Je suis d'accord avec toi qd tu dis que les femmes alimentent l'inégalité séxuelle. C'est d'ailleurs LE grand problème de la situation de la femme, dans la mesure où les choses évoluent dans l'espace extérieur, et ne le font pas au sein de la famille, où la distribution de rôle est restée traditionnelle et où la prise de décision est inégale.
Mais là n'est pas le problème...il ne s'agit pas par cette approche de changer les mentalités dans un but d'égalité sexuelles ni d'hégémonie féminine, loin s'en faut. C'est plutôt de la prise en considération des besoins spécifiques des femmes dans la ville qu'il s'agit.
Je m'explique.
Les vies des femmes et des hommes, le travail qu’ils réalisent, le revenu qu’ils perçoivent, les rôles qui leur sont attribués et tous les rapports qu’ils entretiennent sont formés par des normes et des traditions sociales qui traitent les femmes et les hommes différemment.
Le fait d'être femme impliquerait-il une relation spécifique et particulière à la ville ?
En tant qu’espaces urbains, les villes ont des caractéristiques particulières d’organisation physique, sociale, économique et institutionnelle. Dans cet espace, les identités sociales se heurtent, s’entendent et d’adaptent.A un certain niveau, nous vivons tous dans un même espace urbain, cependant, la structure de cet espace présente des atouts et des contraintes qui influencent différemment la vie des habitants d’une ville. Femme, hommes, personnes âgées, enfants, adolescents, personnes handicapées, minorités raciales, ethniques ou religieuses, travailleurs immigrés, riches ou pauvres…tous expérimentent et contribuent au façonnement de la ville. Les environnements bâtis sont des expressions spatiales et organisationnelles des relations sociales.
Une prise en considération des besoins de ces personnes peut constituer créer des rampes pour les personnes handicapées, des aires de jeux pour les enfants ou la mise en valeur de l’éclairage afin que les femmes se sentent plus en sécurité en-dehors de leur domicile la nuit.
En résumé, ça reviendrait à avoir une approche d'inclusion, que ce soit la femme, les personnes handicapées, ou les enfants, il s'agit juste d'adapter la planification urbaine aux besoins des différentes franges de la société, ce qui est d'ailleurs la condition sinequanone à une bonne gouvernance.
Cela ne veut pas dire que prôner cette approche serait équivalent à avoir une vision manichééenne du monde à travers un spectre homme-femme alimentant les divergences stériles.