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3 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

-Le PAVILLONNAIRE en architecture-

 
n°595
Tomtom
Posté le 08-12-2004 à 23:23:54  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Un petit extrait du livre Nantes, l'avenir d'une ville, de Dominique Luneau, chez l'Aube, qui parle justement de la perception des principaux intéressés, les habitants.
 
"Le maire des Sorinières (ndlr: commune proche de Nantes) présente à des habitants médusés un projet d'étudiants en urbanisme sur un aménagement plus dense qu'à l'accoutumée d'u futur lotissement. Ce n'est qu'un exercice de style une belle occasion de débattre, rien n'est décidé. La salle écoute, attentive mais hostile à tout ce qui évoque les rues et places bordées d'immeubles alignés, même petits, même si ce sont des "maisons de ville".  
 
Dans cette commune sud Loire longtemps restée rurale, il faut des maisons plantées au mileu de parcelles, avec un jardin, des arbres, de l'espace, comme dans tout lotissement qui se respecte. On frise l'hystérie chez les plus rétifs quand il est question de logements sociaux, synonymes pour eux de tours, de barres et de nuisances. "Je n'ai pas quitté Nantes pour retrouver la cité des Dervallières aux Sorinières. J'habite une commune de 6000 habitants, pas une grande ville, je suis venu ici pour avoir de la place et être au calme", lâche l'un d'entre eux.  
 
Ce soir-là aux Sorinières, quand ils parlent de ville, les élus pensent agglomération, coût de l'étalement urbain en infrastructures, équipements et services. Pour la plupart des habitants présents, la ville c'est l'espace autour de leur maison, la tranquilité de leur rue, la forme de leur lotissement, la personnalité de leur commune. Pour beaucoup, densité ne peut vouloir dire que cité. L'horreur, quoi."
 
Cela traduit bien deux choses:
 
- l'état d'esprit fortement implanté du "ma maison, ma voiture, mon jardin", une translation moderne de nos instincts territoriaux, les mêmes instincts qui nous poussent à trainer à liberer une place de parking quand quelqu'un attend derrière.
 
- l'importance de la perception de l'espace, au moins aussi déterminant que sa réalité, urbaine, materielle ou sociologique. Avoir une ambition sur la ville, c'est agir aussi et surtout sur sa perception et sur ses usages.
 
Faire adhérer les habitants à la possibilité de disposer d'un espace à soi dans une maison de ville, ou dans un logement intermédiaire, c'est déjà faire une partie importante du travail de reconquête de l'espace urbain.

mood
Partenaire
Posté le 08-12-2004 à 23:23:54  profilanswer
 

n°599
Fab
Posté le 10-12-2004 à 20:58:42  profilanswer
 

Désolé pour le retard,
Salut le forum,
Salut mvdr et salut tich
 
D'abord mvdr, le site du carré est :
www.carre-habitat.com
 
Il n'y a rien d'intéressant sur le site puique ils ne s'en sont pas vraiment occupés.
Pour de la doc, tel au 03 89 317 327.
 
Maintenant tich, c'est bien ce que je craignais, on est d'acord. Il ne me reste plus qu'a travailler sur les ZAC pour avoir plus de liberté.

n°600
Fab
Posté le 10-12-2004 à 21:11:48  profilanswer
 

C'est maaagic, je viens d'être transformé en aROOTSien classe 5.
 
Au fait, j'ai pas une tune et faudra pas me demander mon billet pour cette classe.

n°640
mvdr
Posté le 22-01-2005 à 18:36:09  profilanswer
 

Pur relancer le sujet , j aimerai avoir l avis des arootsiens sur une question capitale: Le vis-a-vis.
 
Aujourd hui les gens ne supportent pas d être vu lorsqu ils sont sur leurs territoires , mais quand on repense aux travaux de Renaudie avec ses fameuses terrasses ,on se rend compte que lorsque tout le monde peut voir tout le monde le probléme du vis-a-vis se dilue .
Et puis pour créer ce qui manque au pavillonnaire aujourd hui à savoir une IDENTITE, ne serait il pas interressant de transformer le pavillonnaire en une communauté, une grande famille , (un peu comme pour les nudistes :D )où le vis à vis ne serait plus un probleme .
D ailleurs on peut voir dans le pavillonnaire conçu par MVRDV a Ypenbburg, que le vis à vis à partir de son jardin est une des bases du projet.
Le vis à vis est un probléme lorsqu il est dirigé dans un seul sens , lorsque tout le monde peut voir et être vu , ça devient un lien , QU EN PENSEZ-VOUS???

n°641
undertow
Posté le 22-01-2005 à 19:20:37  profilanswer
 

Citation :

Le vis à vis est un probléme lorsqu il est dirigé dans un seul sens , lorsque tout le monde peut voir et être vu , ça devient un lien , QU EN PENSEZ-VOUS???


 
ça s'appelle de la promiscuité et c'est l'horreur.  
vouloir transformer le pavillonnaire en une communauté, une famille ? quelle drôle d'idée, franchement il n'y a rien de pire que la communauté où les gens se surveillent, le genre de truc infâme que l'on trouve dans les petits villages, où tout se sait.
 
Enfin remarque, dans une société de plus en plus sécuritaire laisser les gens se surveiller entre eux ça permettrait d'économiser sur les caméra de surveillance, et on aurait même plus besoin de construire de nouvelles prisons on y serait déjà...tous.

n°642
mvdr
Posté le 22-01-2005 à 19:29:30  profilanswer
 

Vivre dans un pavillonnaire c est accepter l idée de communaute , de collectivité , si aujourd hui le pavillonnaire n a plus d identite c est justement parce que l on vend une maison avant de proposer la maniere de vivre.
Dans la tête de gens avoir un pavillon , c est avoir une maison , mais est ce que cela ne serait pas plus interressant de vendre un rapport à l 'autre??????????

n°643
mvdr
Posté le 22-01-2005 à 19:30:41  profilanswer
 

Un exemple de promiscuité réduite: MVRDVet leur lotissement pavillonnaire a ypenburg , où tous les jardins sont entiérement ouvert.
Et même sans aller si loin , à Ivry , les barres de Renaudie sont toujours habites , malgrés tous les vis à vis.[/img]

n°644
Tomtom
Posté le 23-01-2005 à 00:08:09  profilanswer
 

Vendre une utopie sans s'interroger sur le désir des gens est la meilleure façon d'aller dans le mur. Recouvrir le pavillonnaire d'un joli voile communautaire: tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, vivons tous ensemble en harmonie, ne résoudra pas les problèmes inhérents à une forme urbaine qui constitue le non-sens le plus absolu.

n°645
cnevians
Posté le 23-01-2005 à 09:23:36  profilanswer
 

pom .....  
rien à redire....
 
ça a le mérite d'être clair de plus...
 
je suis de ton avis Tomtom....
mais avec la chance qu'on a en france....
je pense que l'on va voir une concentration urbaine se reformer, et comme les terrains commencent à manquer... ça aidera d'autant plus
 
limitons ce gachis d'espace.... si possible..
 
bon dimanche à tous

n°646
mvdr
Posté le 23-01-2005 à 18:15:43  profilanswer
 

Citation :

Vendre une utopie sans s'interroger sur le désir des gens est la meilleure façon d'aller dans le mur. Recouvrir le pavillonnaire d'un joli voile communautaire: tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, vivons tous ensemble en harmonie, ne résoudra pas les problèmes inhérents à une forme urbaine qui constitue le non-sens le plus absolu.


 
Mais le desir des gens quel est il??????
EST ce qu aujourd hui , on propose autre chose aux gens???
Le pavillonnaire est une collectivite ou les gens ne vivent pas en communauté, c est ca la contradiction.Et puis ca pourrait tres bien convenir à certaines personnes , et la je recite les exemples que j ai donné dans mon dernier post., comme le lotissement d ypenburg
Evidemment , on ne peut pas rentrer dans l idée que tout le monde il est beau , tout le monde il est gentil, mais je trouve qu il serait plus interressant de vendre une maniere de vivre plutot qu une maison , le rapport a l autre est plus important
 
 
[img][/img]

n°647
cnevians
Posté le 23-01-2005 à 21:33:02  profilanswer
 

ne pas oublier non plus la loi de l'emmerdement maximum
 
elle s'applique au pavillonaire..
sisi
 
on a en gros 4 voisins...
y'en a un qui vous "emmerdera" quoi qu'il arrive...
merci la loi "de l'emmerdement maximum" ....

n°881
mrowka
Posté le 12-05-2005 à 14:09:12  profilanswer
 

article sur l'habitat individuel et le rôle de l'architecte la dedans..ou pourquoi le pavillonaire échappe aux "architectes" :roll:  
http://www.cyberarchi.com/actus&do [...] ticle=4034

n°950
toku
Posté le 16-06-2005 à 23:38:32  profilanswer
 

Citation :

Quelle que soit la qualité architecturale du pavillon, cela reste un pavillon. Cette forme urbaine est la pire de toute je crois. Le rêve de la maison individuelle pour tous, concommitant de celui du tout voiture, est un fantasme dangereux dont on ferait bien de se débarrasser au plus vite. Demandons-nous comment mieux vivre en ville avant d'aller bétonner la campagne.


 
he ben j'ai bien fait de revisiter les vieux posts, je ne comprennais pas ta fougue, voir ta haine versus pavillon and co ?  
 
je vais te poser une question, as tu vécu en campagne, j'ai l'impression que tu es un pur citadin j'espere que je me trompe, sinon ca pourrait ptt conditionner tes reponses.  8)

n°953
heptarts
Posté le 17-06-2005 à 08:45:30  profilanswer
 

Le problème c'est tout simplement que les français n'aiment pas la ville, vécu comme une forme de fatalité puisque de toute façon, et ils se demander bien pourquoi, ils sont obligés de travailler, et en plus 40ans.
Alors dès qu'on leur propose une boite d'allumette ou poser 4 murs et leur barbecue, ils sautent sur l'occasion, en se disant qu'ils vont enfin vivre leur retour aux sources à la nature.
Le pastaga sur la terrasse le soir en rentrant du boulot, les amis autour de la piscine en été...
Mais attention retour aux sources ne signifient pas adoption d'une vie non citadine, manquerait plus qu'il faille se lever le matin pour aller faucher le blé.
 
Finalement c'est le syndrome de la vâche.
Je retourne à la campagne pour voir le train passer, en me demandant comment c'est à la ville.
 
La vie communautaire, je veux bien, mais cela nécessite des espaces communs, et même si on comprend et admet leur importance, qui acceptera de payer pour leur existence.
Le modèle du lotissement, c'est le principe du pétard mitraillette, il suffit qu'il y en ait un qui mette touche à la méche et y a tout qui pète.
Dans tous ces exemples d'architecture, j'aimerais, par simple curiosité, connaître le niveau de revenu moyen des habitants, et leur catégorie socio-professionnelle.
Parce que tant qu'à faire un bon en arrière, je voudrais bien voir s'il existe un rapport immédiat entre médiocrité architecturale, ou supposée telle, et élévation sociale.

n°954
noffo
Posté le 17-06-2005 à 09:20:56  profilanswer
 

Les français n'aiment peut-être pas la ville...Mais ils ignorent davantage la campagne. Les rubans pavillonnairent composent une parfaite négation des anjeux des territoires ruraux, de leur passé comme de leur avenir. Je suis frappé de constater qu'à chaque fois qu'on parle de l'habitat rural, on le traite EN COMPARAISON avec l'habitat urbain. Comme si cette problématique ne pouvait pas exister par elle même.  
 
Dire qu'au lieu de faire du pavillonnaire à la campagne, on ferait mieux d'apprendre à mieux habiter (aimer) la ville, c'est ignorer la situation de détresse de la plupart des communes qui couvrent 70% de notre territoire. 70%!!!! Quand on mobilise tout notre temps à "penser la ville", il ne faut pas s'étonner que la qualité soit si peu présente dans l'habitat rural contemporain.  
 
Alors d'accord, va pour la concentration urbaine. Mais quand il n'y aura plus qu'un agriculteur tous les 50 km², qui entretiendra nos paysages familiers? Personne? 70% du terroitoire transformé en friche péri-urbaine??
 
L'enjeu, c'est de transformer les rurbains, ces citadins installés à la campagne, à devenir acteurs du paysage. Alors, naturellement, ils deviendront plus exigeants sur les qualités de leur cadre de vie. On peut également essayer de permettre à ceux qui n'en ont pas les moyens actuellement de venir s'installer à la campagne. Des solutions existent déjà: l'autoconstruction assistée, avec des expériences validées en acquis professionels qui peuvent déboucher sur la création de petites entreprises, par exemple.  
 
La campagne, c'est le lien entre les paysages et ceux qui les vivent. Sans habitants la campagne meurt. Sans pensée, elle déperit. Les zônes pavillonnaires composent les premiers stygmates de cette petite mort, alors à nous de penser l'habitat rural en prospective.

n°956
Tomtom
Posté le 17-06-2005 à 10:44:32  profilanswer
 

Citation :

as tu vécu en campagne, j'ai l'impression que tu es un pur citadin j'espere que je me trompe, sinon ca pourrait ptt conditionner tes reponses.


 
Je n'ai jamais vécu au milieu de rien, c'est vrai, mais comme 90% de la population française. En revanche, j'ai habité des années dans un petit village de 2000 hab dans le sud de la France, un peu loin de tout. Mais la morphologie est assez différente. Les villages du sud sont plus urbains, avec autour de jolis lotissements... Voilà, sinon mes parents habitent aujourd'hui dans une petite ville périurbaine autour de Caen. Je sais a quoi il faut renoncer pour habiter à la campagne. Je sais que ca a des cotés extrememements attrayants. Il faut faire un choix, mais pas celui de cumuler tous les inconvenients. Bien souvent, on vient chercher dans le périrubain ce qu'un dévellopement maitrisé de la ville pourrait nous y offrir.
 
Enfin, je ne vois pas en quoi le fait d'être un citadin est rédhibitoire... Sinon je suis blond, tu penses que ça peut influer sur mes réponses?

n°958
toku
Posté le 17-06-2005 à 11:39:58  profilanswer
 

Citation :

Je n'ai jamais vécu au milieu de rien, c'est vrai, mais comme 90% de la population française.


 
héhé tu vois tu exageres, les derniers releves insee indique que 25% de la population habite dans des zones rurales. 44,2 million d'habitants en zone urbaine contre 14,3 en mileu rural. Et meme à l'echelle geographique l'unité urbaine est une commune ou un ensemble de communes qui comporte sur son territoire une zone bâtie d'au moins 2 000 habitants. Donc ton village était deja considere dans les statiques comme un ville, une zone urbaine.  
 
 

Citation :

Les villages du sud sont plus urbains, avec autour de jolis lotissements...


 
j'imagine que cest du second degré sinon... ;)  
 

Citation :

Je sais a quoi il faut renoncer pour habiter à la campagne. Je sais que ca a des cotés extrememements attrayants. Il faut faire un choix, mais pas celui de cumuler tous les inconvenients


 
Bon je t'ai posé une question perso à moi de repondre à ma propre question . Moi j'ai grandi dans un departement sous peuplé à peine 200 000 habitants jai habité successivement dans des hameaux et des villages de 50 à 400 habitants. Donc ta notion de sacrifice je la comprend pas tres bien, je suis pas un écolo baba cool mais la campagne peut offrir tous les besoins, si tu veux sortir tu prends ta caisse et tu te barres en we etc.  
En cinquieme année, jai bossé sur une vallée en Corse de 15 km de long pour 200 habitants et pourtant des contintentaux des citadins viennent s'y installer, cadre superieur, ingenieur, parce que l'informatique internet etc te permet d'acceder à toutes une gamme de service.  
 
Pour ma part j'ai successivement habité Lille, Porto et maintenant Paris, et je peux te dire qu'en qualité de vie dernierement c'es pas jojo. Oui j'ai accés à tout, ici tout est pret à consommé mais bon c'est mon choix.  
 
Tout ca pour dire que c'est cool, tas reflexion engagé fais plaisir à voir. Mais j'ai peur que ca soit trop tranché, moi je prefere etre dans la nuance. C'est vrai qu'il faut agir, mais le probleme est reelement super complexe, je t'ai vu intervenir dans un autre post en citant le pire despote malade du XX eme siecle  un tel exemple pour nous faire comprendre ton point de vue ca me fait peur.
 
C'est clair qu'en ce moment la ville tend vers 1984; Brazil, bienvenue à Gattaca, etc, mais les réactions se font vive de toute part alors agissons camarade. LOL suis trop fou moi j'ai besoin de vacances.

n°959
tich
Posté le 17-06-2005 à 12:20:44  profilanswer
 

toujours sur le sujet du pavillonaire, aves-vous vu le dernier numero d'AMC ?
 
il y a dedans présentées deux opérations d'habitat individuelle: une en bretagne, il me semble, très dense, blanche avec des toits terrasse. ça donne clairement l'aspect d'une médina (les maisons sont desservies par des petites venelles) entourée d'une nappe de parkings. les logements sont plutôt bien foutus, mais ce genre d'opération me fait un peu peur au niveau urbain: elle se présente comme un bloc unitaire en rupture formelle avec son environnement, ce qui risque d'entrainer une stigmatisation (on designera les habitants par "ceux de la cité", ou autre).
 
l'autre opération présentée, c'est le resultat des actions menées par Périphériques depuis plusieurs années. Là, c'est les maisons elles mêmes que je n'aime pas. à trop vouloir faire de l'architecture "tendance" à partir de materiaux industriels pour réduire les coûts, on propose finalement aux gens le hangar comme alternative au pavillon Bouygues. devinez ce qu'ils vont choisir ?
 
à mon avis, quelque soit la forme urbaine retenue, ce qui est important dans une maison individuelle, c'est que les habitants en aient la maîtrise. par exemple, que ce soit possible de trouver facilement un artisan pour percer une fenêtre ou ajouter un garage. Ainsi, la maison n'est plus seulement le lieu où l'on se loge, comme un appartement, mais un lieu de projet, qui permet de se garder des objectifs à long terme (un jour, on fera une veranda ici, ou une piscine là...). Ce qui compte, c'est donc le potentiel de la maison à permettre aux gens se projeter dans l'avenir.
 
pour ça il faut donc aussi que la maison paraisse construite pour longtemps (materiaux d'aspect solide, entre autres).
 
Dans les civilisations qui n'ont pas la même conception du temps que nous (le temps chrétien est linéaire, on évolue vers le jugement dernier, alors que dans d'autres traditions, le temps est cyclique...), l'habitat et les bâtiments sont beaucoup plus léger (murs en papier, temples reconstruits tous les 50 ans...), ou les peuples sont carrement nomades.
Alors que chez nous, surtout avec l'évolution rapide des sociétés occidentales depuis deux siècles, le futur est incertain, et par son habitat, l'homme recherche un point fixe, un élément immuable dans le temps. Sauf pour la Jet-Set, qui n'a pas de maison à plein temps, mais qui n'a en général pas peur de l'avenir !
 
voilà, c'est un peu brouillon comme réflexion, mais si ça vous donne envie de réagir, c'est que le but est atteint.

n°964
Tomtom
Posté le 20-06-2005 à 22:40:23  profilanswer
 

Citation :

on designera les habitants par "ceux de la cité"


 
C'est bon, la Bretagne est civilisée depuis un petit bout de temps...
 
Kenavo.

n°1081
toku
Posté le 29-06-2005 à 00:22:10  profilanswer
 

Citation :

NON, les gens aiment les pavillons parce qu'ils flattent nos bas instincts territoriaux: MA voiture, MA maison, MA famille.Le pavillonaire est un modèle schyzophréne.


 
tomtom, tes le kurt Cobain de l'archi, c'est drole mais c'est abusé quand même. en ce moment je vis un quartier avec 30000 habitants au km² dans un arrondissment aussi peuplé que Lille intra muros. Alors me fait pas croire que le pavillon c'est schyzo.

n°1109
mvdr
Posté le 29-06-2005 à 22:47:30  profilanswer
 

En parlant de nouvelles experiences dans le pavillonnaire , petite experience minimale et colorée pour un lotissement pavillonnaire.
 
 
 
http://www.cyberarchi.com/actus&do [...] ticle=4179

n°1157
albangp
Posté le 10-07-2005 à 22:52:16  profilanswer
 

Une expo est consacré à l'habitat individuel et on y parle du pavillonnaire.
 
Exposition : Voisins-voisines - nouvelles formes d’habitat individuel en France
du 15 juin au 11 septembre 2005 au Palais de la Porte Dorée à Paris
Gratuit
 
Bordeaux – du 1er décembre 2005 au 26 février 2006, arc en rêve centre d’architecture.
 
"L’exposition Voisins-voisines, nouvelles formes d’habitat individuel en France présente huit opérations qui sont autant d’alternatives au lotissement traditionnel et présentent toutes une forte “valeur architecturale ajoutée”. Situées à Bétheny (Reims), Bordeaux et Floirac, Lille et Tourcoing, Mulhouse, Rezé, Saint-Nazaire, ces opérations, initiées il y a moins de cinq ans dans des contextes urbains et sociaux extrêmement différents, démontrent qu’il est possible d’inventer de nouvelles formes d’habitat – création architecturale contemporaine, à l’écoute de la ville –, et qu’elles rencontrent en outre un indéniable succès auprès des acquéreurs ou des locataires.  
Par leur diversité, elles confirment que le champ de l’innovation est aujourd’hui ouvert sur bien des possibles, et ancrent ces projets dans la mouvance générale de l’architecture internationale la plus novatrice."
 
 
Voilà pour ceux qui savait pas...

n°1158
mvdr
Posté le 10-07-2005 à 22:55:12  profilanswer
 

Merci

n°1991
Alvar Lava​gue
Posté le 09-11-2007 à 18:44:13  profilanswer
 

Je relance ce thread très interressant sur la pavillonnaire.  
Je pense qu'il ne faut pas tout amalgamer, l'habitat individuel n'est pas forcement dévoreur d'espaces.  
J'habite une commune en en région parisienne majoritairement pavillonnaire et pourtant la densité est supérieure à celle de Bordeaux. Nous avons des commerces, des équipements publics, culturels et scolaires à proximité, un réseau de bus efficace et une gare RER proche. Le fait qu'elle fasse partie d'une ex-ville-nouvelle en Région parisienne explique certainement certaines choses.  
 
Le problème n'est pas uniquement la forme architecturale mais surtout la forme urbaine. Les logements individuels devraient être implantés en suivant une logique urbaine, en cherchant la mixité, une certaine densité pour pouvoir implanter commerces et équipements et peut-être pas dans des petits villages sans aucun commerce ni équipement comme il y en a à quelques kilomètres de chez moi.
 
Après je pense qu'habiter un pavillon coûte cher, d'abord pour le construire (acheter un terrain pas trop oin de tout, utiliser des materiaux de qualité) mais aussi pour l'entretenir (Et ça les gens n'y pense pas et on se retrouve avec des taudis).  
C'est pourquoi la maison à 100 000€ de Borloo me fait bien rire (ou pleurer, je ne sais pas), les gens vont se construire des maisons en économisant à l'extrême sur le coût des materiaux et loin de tout pour avoir un terrain pas cher. Comme ils n'auront pas pensé aux coûts d'entretien, leur bien va se dégradé et  ils seront loin des équipements, services et commerces, ils vont se sentir abandonnés : j'ai bien peur que l'on ne recréé le problème des "cités" mais plus loin dans les communes peri-urbaines.


Message édité par Alvar Lavague le 09-11-2007 à 19:11:47
n°2005
celteja
Posté le 29-12-2007 à 11:34:30  profilanswer
 

A l'heure du développement durable, il est d'évidence que le pavillonnaire est consommateur d'espace !
Le seul problème est que le terme densifier est tabou en France : il n'y a qu'à voir la polémique sur la construction de nouvelles tours à Paris intramuros.
Généralement, ceux qui sont contre la densification habitent précisément des pavillons environnés de 1 000 m² de terrain, a minima, et clôturé de sorte que le voisin ne puisse empiéter sur SON terrain.
La pavillon a en France encore un bel avenir, il suffit de regarder le nombre de lotissements qui émerge de n'importe quelle commune ... quelle hérésie !
Mais que peut-on contre le rêve dicté et encouragéar les pouvoirs publics des masses laborieuses élevées dans la légitimité de devenir propriétaires et non pas copropriétaires.
Des habitats densifiés pourraient se développer tant en centre ville qu'en péri-urbains notamment pas des habitats groupés spacialement organisés en duplex décallés du genre RDC/R+1 couplé avec un R+1/R+2.
Le logement du RDC aurait un carré vert (MA pelouse à tondre et dont je ne sais que faire des déchets verts ...), tandis que le logement du R+1/R+2 serait au bénéfice d'une grande terrasse pouvant être utilisé pour mettre table/chaises, barbecue et autres chaises longues.  
Bref, une vrai surface utilisable, bien orientée et non pas les minables balcons tout en longueur des immeubles, souvent orientés à l'est ou pire au au nord ... et par voie de conséquence, servant de dépôt à vélo. SI SI, çà existe encore, il s'en construit à proximité de chez moi (Rennes, quartier Beauregard pour ne pas le nommer) actuellement en 2007 et bientôt 2008 alors qu'il devrait être tenu compte de l'orientation sud/sud ouest pour privilégier les pièces à vivre et les apports calorifiques gratuits (mais çà c'est un autre débat ...).
 
Mais trouvera-t-on un promoteur pour se lancer dans une telle opération si cela ne répond pas à la demande des acquéreurs, donc des payeurs ? Toujours une question d'argent ...
 
Pour ce qui des maisons à 100 000 € TTC, il est tout à fait possible d'envisager une construction de qualité répondant aux normes en vigueur (RT 2005) et bénéficiant d'énergies renouvelables pour autant que ce type de clintèle vienne consulter un architecte ! Mis là, on rejoint un autre débat puisqu'en france l'architecte ets perçu comme une contrainte obligatoire source de mécontentement par les incessants dépassement de budget et de délai ...  
Hélas, les procédures judiciaires au sein desquelles j'interviens leur donne raison !  
 
pour conclure sur une note optimiste : heureusement, il y a aussi de très nombreux architectes qui prennent à coeur leur merveilleux métier de bâtir pour autrui en pensant que c'est précisémment autrui qui va utiliser cette construction.
Ces architectes demeurent dans l'anonymat le plus complet et c'est bien dommage car le grand public aurait grand besoin de les connaître.

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