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1 utilisateur inconnu

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Auteur
 Sujet :

-Le PAVILLONNAIRE en architecture-

 
n°459
mvdr
Posté le 12-10-2004 à 21:06:13  profilanswer
 

Ces derniers temps , a part les 40 maisons Des PERPHERIQUES , ou alors l operation du carre mulhousien, on a l impression que les architectes abandonnent ce theme du pavillonnaire , et que ce vide est d un autre cote amplement comble , par les maisons standarts, style maison phoenix.....Pourquoi cet abandon alors qu il est au centre de tres nombreuses questions et a differentes echelles comme la democratie urbaine ,la vie en communaute , l urbanite tout simplement, et le modele de ville et dc de vie des personnes qui choisissent ce type d habitat....

mood
Partenaire
Posté le 12-10-2004 à 21:06:13  profilanswer
 

n°460
mrowka
Posté le 12-10-2004 à 21:51:56  profilanswer
 

Peut être n'est ce pas la faute des architectes...qui ne demanderaient que ça de réfléchir les pavillonaires..mais celle des politiques et des promoteurs, qui préfèrent l'habitat pavillonaire type bouyghes (moins cher, et les gens en redemandent!! :cry: )
non??

n°461
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 12-10-2004 à 22:14:41  profilanswer
 

Je pense que c'est surtout une histoire d'argent...
Une solution à mes yeux : que des aRchis (par exemple des jeunes)travaillent pour des promoteurs et que ceux-ci aient une culture architecturale. Aujourd'hui les archis qui travaillent chez les promoteurs sont de simples dessinateurs.

n°462
mvdr
Posté le 12-10-2004 à 22:31:50  profilanswer
 

oue , ms la notion de promoteur , d un cote , cad faire de la rgent , et celle de l architecte sont difficilement compatible.....

n°463
Naya
Posté le 13-10-2004 à 09:05:06  profilanswer
 

l'exemple mulhousien montre qu'il est possible de faire à bas prix...certes c'est pas facile et qu'il y a eu qq difficultés pour aboutir au résultat souhaité, mais c'est possible. Encore faut il que les gens veuillent habiter dans ce genre de logement. La majorité des gens va trouver ça "moche"...question de gout? De culture? De quoi? Je ne sais pas. Mais les petites maisons de Bidule recouvrant tel un tapi de chez Lego le territoire francais plaisent beaucoup plus.  
 
Je pense que le promoteur justement n'est pas le seul responsable et que l'argent non plus( ...il y a peut etre effectivement qq personne qui aurait aimé aller voir un archi mais pensent que c'est trop cher).  
Le concept de qualité spatial n'est ni compris et encore moins recherché...le tape a l oeil (colonnes, encadrement en pierre massive...heu...en béton partdon) et le standard (meme toiture dans toutes les region,...etc) sont au top 5. A t on besoin d'architecte pour ca?
 
J'aurais trouvé intérressant d'aller voir les gens dans la rue pour un petit sondage avec le bouquin de Periphériques... histoire de rire ...

n°464
beb
Posté le 13-10-2004 à 11:11:40  profilanswer
 

Citation :

Peut être n'est ce pas la faute des architectes...qui ne demanderaient que ça de réfléchir les pavillonaires..


 
le pavillonaire est une plaie... pansons la... euh plutot pensons a autre chose!!!
 
a l'epoque ou mr Rogers ecrit un  livre sur les villes nouvelles etc etc les exemples sont nombreux... peut etre est ce la typologie spacovore des pavillons qu'il faudrait remettre en questoin!

n°465
cnevians
Posté le 13-10-2004 à 14:07:27  profilanswer
 

c'est calir...
mais ça plaie...
sinon pour ce qui est du pavillonaire pas de cher de Mr B*o*u*y*g*u*e*s ...  
c'est faux...
en ce demerdant un minimum..
on peut faire moins cher...
sisi.. faut voir ce qu'ils se mettent dans la poche...
pas en dessous de 100m²  of course..
mais tout ce qui se fait au dessus.. oui .. sans probléme...
 
encore faut-il avoir envie de faire du pavillonaire...
mais au lieu de se plaindre..
peut-être faudrait-il "flinguer" les chers confréres qui font les PLU et POS et qui nous imposent ce type urbain ...  
et oui le plus souvent c'est un architecte qui fait ce choix (sous pression communale et autres...)
 
alors peut-être un nettoyage dans la profession avant de taper sur les autres... serait  le bienvenue...

n°478
Fab
Posté le 24-10-2004 à 21:47:06  profilanswer
 

Si le carré mulhousien (il y en a aussi à Clermont-Fd, Strasbourg, Annecy, bientôt Grenoble) nous permet de faire un peu mieux que lorsque nous faisons du pavillon c'est que dans le cas du carré nous sommes promoteurs (propriétaires du terrain et dons exclusifs), les sommes perçues nous permettent de mieux nous appliquer sur le rendu et l'acquéreur doit prendre son logement tel qu'il est étudié ou voir ailleur. Dans le cas du pavillon, nous ne sommes pas exclusifs dons plus soumis a la concurrence, tout dépassement du prix (pour amélioration de l'esthétique..) fait partir l'acquéreur chez le concurent.
 
Bien sur l'architecte fait mieux que le pavillonneur à partir d'un certain budget. Sur les petits budgets avec ses prix négociés et son catalogue, le pavilloneur gagne la partie plus souvent. A partir de projet un peu plus élaborés, le catalogue du pavillonneur ne suffit plus et les matériaux utilisés ou autres n'ont pas été négociés ce qui permet à l'architecte de se démarquer. Plus le projet est complexe, plus il est intéressant de passer par l'architecte.

n°489
rogopag
Posté le 27-10-2004 à 15:43:42  profilanswer
 

Qu'est-ce que le pavillonnaire, sinon l'obligation pour se déplacer d'avoir une voiture (imaginez l'emploi du temps quand on doit déposer les enfants à l'école, aller au boulot, faire les courses, etc), des voies publiques  coûteuses en entretien et en énergie (éclairage), une vie sans intimité (- de voisins=-d'anonymat), une facture de chauffage élevée, un patrimoine à très faible durée de vie etc...?
Comment peut-on encore envisager le pavillonnaire sans ses inévitables auxiliaires que sont la zone commerciale, le multiplexe, l'autoroute, les rond-points?  
Il faut que les personnes qui ont choisi ce type d'habitat se rendent compte qu'il est la cause de la plupart des désagréments dont ils souffrent.
Il faudrait, chaque fois que c'est possible rappeler le COUT GLOBAL d'un tel choix, argument qui pese bien plus lourd que l'apitoiement sur nos beaux paysages de France.  
Cependant, dans le cas de la construction de ce type de maison, il est vrai qu'un architecte est bien plus à même qu'un plan type (souvent mensonger quant aux m2 réellement utilisables), de concrétiser une demande parfois enfouie sous des mètres de formatage. N'oublions pas que la psychologie fait bien 50% de notre métier.

n°496
Tomtom
Posté le 02-11-2004 à 11:29:48  profilanswer
 

Quelle que soit la qualité architecturale du pavillon, cela reste un pavillon. Cette forme urbaine est la pire de toute je crois. Il ne suffit pas de se concentrer sur la qualité ,de l'unité en elle-même, mais aussi sur la qualité globale du morceau d'urbain. Le pavillonnaire est extremement dispendieux, en espace, en coût, et en temps pour ses habitants. Sa vacuité démographique rend inutile toute tentative, tout espoir d'organiser des services collectifs efficaces.
 
La densité est la seule manière de supporter collectivement le coût du transport, et des services culturels et éductaifs (bibliothèque...). Le pavillon est l'antithèse de la densité.
 
Près de Rennes, la petite ville de St-Jacques a construit un nouveau centre dense au carrefour de ses quartiers désarticulés. Ses habitants disposent de services enviables pour une ville de 7000 habitants: un grande bibliothèque, des lignes de bus, le train... Tout cela ne serait pas viable dans un système pavillonnaire.
 
Au lieu de réclamer une qualité architecturale pour les pavillons, de toute façon illusoire, car le propre du pavillon est d'être construit à bas prix, et le propre du promoteur est de cherche la rentabilité maximum, il faut plutôt engager une transition vers des types plus urbains: individuel groupé, intermédiaire... Il y a des outils juridiques efficaces pour cela. Dans la métropole rennaise, on ne construit plus de pavillon du tout depuis quelques années déjà.
 
Le rêve de la maison individuelle pour tous, concommitant de celui du tout voiture, est un fantasme dangereux dont on ferait bien de se débarrasser au plus vite. Demandons-nous comment mieux vivre en ville avant d'aller bétonner la campagne.

n°502
tich
Posté le 04-11-2004 à 10:12:44  profilanswer
 

vouloir répondre au probleme du développement de l'habitat pavillonaire en disant "il faut habiter en appartement" ne sert à rien:  
 
il est naturel pour l'homme d'habiter avec les pieds sur terre et le ciel au dessus de la tête. j'ai moi-même toujours vécu dans une maison individuelle, et je ne supporte pas les appartements, à moins d'être au dernier étage sans personne au dessus de moi.
 
les premiers immeubles de rapport dans le Paris du XIX°s étaient habités par des bourgeois qui possédaient tous un pied à terre à la campagne leur permettant d'exister entre la terre et le ciel.  
 
partant de là, est-ce vraiment la maison de constructeur qui est laide, où les voies calibrées à 8m de large qui la desservent, les zones commerciales qu'il faut traverser pour y arriver, les pauvres arbres alignés sans goût sur le trottoir ?
 
Je fais partie de ceux qui rédigent les PLU et les règlements de lotissements, en tant que fonctionnaire, mais par mon activité libérale je conçois également des maisons dont les qualités spatiales ne se traduisent pas dans un tape à l'oeil attractif pour les magazines.
 
quelqu'un qui s'endette sur 20 ans pour bâtir sa maison veut quelquechose qui ressemble à une maison, de même que quelqu'un qui achête une voiture haut de gamme veut des signes qui correspondent à l'image qu'il se fait d'une voiture (il se vend plus de mercedes que de renault avantime...), de même que ce que vendent les grands couturiers reste très très classique par rapport à ce qu'ils présentent dans leurs défilés.

n°503
beb
Posté le 04-11-2004 à 17:22:52  profilanswer
 

Citation :

j'ai moi-même toujours vécu dans une maison individuelle, et je ne supporte pas les appartements, à moins d'être au dernier étage sans personne au dessus de moi.


 
... ... tant mieux pour toi... moi perso je le vis tres bien mon appart avec mes voisins, nos soirees... peut etre ne partageons nous pas les memes valeurs.... surement d'ailleurs...
 

Citation :

quelqu'un qui s'endette sur 20 ans pour bâtir sa maison veut quelquechose qui ressemble à une maison,


 
et la c'est le drame... mais avant toute chose, ca ressemble a quoi une maison???  
 
___thekitchistwarrior

n°504
tich
Posté le 04-11-2004 à 18:14:47  profilanswer
 

au niveau des valeurs que l'on partage ou pas: une maison n'est pas forcement construite au milieu de la pampa, on peut aussi avoir des voisins, des voisines et des soirées.
et on peut habiter un appartement en ayant des ours comme voisins et n'avoir aucun rapport avec eux.
 
deuxième point, quand je dis "qui ressemble à une maison", j'entends "qui ressemble à l'image mentale que les clients ont d'une maison". et cette image mentale est façonnée par l'environnement quotidien, par la télé, par les lectures, par les voyages... bien souvent, cette image est tres pauvre, mais est-ce une raison pour infantiliser les 80 % de français qui aimeraient vivre en maison individuelle en leur expliquant qu'ils sont trop ignorant pour savoir ce qu'ils veulent ?
 
pour en revenir au post de départ, pour que les architectes puissent revenir sur ce marché, il faut à mon avis faire preuve de beaucoup de sérieux sur les prix et les délais, car ici le bouche à oreille joue en faveur ou en défaveur de toute la profession. et la deuxième chose est un long travail de pédagogie qui ne fait que commencer (émissions "du côté de chez vous", expo à la villette, revues, journées portes ouvertes), qui peut créer à terme des demandes chez les clients que les constructeurs de grande série ne pourront pas satisfaire.

n°505
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 04-11-2004 à 18:22:50  profilanswer
 

Quelque chose qui ressemble à une maison ? pffff…
C’est pas une question d’argent mais de culture !
Pour être polémique un jour
j’ai  tenté de déposer  un permis de construire  
avec une réplique  plus exactement  un plagiat de  
la villa savoye de Corbu !
Devinez ce qu’il est advenue ?  Avec POS /  PAZ / PLU /   ZAC  / ZUP /   ZIF /  ABF /  MH  / ZPPAU  ect  …

n°506
alazen
Posté le 04-11-2004 à 20:01:27  profilanswer
 

Plus le temps passe plus je me lasse de mes passages dans ce triste paysage
Le pavillonaire! n'est-ce pas là, le nerf de la guerre?perdue d'avance!
Pas de chance!
Je recommence, j'avance, je ressasse, on nous rabache, on nous enfonce, je renonce?
Non!je me lève,et naïvement,j'attends,j'attends... l'instant, qui pour nous...
Qui pour nous quoi?  
L'instant où l'on oubliera une partie de ces lois! pourquoi pas!  
Tout ce charrabia qui nous laisse les mêmes toits...qu'on ne touche pas.
Encore un pas, tout nous souriera...
J'y crois même pas!

n°520
Fab
Posté le 10-11-2004 à 22:49:06  profilanswer
 

Salut le forum, salut tich,
 
100% d'accord
vouloir répondre au probleme du développement de l'habitat pavillonaire en disant "il faut habiter en appartement" ne sert à rien.
 
Au fait, alors tu es de ceux qui rédigent les PLU...
Tu es celui qui permet d'éviter les horreurs BRAVO!! et pour moi tu es aussi celui qui limite la création, qui empêche la solution intelligente de dernière minute parce que tu as tout écrit.
 
 
Tich cet extrait est pour toi :
"...Hélas, ceci tuera celà ! " Victor Hugo (Le Bossu de Notre Dame)

n°522
heptarts
Posté le 11-11-2004 à 12:37:35  profilanswer
 

On parle d'image mentale de la maison en prétextant que les maisons d'architeces, telles qu'on les voit dans les magasines peuvent paraître invivable, au regard des quatre murs avec toit et fenêtres que tout le monde considère être une maison.
On dit les gens ignorants, inculte sur ce qui touche à l'architecture, néanmoins, nous sommes tous comme des enfants devant de beaux dessins, des belles mises en situation de l'espace, icompris des personnes ayant aucune culture architecturale. Quand on raconte l'espace, même une personne "abonnée" au style traditionnel se laisse convaincre.
Alors est-ce vraiment un problème de culture?
Ce qui l'est c'est certainement l'abstraction que font la majorité des gens vis à vis des architectes. Mais il y a toujours un moment pour commencer à apprendre, et donc pourquoi pas le moment de le conception.
 
Au Japon, les gens ne font quasiment jamais appel à un architecte, et la part constructeur/architecte sur le marché de la maison est la même qu'ici.
On y achète as maison comme on y achète sa voiture, dans un parc, où les constructeurs construisent des maisons témoin, à la différence que l'on peut y trouver la maison la plus kitch qui existe avec fausse pierre plaquée en résine, mais à l'autre extrémité, on y trouve la maison ultra design, béton verre et acier, en passant par la maison construire en matériaux dits naturels.
Dans les rues, c'est le même constat, c'est tout et n'importe quoi, mais le plus interessant me semble être la capacité, ne parlons pas de liberté c'est presque devenu tabou ici (je ne peux pas faire l'architecture que je veux parce qu'il paraîtrait que le verre s'intègre moins bien dans l'environnement que l'enduit ciment), à envisager et choisir son mode de vie et l'esthétique qui va avec.
Partant de là, on constate quand même en france, que les chapitres dui POS qui traitent de l'insertion de s nouveaux bâtiments dans le paysage parlent quasiment souvent d'une intégration qui ne nuisent pas l'environnement architectural existant, hors est-ce que des matériaux de nature totalement différente que ceux que l'on peut constater sur le lieux du projet peuvent s'affranchir de cette contrainte ?
Donc (résonnement extrême), de fil en aiguille, je met de l'enduit parce qu'il y a de l'enduit, puis comme l'enduit me renvoie à un répertoir de formes locales, je commence à travailler dans une suite logique de ce que je trouve autour, puis pour achever le tout, je finis par faire ce que je trouve sur place, parce que finalement, ayant intégré au projet les paramètres d'intégration au site généralement admis, les volumétries qui peuvent en résulter s'accordent relativement mal avec la dématérialisation actuelle de l'architecture.
Alors où est la capacité à produire différemment ?

n°523
albangp
Posté le 11-11-2004 à 21:09:53  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Je n'avais vu ce post très intéressant. J'en profite donc pour donner mon point de vue qui contraste avec certains discours.
 
Je pense qu'il est très dommage que les architectes ne s'occupent pas plus des maisons individuelles, des quartiers pavillonaires. En effet, le pavillon représente un des types d'habitat le plus utilisé. A ce propos, est-ce que quelqu'un connaitrait la proportion du logement, de la maison, et des autres types d'habitats (caravanes, péniches, cabanes...) en France avec les chiffres ?  
Le pavillon est très prisé car il est synonyme de confort, de grands espaces, de liberté, de bien-être, etc. En effet, pour beaucoup de personnes (et c'est mon cas) le pavillon est un idéal de vie. Ce n'est pas aussi bien que la villa mais c'est mieux que l'appartement. En effet, dans le quartier pavillonaire on respire, on n'est pas entassé les uns sur les autres, on ne vit pas dans une cité... Beaucoup sur ce forum dénigre la maison et préfère le bâtiment, à ceux-là voici ce que je leur demanderai :
Avec un appart, a-t'on autant d'espace (cave, grenier, garage, terrasse...), a t'on un jardin, un garage individuel à proximité, a t'on les voisins un peu éloigné (pour le bruit), a t'on la possibilté de sortir de chez soi comme on veut (par exemple prendre son vélo ds le garage sans être obligé d'ouvrir 36000 portes coupe-feu et de monter par un ascenseur ou un escalier étroit), peut-on faire librement de la mécanique sans géner personne, laver sa voiture, etc. ???????? Je ne crois pas malheureusement. Donc arrêtez de critiquer ce type d'habitat en disant qu'il est mal raccordé au réseau de transport et patati et patata. Tout le monde qui vit en pavillon a une voiture je crois. Les gens qui vivent là-dedans recherche la tranquilité et pas la foule comme dans les centre-villes pollués. Les gens fuient les grandes villes, il fuient la banlieue pour aller à la campagne et pour vivre mieux. Exemple de Paris et du développement des petites villes de campagne et en particulier de Marne-la-Vallée du côté de Disney...  
Je suis d'accord que ces habitats éloignés des lieux de travail font perdre du temps (un peu) à ceux qui bossent mais bon n'a t'on pas une plus grande perte de temps en pleine ville avec les embouteillages ?
La densité (forte) n'est pas une qualité pour les gens qui habitent en pavillon, il recherche au contraire l'espace, le calme, le fait qu'il n'y ait pas trop de monde.
Je suis d'accord aussi que le tout voiture n'est absolument pas enviable mais on ne peut empêcher les gens d'utilser leur moyen de transport préféré. Je suis pour des quartiers pavillonaires bien pensés, bien intégrés, bien équipés. Je constate qd même que les promoteurs ont fait des efforts quant à l'esthétique des maisons. Cependant, il serait préférable que les maisons soient conçus par des architectes pour être plus harmonieuses, plus adaptés à chacun. Il faudrait que les architectes conçoivent des quartiers pavillonaires plus jolis aussi car aujourd'hui si on dénigre le lotissement c'est à cause de la maison standart que l'on retrouve en 40 exemplaires ds chq quartier. Il faut des lotissements aves des maisons de charme et non plus des maisons quelconques. Il ne faut pas non plus que les architectes proposent des maisons trop hard, trop brutale : il faut quelque chose de sympathique, de mignon qui soit en harmonie avec l'environnement. C'est sur que si on propose des choses qui plaisent pas évidemment ça le fait pas...  
Voilà comment il faudrait penser le pavillon et le lotissement.
 
J'attends vos réactions.
 
ps: Ne croyez pas non plus que je dénigre la ville et les immeubles, je défends juste ma conception du pavillon en lotissement. Il faut de tout pour faire un monde adapté aux envies de chacun (immeubles pour ceux qui aiment, pavillons pour d'autres...)

n°524
docpsyko
Posté le 12-11-2004 à 19:41:39  profilanswer
 

albangp tu es un farceur ! ;)

n°525
phil195
Posté le 12-11-2004 à 19:50:47  profilanswer
 

je préfere le croire aussi doc

n°526
albangp
Posté le 13-11-2004 à 14:24:52  profilanswer
 

Citation :

albangp tu es un farceur !


J'aimerais qu'on m'explique pourquoi ?  :o

n°527
otilbap
Posté le 13-11-2004 à 14:41:43  profilanswer
 

cherchez pas il n'y a que le plan voisin de vrai....

n°528
mrowka
Posté le 16-11-2004 à 13:53:24  profilanswer
 

le pavillonaire, c'est un peu comme la question du beau est-il cher (sachant qu'il faut définir le beau..)
http://www.aroots.org/forum2/viewt [...] ht=salaire
 
Mais albangp a son avis sur la question.. Chacun son truc, non?? pourquoi aurait-il tort?? parce qu'il n'est pas de l'avis des autres archis??parce qu'il pense comme les 9/10 des gens pour qui les archis (ne) construisent ( pas) :roll:

n°529
DuD
Posté le 16-11-2004 à 16:01:00  profilanswer
 

dans ce débat... euh j reste assez timide...
bien sûr les zones pavillonaires qui s'étallent à foison sur nos beaux paysages bucoliques...sniff..
mais par quel bout s'y prendre pour revendiquer un mieux être qui émanerait de l'architecture, d'espaces conçus pour vous mesdames et messieurs, approchez approchez!!!
La bataille est rude sans y avoir pénétré professionnellement parlant...  
 
mais j'avais eu une réflexion par je n'sais quelle personne(pardon et merci à toi..) à la figure de qui je vomissais mes convictions anti-pavillonaires:
mais tu sais, il y a des gens que ça dérangerait d'habiter une maison différente de celle de son voisin...  
Ma conception d'habiter ou plutôt du 'se sentir habitant' s'en est retrouvée boulversée...Et puis j'ai consenti que ça pouvait bien exister..
 
cependant je n'pense pas que ce soit le cas de tous ces "pavillon-men".... sinon ... ben peut-être au fond.. relation d'égal à égal avec le voisin selon la logique de non-jalousie commune.. euh .. logique qui sort de ma poche comme ça...

n°530
albangp
Posté le 16-11-2004 à 19:49:04  profilanswer
 

Citation :

il y a des gens que ça dérangerait d'habiter une maison différente de celle de son voisin


Ca n'empêche qu'on pourrait faire des maisons plus belles. Dans un lotissement il ne faut pas que les maisons soient trop différentes non plus car tout l'intérêt des quartiers pavillonaires est qu'ils forment des unités harmonieuses. On peut retrouver des maisons un peu similaires mais plus adaptés à chacun. Le lotissement doit être avant tout pensé au niveau du quartier pavillonaire avant d'être pensé maison par maison.

n°531
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 16-11-2004 à 20:26:09  profilanswer
 

Il y a deux distinctions à faire :  
- le pavillonnaire comme reflet d'un style "architectural" que l'on connaît tous
- le pavillonnaire comme mode d'habiter en terme d'urbanisme et d'architecture (le lotissement pavillonnaire)
 
Il s'agit de deux sujets différents, puisque si vous regardez le Werkbund de Vienne composé essentiellement de maisons modernes des grands maîtres de l'architecture, rien ne le différencie d'un lotissement pavillonnaire ( propriété privée, clôtures, pertes de l'espace public ...etc...).
 
La question la plus intéressante n'est pas la question du comment mais du quoi. C'est cette question  que ce sont posés certains architectes comme Le Corbusier qui cherchait à redéfinir la place de l'Homme dans la Nature et de lui redonner un logis dans cet environnement.
Le quoi c'est Habiter. Habiter en ville, habiter à la campagne, habiter dans la banlieue...entre les rêves de chacun ( la casa malaparte à Capri) et les obligations sociales de tous ( travailler, échanger...), est née l'idée de la ville.
 
Le lotissement pavillonnaire est une forme de ville spécifique issu de la culture de la cité jardin et de la bourgoisie évoquée entres autres par JJ Rousseau. La maison reflète souvent pour l'habitant LANDA un sentiment de réussite sociale et de propriété.
 
Un lotissement même avec des architectures modernes sera toujours un lotissement ( voir Werkbund ou même pessac de Le Corbusier), par contre pourquoi une ville ne pourrait-elle pas être cosntituée de maisons pavillonnaires?
 
Le problème du lotissement pavillonnaire c'est qu'il a oublié ses racines !

n°532
mvdr
Posté le 17-11-2004 à 20:42:07  profilanswer
 

est ce que quelqu un aurait des infos ou connaitrait un site sur le carre mulhousien , parce que j ai du mal a trouver des news ; sur un des rares projet de lotissement fait par plusieurs equipes d architectes.........                                
 
                                                                                Merci

n°570
tich
Posté le 30-11-2004 à 16:21:39  profilanswer
 

réponse tardive, désolé
 

Citation :


Tu es celui qui permet d'éviter les horreurs BRAVO!! et pour moi tu es aussi celui qui limite la création, qui empêche la solution intelligente de dernière minute parce que tu as tout écrit.


 
ça me pose réellement un problème: dans la ville où je bosse, il y a une rue où l'on retrouve 4 ou 5 maisons du début des années 60, de style "moderniste optimiste", ce que j'appelle de l'architecture Spirou et Fantasio, pour ceux qui voient ce que je veux dire. et bien avec les règlements actuels, qui visent principalement a éviter l'invasion du néo-provencal ou du pseudo-île de France, ces très belles réalisations ne pourraient pas voir le jour.
une solution que l'on voit parfois, c'est un article du PLU qui dit que des dérogations peuvent être accordées pour une réalisation architecturale contemporaine. mais où s'embarque alors sur un débat de valeur que l'on perd forcement, puisqu'on ne peut s'appuyer que sur le règlement pour accepter ou refuser un PC.
 
et je ne suis pas sûr que les règlements soient néfastent à l'architecture: Siennne ou Bologne ont depuis le moyen-âge des règlements très contraignants, et pourtant le résultat est loin d'être misérable !
 

Citation :

cet extrait est pour toi :
"...Hélas, ceci tuera celà ! " Victor Hugo (Le Bossu de Notre Dame)


dans cette citation, Victor Hugo parlait du livre qui allait tuer l'architecture: avant, une cathédrale racontait l'Histoire, puis le livre a servi à ça. Et du coup on en arrive maintenant à des architectures qui n'ont plus rien à raconter, de l'architecture nombriliste: on attends d'une maison qu'elle dise seulement "je suis une maison", d'un bâtiment de Renzo Piano qu'il dise "je suis dessiné par Renzo Piano" d'où une architecture qui se contente d'esquisser des archétypes.  
et c'est aussi vrai pour les étendues pavillonaires que pour les quartiers d'affaire ou les devantures commerciales en centre-ville. La grande majorité des gens ne sont pas assez exigeants avec l'architecture, on exprime aujourd'hui plus de choses avec sa sonnerie de portable qu'avec sa maison.

n°571
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 30-11-2004 à 19:25:27  profilanswer
 

Je suis dac avec les commentaires acerbes de tich  ( dont le profil muet ne dit rien de ce qu'il est ???) ...sauf si ils sont la résultante d'un Architecte qui ne parvient pas exprimer ce qu'il souhaite,  comme la majorité des non-stars ...
Etre de son époque , c'est parait il savoir communiquer ... le chemin est donc encore fort long !

n°572
Tomtom
Posté le 30-11-2004 à 22:20:13  profilanswer
 

Pourquoi les gens aiment-ils le pavillon?
 
Parce que c'est confortable?
Est-ce que c'est confortable de faire le taxi pour emmener ses enfants n'importe où parce qu'il n'y a pas assez de transports en commun?
 
Est-ce que c'est confortable d'avoir des voisins qui peuvent vous surveiller?
 
Parce que c'est la liberté?
 
C'est être libre que d'être obligé de prendre sa voiture tout le temps parce que la densité n'est pas suffisante pour implanter le minimum de commerces et de services publics?
 
Le modèle de dévellopement basé sur la voiture est-il viable? Ce ne t-ils pas les mêmes qui ralent lors de la montée du prix du pétrole?
 
NON, les gens aiment les pavillons parce qu'ils flattent nos bas instincts territoriaux: MA voiture, MA maison, MA famille.
 
Le pavillonaire est un modèle schyzophréne.
 
C'est bien le pavillonnaire comme mode d'habiter qui est en cause, quel que soit le style architectural que l'on case derrière. Celui-ci ne peut de toute façon qu'être standardisé et livré aux appétits des promoteurs.
 
Le pavillonnaire est le modèle, ou plutôt le non-modèle de la lâcheté politique. Ca vaut le coup de tenter autre chose, et de cesser de se complaire dans la démagogie du "MA maison, MA voiture".
 
Je vous invite à regarder St-Jacques de la Landes, près de Rennes, qui bâtit en ce moment un centre urbain dense, dans lequel la qualité de vire est exceptionnelle. ll suffit de descendre les escaliers pour faire ses courses, aller à la bibliotèque, à un concert...
 
Je vous invite à regarder la métropole rennaise toute entière: on n'y construit un seul pavillon. C'est pourtant la troisième croissance démographique de France. Qui a dit que les gens aimaient le pavillonnaire? Quand on offre une alternative de qualité, ça fonctionne.

n°575
tich
Posté le 01-12-2004 à 11:37:01  profilanswer
 

précision sur saint-jacques de la lande: même si le centre est dense, la densité des îlots se reduit progressivement jusqu'à des îlots composés de ... maisons individuelles !
 
et c'est pas vrai que l'on peut tout y faire à pied: dans le nouveau centre de st jacques de la lande il n'y a pas énormement d'entreprises implantées, il me semble. les gens doivent donc se rendre à Rennes pour travailler. et pour aller à un concert ou sortir, à mon avis l'offre sur Rennes reste supérieure. et même si il y a sans doute un réseau de transport en commun, pour rentrer chez soi tard, il vaut mieux avoir une voiture. et du coup, dès qu'on a une voiture, on a tendance à aller faire ses courses un peu plus loin car c'est moins cher, etc...
 
et sur le fait qu'on ne construit presque pas de pavillons autour de Rennes alors que c'est la troisième croissance démographique de France, c'est un peu logique: si je suis promoteur et que je possède 1000 m2 de terrain, je préfère y loger une dizaine d'appartements plutôt que deux ou trois maisons, si je suis sûr que ces appartements seront vendus très vite.
 
par contre, dans la région où je bosse le terrain viabilisé coûte 20 à 40 € du m2, ce qui est une invitation à gaspiller de la surface et faire des pavillons. on peut agir en réduisant les surfaces constructibles au PLU, mais dans ce cas, il n'y a plus que les promoteurs qui ont les moyens de construire, et qui revendent à des investisseurs. les loyers se mettent alors à grimper, et les jeunes ménages s'installent sur des communes toujours plus loin, ne restent alors en ville que les retraités, ce qui permet pas de garder les écoles et les différents services.
 
pour Di cinarca, qui se pose des questions sur mon profil: je suis fonctionnaire au sein d'une commune, et j'exerce parallelement en libéral (mais assez peu)

n°576
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 01-12-2004 à 20:37:05  profilanswer
 

Si ça vous intéresse je connais très bien l'architecte qui a construit un morceau de ce bon projet urbain à St Jacques de La lande, je pourrai lui faire une interview, et en plus je sais qu'il adore parler de ce projet :)

n°579
DuD
Posté le 02-12-2004 à 19:43:20  profilanswer
 

fonce AL !!  
j'arrive pas à trouver beaucoup de précisions sur l'ensemble du projet urbain de Saint-Jacques...
 
existe-t-il, dailleurs, un site qui parlerait des formes et organisations urbaines propre à certaines villes, sorte de répertoire des urbanités..??..

n°581
Tomtom
Posté le 02-12-2004 à 22:10:18  profilanswer
 

Ce serait génial d'en savoir un petit plus sur St-Jacques...
 
Juste une pércision: c'est vrai que la densité se réduit jusqu'à une frange de maisons individuelles. Mais, nuance importante, ce ne sont pas des pavillons mais bien des maisons de ville, c'est à dires mitoyennes, sur de petites parcelles. Elles sont melées à de l'habitat intermédiaire.
 
Je ne suis pas contre l'habitat individuel, loin de là. Mais c'est le système des pavillons qui me dépasse. Construire de l'individuel, pourquoi pas? C'est aussi très interessant en terme de mixité. Mais un minimum de réflexion est nécéssaire. Les maisons de ville, surtout si elles entrent en cohérence avec le reste de l'expace urbain, comme c'est le cas à St-Jacques, représentent une typologie très interressante.
 
St-Jacques se densifie progressivement. C'est vrai que pour l'instant il y a peu d'entreprises. Ca viendra en partie avec le temps. De même, les communications avec Rennes s'amélioreront. Déjà, deux lignes de bus la desservent, et on ne peut s'empêcher de penser que le métro y arrivera un jour. La ville se situe pile dans l'axe, à quelques centaines de mètres du terminus de la future ligne b. Un prolongement de deux stations en aérien ne coutera pas très cher, alors...
 
Enfin je m'égare dans des détails. Mais ce qui m'interresse dans cette opération, c'est qu'on a enfin pu construire un espace diversifié et dense dans une commune périphérique, et ne pas réduire celle-ci à une cité pavillonnaire. Maintenant, reste l'épineux problème du coût... Et de l'exode urbain qu'il provoque chez les jeunes ménages.
 
Mais cette possibilité est due aussi au modèle de dévellopement urbain de Rennes, unique en France. Rennes n'est pas une agglomération qui s'étale e continu. C'est l'agglomération archipel. Autour d'un centre urbain limité par sa ceinture autoroutière (cf les remparts des villes anciennes), un archipel de petites cités qui ont chacune leur caractère et leur autonomie, le tout s'insérant dans une trame rurale préservée. Du coup, chaque petite ville se polarise autour d'un centre-ville, et est amenée à se sédimenter.
 
Les centres-bourgs de ces communes se densifient progressivement. C'est très visible actuellement. C'est un processus assez interessant.

n°583
alazen
Posté le 03-12-2004 à 03:43:29  profilanswer
 

Citation :

un archipel de petites cités qui ont chacune leur caractère et leur autonomie


c'est vrai que cesson-cevigné a un pur caractère et bruz aussi avec son campus elitiste son quartier pour riche exubérant et golf 10 trous....(va t y promener tu remarqueras une maison qui est à pas grand chose une pâle replique du parlement de bretagne,avec un petit propylée pour l'entrée!!!!!!excuse mais je rigole :ptdr:  :ptdr:  :ptdr:  :ptdr: )mais je sais pas d'ou tu tires toute ta propagande sur rennes mais j aimerais bien savoir!
mais c'est vrai que le projet de saint-jacques est interessant sur le plan urbanisme mais il y a quand même des trucs qui marche pas des masses...il y a des endroits même en pleine été tu n'y reste pas tellement il y fait froid...mais il n'empêche que c'est une idée interessante...
donc AL ce serait vraiment sympa si tu pouvais nous faire cet interview!
par avance merci!

n°586
Tomtom
Posté le 04-12-2004 à 15:55:01  profilanswer
 

Les habitants de ces communes y sont en tout cas très attachés. Je discute souvent avec des cessonais qui sont viscéralement attachés à leur commune.
 
C'est vrai qu'on a construit bcp de pavillons autour de Rennes. Mais c'est terminé maintenant. Je veux dire que les communes, surtout de la premièe couronne, se structurent petit à petit, qutour de leur centre.
 
Par exemple, Cesson est essentiellement pavillonnaire. Mais elle a lancé un proramme de structuration de son centre, qui passe également par une certaine densification.
 
Je ne dis pas que c'est la perfection. Je dis qu'il y a une certaine reflexion qui est lancée. Chaque commune est très individualisée, ce qui permet ce processus.

n°588
otilbap
Posté le 05-12-2004 à 03:18:09  profilanswer
 

LOL....et vous deux (au dessus de moi) ne tenaient pas compte d'un autre message posté dans une autre section.....

n°589
alazen
Posté le 05-12-2004 à 12:35:44  profilanswer
 

eh toi  au dessus de moi! pourrais tu mettre le lien du message posté dans une autre section???allez s'il te plait! :wink:

n°591
otilbap
Posté le 05-12-2004 à 18:45:46  profilanswer
 
n°595
Tomtom
Posté le 08-12-2004 à 23:23:54  profilanswer
 

Un petit extrait du livre Nantes, l'avenir d'une ville, de Dominique Luneau, chez l'Aube, qui parle justement de la perception des principaux intéressés, les habitants.
 
"Le maire des Sorinières (ndlr: commune proche de Nantes) présente à des habitants médusés un projet d'étudiants en urbanisme sur un aménagement plus dense qu'à l'accoutumée d'u futur lotissement. Ce n'est qu'un exercice de style une belle occasion de débattre, rien n'est décidé. La salle écoute, attentive mais hostile à tout ce qui évoque les rues et places bordées d'immeubles alignés, même petits, même si ce sont des "maisons de ville".  
 
Dans cette commune sud Loire longtemps restée rurale, il faut des maisons plantées au mileu de parcelles, avec un jardin, des arbres, de l'espace, comme dans tout lotissement qui se respecte. On frise l'hystérie chez les plus rétifs quand il est question de logements sociaux, synonymes pour eux de tours, de barres et de nuisances. "Je n'ai pas quitté Nantes pour retrouver la cité des Dervallières aux Sorinières. J'habite une commune de 6000 habitants, pas une grande ville, je suis venu ici pour avoir de la place et être au calme", lâche l'un d'entre eux.  
 
Ce soir-là aux Sorinières, quand ils parlent de ville, les élus pensent agglomération, coût de l'étalement urbain en infrastructures, équipements et services. Pour la plupart des habitants présents, la ville c'est l'espace autour de leur maison, la tranquilité de leur rue, la forme de leur lotissement, la personnalité de leur commune. Pour beaucoup, densité ne peut vouloir dire que cité. L'horreur, quoi."
 
Cela traduit bien deux choses:
 
- l'état d'esprit fortement implanté du "ma maison, ma voiture, mon jardin", une translation moderne de nos instincts territoriaux, les mêmes instincts qui nous poussent à trainer à liberer une place de parking quand quelqu'un attend derrière.
 
- l'importance de la perception de l'espace, au moins aussi déterminant que sa réalité, urbaine, materielle ou sociologique. Avoir une ambition sur la ville, c'est agir aussi et surtout sur sa perception et sur ses usages.
 
Faire adhérer les habitants à la possibilité de disposer d'un espace à soi dans une maison de ville, ou dans un logement intermédiaire, c'est déjà faire une partie importante du travail de reconquête de l'espace urbain.

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