post précédent  pour comprendre que quand  les icônes du temps présent  prônent la " déconstruction"  il y a de bonnes raisons de  culpabiliser au point de regretter de n’être pas "plus constructif ".  
Il y a les choix politiques   d’abord,   seuls eux déterminent  les disciplines déclinées ci dessus … et pas forcement dans l’ordre indiqué !  
Voir a ce sujet  :  http://www.aroots.org/forum2/topic [...] e_872.html
Il y est dit notamment :
Depuis que je cherche je n’ai trouvé que ça comme réponse :
"L'urbanisme n'existe pas : ce n'est qu'une 'idéologie', au sens de Marx."  
- Kotanyi, Vaneigem, in I.S. n.6 - "

n°1337
Tomtom
Posté le 09-11-2005 à 01:24:31  profilanswer
 

Citation :

je pense que l'architecture et l'urbanisme sont des problèmes secondaires dans nos banlieues


 
Oh que si, et c'est justement là je crois un des fondements du problème. A force de vouloir faire des problèmes sociaux des problèmes immateriels, on en oublie qu'ils sotn profondéments ancrés dans la réalité "physique". Faisons un petit jeu: comptons le nombre de politique qui proposent une solution materielle du problème. Personne: tout le monde parle intégration, social, cohésion, exclusion, en considérant ces aspects comme des réalités étherées.
 
Or, quand un grand ensemble comprend 80% de logements rigoureusement identiques, que ses liaisons avec la ville sont pauvres voire inexistantes. Que ces quartiers ne sont absoluments vécu comme faisant partie de la ville. Les banlieusards disent "aller en ville" pour aller à paris, parce qu'ils n'y sont pas.
 
Contrairement à ce que cherche à nous fourguer le très marketingué ministère de la ville, ce ne sont pas des coups de buldozer qui regleront le problème. Il faudrait reconnecter la trame urbaine de ces quartiers en profitant de la surabondance d'espace public, et en intégrant les formes urbaines déjà présentes. Ca demande un peu plus de réflexion que simplement dynamiter le tout et construire des pavillons à la place, comme le propose Borloo. Le pire, c'est que tout le monde applaudit la pire des solutions, qui n'est qu'un pale remake de la tabula rasa.

n°1338
docpsyko
Posté le 09-11-2005 à 02:04:14  profilanswer
 

merci pour vos posts. Continuons demain ce débat !

n°1339
noffo
Posté le 09-11-2005 à 09:18:43  profilanswer
 

J'aurais aimé revenir à la quéstion d'origine: que peut on faire, nous, architectes? Malheureusement, j'ai peur que l'efficacité de notre action ne vaille pas même les responsabilités qui nous sont habituellement attribués.  
Parlons de Vaulx en Vellin: j'en suis écoeuré. Et pourtant, S'il y a bien un endroit ou l'on ne peut pas dire que l'action publique n'a pas failli, c'est à Vaulx. Avec la passion de ses élus locaux, l'attention des éducateurs, des responsables de développement de quartiers, le maillage des associations, le dynamisme de sa zône franche, on peut dire que les énergies sont au travail. Et puis la ZUP fait l'objet d'une requalification de grande ampleur, commencée il y a une dixaine d'années...Mais l'hstoire bégaye, voilà ce qui m'écoeure: à sa création, la ZUP avait été dotée d'un grand centre commercial, le Grand Vire, qui devait être équipé d'une gare pour un métro aérien. La gare a été construite face à un trou béant dans l'immeuble, symbole d'une greffe hypothétique: le métro n'est jamais venu à Vaulx en Vellin. Trente ans plus tard, c'est à dire hier, au moment ou se dessinaient les premières esquisses de la transformation du quartier amblématique de la ZUP, le Mas du Taureau, le projet s'est constitué au sein de l'agglomération lyonnaise d'accompagner la requalification de la ZUP avec un grand plan transport, qui devait permettre au Tramway de Lyon de prolonger sa ligne jusqu'au Mas, à travers la ZUP. Le projet urbain s'est alors orienté vers une prise en compte de cette véritable "ligne de vie" comme un fil conducteur de la requalification...Jusqu'au jour ou, courant 2003, le ministre des finances du gouvernement Raffarin a annulé d'un trait de plume l'ensemble des crédits attribués au poste "transports" du Grand Projet de Ville. A trente ans d'intervalle, l'histoire s'est répétée et pour ma part, j'ai perdu le goût à travailler dans le domaine de la requalification.  
Ah, au fait, dernière précision: pour les distraits, le ministre des finances du gouvernement raffarin, c'est l'actuel ministre de l'intérieur. Comme quoi, ça se prépare tôt, une campagne électorale.

n°1340
toku
Posté le 09-11-2005 à 10:37:24  profilanswer
 

alors ce matin le plaisir d'entendre les explications d'un maitre d'oeuvre de l'epoque chez F. chaslin
[url=http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/metropolitains/]
Les Courtillières à Pantin, œuvre d'Emile Aillaud    
Emission du 09 Novembre 2005[/url]

Citation :

Nous consacrerons aujourd'hui notre émission à une relecture de l'une des plus belles opérations de logement social des années soixante, celle des Courtillières à Pantin,
on entendra la voix de son architecte, Emile Aillaud, enregistrée en 1966 et 1975

n°1341
xp
Posté le 09-11-2005 à 10:45:34  profilanswer
 

D'abord Giudu nous cite un texte intitulé "La qualité urbaine" :

Citation :

(...) concilier et respecter l’histoire et la modernité, l’urbanisme classique et les restes du mouvement moderne (...)

.
 
Ensuite, il botte en touche:  

Citation :

Depuis que je cherche je n’ai trouvé que ça comme réponse :  
"L'urbanisme n'existe pas : ce n'est qu'une 'idéologie', au sens de Marx."  
- Kotanyi, Vaneigem, in I.S. n.6 - "


 
Alors L'URBANISME: EXISTE ou EXISTE PAS?
 
La conclusion du premier texte référence de Giudu devient le miroir de cette pensée schyso:
 

Citation :

Ne nous y trompons pas, ce n’est rien d’autre qu’une démission, qu’un coupable penchant pour la facilité.


 
C'est une vision trop décalée, trop de "profil", un refus de regarder les choses en face.
 
En tout etat de cause, cela ne represente pas un discours cohérent et posé comme on voudrait nous le faire croire, mais tout au plus un assemblage "d'effets de manches"  mis bout a bout pour animer un  repas bourgeois ou séduire des étudiantes perdues....
 
Mais comme on est dans la négation, la pensée n'est là que pour enrober les aprioris...il ne faut pas s'attendre à plus.

n°1342
toku
Posté le 09-11-2005 à 10:54:57  profilanswer
 

Aux vues des évenements actuels il est clair que tout le monde doit prendre sa part de responsabilité. De même que tous les actes de violences sont à condamnés.  J'ai entendu aujourdhui en flanant dans les rues de paris, des conversations diverses ou le role des urbanistes devenait de plus en plus stigmatisé. Hier encore la presse commencait à parler du poid de la doctrine le Corbusier en urbanisme et dans l'amenagement des grands ensembles.  
 
cependant les violences qui ont touchés les quartiers populaires viennent d'une rage enfouie, oubliée, la lassitude de diverses facteurs discriminants a fait monter la sauce.  
alors on parle du tout repressif mais les gamins en face ils ont 12 à 18 ans, qui à cet age avait une réelle conscience politique et une maturité et une sagesse suffisante. Grand freres ou soeurs détenteurs de diplomes universitaires citoyen républicain et francais sont aux chomages, la machine d'intégration n'a jamais marché.  
L'education doit redevenir un levier pour que ces jeunes ont accés à la culture aux lettres et aux sciences. En échec scolaire a 14 ans on n'a pas d'autres moyens d'expression que la violence, surtout si elle nous entoure depuis la naissance, le mimétisme faisant le reste.
Le rapport jeune et police est exécrable, qui aurait envie de se faire controler 3 a 4 fois par jours.  
 
Tout le monde à une part de responsabilité,  le probléme des ghettos devrait un probleme nationale, une cause fédératrice au dela de toute clivage et sans démagogies.
 
mais bon on peut toujours rever ...
 
 
ps : tomtom a raison, les solutions envisagés aujourdhui ne font que deplacer les problemes, les etaler dans de ptites pavillons qui donneront surement lieu dans 10, 20 ans a des ghettos malheureusement de type US. On n'a tous en mémoire les quartiers populaires pavillionaires de la nouvelle Orleans.

n°1343
xp
Posté le 09-11-2005 à 11:44:19  profilanswer
 

A ceux qui croient que la culture est un monopole, aux gardiens de ce temple ridicule.
 
Quelques mots choisis, poèsie URBAINE contemporaine.
 

Citation :

Les années passent, pourtant tout est toujours à sa place
Plus de bitume donc encore moins d'espace  
Vital et nécessaire à l'équilibre de l'homme  
Non personne n'est séquestré, mais s'est tout comme
C'est comme de nous dire que la France avance alors qu'elle pense
Par la répression stopper net la délinquance  
S'il vous plaît, un peu de bon sens  
Les coups ne régleront pas l'état d'urgence
A coup sûr...


 
...
 

Citation :

Où sont nos repères ?  
Qui sont nos modèles ?  
De toute une jeunesse, vous avez brûlé les ailes
Brisé les rêves, tari la sève de l'espérance.  
Oh ! quand j'y pense

n°1344
dounya
Posté le 10-11-2005 à 15:23:00  profilanswer
 

Et toi Doc, qui a lancé le sujet, qu'en penses-tu ??

n°1347
oups
Posté le 11-11-2005 à 14:45:23  profilanswer
 

OULAA: bien ecoute, je vis loin de tout ca actuelement.
 
J'ai vecu en ZUP, scolarisé en ZEP de 85 à 95. je dis à partir de 85 parceque c'est bien la qu'il y a eu un tournant.
J'en ai parlé a mes parents, je voulais savoir ce qu'il s'est passé:
voila ce qu'il m'ont raconté:
Eux sont arrivé dans la zup(pres de lille) un peu apres la construction, vers 78.  
En fait, ils etaient super content d'avoir un appart la. Ils me racontaient que les premiere année c'etait super: rapport de voisinage tres familiaux donc une vie sociale tres remplie, surtout qu'ils sont arrivé en france en 75, donc un peu "seul" à l'epoque.  
vers 85 (a peu pres), la crise sociale a commencé, et avec ca le debut du "parcage".... la zup s'est remplie assez rapidement de chomeur, femme divorcée, engendrant ce qu'on appelle des "cas soss" et fesant fuir le reste tres loin. Beaucoup de gens, qui etaient bien la et avaient les moyen d'aller vivre ailleurs, n'en avait pas envie au depart, et sont vite parti. Mes parents, ouvriers moyen, ont attendu un peu et on fini par partir dans une maison... au pied de notre "ex-tour" (du mal a quitter le coin, parcequ'on y avait tout nos potes!)
 
resultat: ne restait en ZUp que ce qui ne pouvaient pas partir. Pire, on demandais d'avoir l'appart à coté du cousin, du frere, ou tout simplement par rapport "d'origine". Donc une tour de marocain, une tour de turc, une tour d'italien-polonais ...etc. Tout ca est tres humain, mes parents eux meme etaient content de se retrouver tout pres de gens de meme origine. Probleme pour les gens qui y sont resté, c'est devenu une regle.
 
Au depart, le tout etait entretenu (pourquoi? je ne sais pas vraiment. En tout cas c'etait tout neuf, super moderne, limite on etait fier de vivre la)
Et puis le temps passant, ca a vieilli. Je me souvient dans les derniere années que c'teait carrement l'horreu: un bordel differents dans chaque tour, comme si tout casser, pisser sur les murs, ca montrait l'appartenance, l'appropriation. l'interfone posé vers 90 à tenu a peine 3 semaine, les nouvelle portes vitrées on vité été remplacé par de la feraille blindée ou etait gravé a laide d'une clef "nike les flics" et incrit à la fumé e de briquet au plafond de l'asseur "j't'encule saplope"...  
La moindre breche, et c'etait parti. L'un avait ecrit une connerie au marqueur. C'est resté, alors le suivant en a rajouté, et ainsi de suite, jsuqu'a detruire tout et n'importequoi, d'abord sans viser le particulier mais le commun: boite au lettre, ascenseur, porte, meme les armoire electrique y sont passé.  Et personne ne revendiquait rien, c'etait juste pour defier l'autre, depasser le premier et casser les couille au concierge. Toute une culture, tres certainement egendrée par le clivage.
 
Ici c'est un debordement, la situation a glissé.
C'est bien ce qui se passe là, des voitures crament dans un quartier, le lendemain encore plus dans l'autre. Et vous croyez que c'est vraiment pour revendiquer quoi que ce soit? Ou plutot est-ce pour le "trophée".... d'ailleurs a été demandé au media d'arreter de diffuser ces cramages en serie, histoire de ne pas lancer un concours televisé.  
 
Alors revendication en toute conscience je ne croit pas, par mimetisme, arrogance et defie, certainement. Mais tout ca est bien significatif de quelque chose non?
 
Ensuite, je ne cautionne rien, je trouve ca tout autant inadmissible. Mais des voitures cramées, il y en a toujours eu, peut-etre pas autant en si peu de temps. On aurait pu donc reagir plus tot non? On nous montre les memes images avant chaque election pour attiser la peur, à croire qu'on entretenait ca comme un "outils" mediatique.  
 
Enfin bref, je ne veux certainement pas defendre qui que ce soit, mais je veux juste dire:
avant que la situation ne derappe, n'a-t-on jamais entendu parler de tout ca? Queqlue chose a changer depuis? (ca fait deja 20 ans que c'est comme ca.... laisse un abces pourrir pendant 20ans et montre moi le resultat!)
 
Je suis en colere, parceque maintenant on va faire de camps; les gentils et les mechants. Mais je comprends bien que les gens visés personnelement sont en rage, c'est bien normal! Peut etre ne faut-il pas stigmatiser les "mechant", mais la politique qui a été menée depuis 20 ou 30 ans!
 
Et ceux qui sont loin de tout ca, s'achetent des pavillon securisé, ils en ont rien a foutre, tant que c'ets loin tout va bien, ou alors ca devient de la parano (a voir les lotissement semi privé avec un gardien a l'entrée alors qu'il n'y a pas le moindre quartier à moins de 50 km!...)
 
Donc, que va-t-il se passer ensuite? on va disperser les foules, ce qui n'est pas si mal en fait. Pour finalement voir s'accroitre le phenomene inverse de lotissement fermé?

n°1349
oulaaa
Posté le 11-11-2005 à 19:48:32  profilanswer
 

on est sur la même longueur d'onde alors ...

n°1350
athena
Posté le 11-11-2005 à 19:55:40  profilanswer
 
n°1351
dounya
Posté le 11-11-2005 à 21:51:05  profilanswer
 

Athena je ne comprends pas très bien le lien ?
 
Oui il ya des reconstructions de logement à taille plus "humaines" mais là n'est pas le problème ou du moins ce n'est que la partie visible de l'iceberg.
 
On ne répare pas les fissures d'une maison avec une couche de peinture !
 
Il ne suffit pas de dire : "on leur construit de jolies logement, de jolies parcs alors qu'ils nous fassent plus chier"
 
Je l'ai dit et le redit, le problème est beaucoup plus important, ce n'est pas qu'architecturale.
 
Tout d'abord il faut une réflexion collective sans préjugés ni stigmatisation; La seule chose que nous demandons c'est une reconnaissance à part entière dans la société française sans aucune étiquette.  
 
Bien entendu je suis tout à fait contre tous ces débordements.

n°1352
dounya
Posté le 11-11-2005 à 21:53:09  profilanswer
 

athena ceci est en aucun cas contre toi, c'est une simple réflexion de ma part

n°1353
dounya
Posté le 11-11-2005 à 21:54:57  profilanswer
 

Mais bon j'ai l'impression qu'on s'éloigne du sujet principal ....:roll:

n°1354
athena
Posté le 11-11-2005 à 22:09:04  profilanswer
 

On est bien d'accord, je ne faisais que souligner le fait que l'architecte n'est à mon avis pas le premier à consulter pour ce genre de probleme... bien sur l'architecture peut valoriser les quartiers défavorisés, mais la solution est surement beaucoup plus en amont... en particulier au niveau de l'education. Je trouve aberrant qu'on envoie en zep les profs débutants qui seront rebutés à vie par ce genre d'enseignement, là où on a le plus besoin au contraire des meilleurs pédagogues, avec suffisamment d'expérience et d'autorité pour canaliser et influencer le mieux possible tous ces jeunes qui ne croient plus en rien. Malheureusement le système est fait de telle manière que les profs assimilent cette mission en zep à un véritable baptême du feu, et se dépêchent d'accumuler les points pour s'enfuir dans les zones plus "dorées". Je trouve dommage que les profs n'aient pas davantage la vocation d'aider les plus paumés (mais c'est vrai que c'est facile à dire, j'imagine que les conditions de travail doivent être particulièrement éprouvantes...) Je conseille le bouquin très facile à lire de Jean Francois Mondot "Journal d'un prof de banlieue" à ce sujet.

n°1355
dounya
Posté le 11-11-2005 à 22:13:26  profilanswer
 

Tu as raison, on est tout à fait d'accord. :D

n°1356
xp
Posté le 12-11-2005 à 12:42:57  profilanswer
 

On va dire que je me répète en citant ce projet sur Drancy comme reference de ce qu'il est possible de faire en tant qu'architecte.Voici ce qui était proposé par le groupe maO:

Citation :

Dilater les logements, diversifier les sols pour offrir une sociabilité.
Avec ce grand ensemble de logements de Marcel Lods, la problématique était d’intégrer ce morceau de modernité aujourd’hui
dégradé et déprécié : comment relier et fondre au reste de la ville un quartier en rupture, isolé, autonome dans sa forme? Comment
en dissiper la néo-centralité introvertie, peu accessible aux habitants du voisinage et perçue comme dangereuse et insécure ?
« Playscape » projette plusieurs échelles d’intervention structurantes. L’espace central est ouvert afin d’offrir des connections avec
la ville. Des percées au rez-de-chaussée des immeubles sont créées, et des locaux réaffectés en commerces et services de
proximité.
Une réflexion sur la coupe prolonge le travail sur la dilatation des logements et l’appropriation par des usages mieux définis.
L’espace extérieur de la ville et le rez-de-chaussée des immeubles se différencient par un jeu de niveaux et l’invention d’un
balladoir. Les façades existantes se déploient en loggias vitrées. Ainsi peuvent s’opérer de multiples appropriations collectives, à la
condition d’un travail de programmation en profondeur. L’écriture proposée, économe en moyens mais contemporaine et sensible,
peut être lue comme la mise en forme d’une nouvelle manière de faire la ville avec, et non contre, le grand ensemble. Ce projet
démontre qu’il n’est nul besoin d’actions lourdes pour générer des vecteurs de vitalité dans la cité. Tout au contraire, il invite à
considérer plus en détail les usages et l’affectation du sol. Ici se situent les enjeux.

n°1357
xp
Posté le 12-11-2005 à 13:19:10  profilanswer
 

Pour continuer sur le meme thème:
Un texte de Henri Pierre Jeudy, La dispertion des points de vue.
Extrait
 

Citation :

Quand on parle des territoires sans nom, de ces « non-lieux », de ces agglomérations sans âme et sans identité, on commet l’erreur de penser que seule la ville traditionnelle, avec son passé, avec son histoire, serait en mesure d’offrir une puissance symbolique aux images parce que les signes distribués sont eux-mêmes déjà des symboles. La ville tentaculaire, celle qui semble s’éloigner de nos représentations usuelles de la cité – souvent consacrées par le mythe de l’agora grecque – se présente plus que jamais comme un territoire d’appropriation forcenée. On veut faire entrer les enfants désœuvrés des banlieues dans un cadre institutionnel qui les conduirait à leur intégration culturelle et politique, mais ces mêmes enfants savent jouir de leurs « terrains d’aventure », de ces espaces indéterminés où s’accumulent tant de déchets urbains. Encore trop obsédé par l’opposition « mentale » entre le centre et la périphérie, on accepte mal l’idée que cette puissance d’appropriation de la ville a déjà lieu dans la violence quotidienne de la vie périurbaine.


 
le texte complet est TRES interressant: http://www.passant-ordinaire.com/revue/44-536.asp
Cela prouve une fois de plus que pour comprendre sa discipline il faut savoir s'en éloigner.....

n°1361
heptarts
Posté le 13-11-2005 à 16:47:36  profilanswer
 

le paradoxe dans la proposition de maO, c'est la fusion, car il semble qu'aujourd'hui le problème soit la fusion.
Pas de limite entre l'espace à l'intérieur de chez soi et l'extérieur.
L'intérieur du chez soi, c'est la cité, l'extérieur c'est la ville.
COmme le souligne le deuxième texte, l'appropriation est effective, sous des formes que l'on ne gère plus dans notre conception du vivre ensemble...
La ville divise et permet le secret. Apparement pas la cité, ni dans son intérieur, ni dans son appartenance au phénomène des cités.
L'extérieur du logement est un immense espace à vocation exclusive et réservée... justement l'inverse d'un parc dans la ville, d'une rue dans la ville, d'un parking dans la ville.... tout est fusionné au mauvais sens du concept...
On a projeté l'utopie selon laquelle, vivre ensemble c'est partager, mais c'est forcément pas vrai apparement. Et le problème n'est pas exclusif aux cités.
Le phénomène des ghettos de riches est socialement du même ordre, avec la notion monétaire en plus. Entretenir ou dégrader coute le même prix, alors...
Est-ce nécessairement un rapport entre investissement personnel et collectif ? Social, économique... urbain.
A la lumière de notre pratique de la ville, nous les architectes... Pratiquons-nous l'abstinence relative (respect du bien commun), ou l'appropriation totale (confiscation du bien commun)?
Le phénomène de fusion (terme choisit ici par manque de temps) proposé par maO propose-t-il réellement le modèle qui manque dans les cités ? Je partage réellement la volonté de connexion et de continuité du tissu économique de la ville, mais encore une fois la spécialisation économique deviendra une source de repli.
Lors de l'augmentation du prix du tabac, la mode a été la conservation du tissu économique représenté par les petits commerces... Boulangerie, boucherie, tabac, bar.... est-ce vraiment les petits commerces qui marcheraient dans les cités, comme ils fonctionnent dans les noyaux villageois ?

n°1362
xp
Posté le 13-11-2005 à 18:55:51  profilanswer
 

Disons que le travail consiste avant tout à regarder, écouter, etre tres attentif.
Il faut agir comme un révélateur d'énergie, de forces et de vies déjà en place.
Il faut souligner certaines pratiques, mettre en valeur des morceaux pour eux-memes et pour ce qu'ils créent dans leurs relations.
 
Rendre sa beauté à l'anonyme.
 
C'est chercher avec délicatesse, reconnaitre et amplifier.
 
la ville est déjà là, s'opposer est perdu d'avance.
Il y a des beautés que l'on piétine parceque l'on ne sait plus les voir...comme ses plantes rares sur un terrain vague.
 
Nous sommes ici  face à un "devoir d'inventaire" de "la banlieue".

n°1363
oulaaa
Posté le 14-11-2005 à 00:48:13  profilanswer
 

Citation :


 
la ville est déjà là, s'opposer est perdu d'avance.
Il y a des beautés que l'on piétine parceque l'on ne sait plus les voir...comme ses plantes rares sur un terrain vague.
 
Nous sommes ici  face à un "devoir d'inventaire" de "la banlieue".


 
Je te rejoint complètement sur ce point xp, Tout raser et refaire, voir parfois sans grand changement si ce n’est dans la forme, le nombre d’étage etc.… n’est pas une solution convaincante à mes yeux … certes, s’en est une, mais, elle pourrai, entre autre, faire perdre certains repères identitaire que peuvent avoir les habitants.  
De plus, et vous serai je suis sur d’accord avec moi, la requalification, l’amélioration de ces milieux ne peuvent être fait a cour terme. Une étude approfondie de chacun doit être mis en place, pour y dégager les besoins de ces populations. Chaque quartier, chaque ville, chaque habitant n’ont pas les même désirs et besoins. Etablir une « pensé unique » pour l’ensemble des dits « non-lieux » est une erreur. Seul un diagnostique ponctuel pourrait dans le domaine urbanistique répondre aux attentes de chacun.    
 
Mais, à mon sens, « l’éducation », le civisme et la culture devraient être les maîtres mots … Sans cette prise de conscience de ces jeunes, leur avenir restera incertain (malheureusement).
 
Pour finir, je regrette amèrement de voir à la télé des débats, mettant bien souvent en cause les urbanistes sans pour autant en inviter à la table des discutions. Sans, doute les journalistes privilégies des discours ressassent les problèmes existant (que tout le monde connais d’ailleurs), plutôt que débattre d’éventuelles solutions à apporter.

n°1364
heptarts
Posté le 14-11-2005 à 11:44:30  profilanswer
 

la contamination (au sens de sa propogation et non de ses effets) doit changer de but...

n°1365
oulaaa
Posté le 14-11-2005 à 16:49:25  profilanswer
 

je ne vois pas où tu veux en venir ...

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