Ailleurs je ne sais pas, mais ici il y a tout à faire, et des élus qui n'attendent que d'être convaincus.
Ailleurs je ne sais pas, mais ici, il y a des acteurs du cadre de vie qui croient en l'avenir, qui croient même qu'ils peuvent influer sur le cours du temps.
Ailleurs je ne sais pas, mais ici il y a des jeunes qui rêvent d'autre chose que d'un taux de croissance.
ailleurs, je ne sais pas mais ici, la terre est vierge et propice aux idées nouvelles, pour autant qu'il y ait des esprits pour les porter.
Ailleurs je ne sais pas mais ici, personne ne sait ce que notre terre sera quand les paysans n'y seront plus.
Ailleurs je ne sais pas mais ici, nous sommes plusieurs architectes, paysagistes et chercheurs à tenter de trouver des réponses sans se contenter, lâchement, doctement, de "poser des quéstions".
Car ailleurs, je ne sais pas mais ici, oui, trouver des solutions implique de mettre les mains dans le cambouis de la politique, de remuer le lisier des mémoires, de se coltiner le menu des pensées les plus sales.
Mais ailleurs, je ne sais pas mais ici, on trouve chaque soir la satisfaction de s'être rendu utile.
Alors ailleurs, je ne sais pas car ici, il y a trop à faire, pas assez de temps pour regarder ailleurs. Ici, nous sommes trop peu...
Aujourd'hui, J'ai rencontré deux confrères. L'un est un vieux sage, l'autre un jeune loup. L'un met en jeu son agence, l'autre sa santé. Le premier ne parvient pas à répondre à ses contrat dans les temps, le second n'a pas assez de mains pour tous les satisfaire.
Ailleurs, je ne sais pas mais ici, je connais deux architectes qui passeront un mauvais noël parceque de jeunes diplômés talentueux préfèrent se faire exploiter à Paris ou à Lyon, plutôt que de progresser à Dijon...Ou ailleurs.
Joyeuses fêtes à tous,
Noffo.