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AL Respire le Grand aR ! Profil : DirecteurNote : 4.3/5 pour 13 votes | Prendre en photo un bâtiment dans une rue et la publier dans une revue, c’est s’exposer au risque d’être poursuivi par l’architecte qui a conçu l’édifice si on ne lui a pas demandé son autorisation au préalable. Des procès récents contre des éditeurs de cartes postales ont d’ailleurs démontré qu’on ne pouvait pas impunément reproduire l’image d’un bâtiment. Certes, il est vrai qu’une carte postale fait partie d’une démarche commerciale et qu’il semble naturel que son éditeur se doive de payer un droit de reproduction pour la diffuser. Il n’en reste pas moins qu’il est de plus en plus difficile de photographier le patrimoine français sans s’exposer à un paiement de droits et pire, à des poursuites. En attendant, les sommes réclamées ne cessent de gonfler lorsqu’une demande d’autorisation de photographier un édifice public est formulée. Les prétentions des demandeurs sont devenues si exorbitantes que les photographes ou leurs agences ont de moins en moins envie de s’y plier. Ces exigences ont provoqué une vive irritation parmi les photographes qui se chargent de diffuser des clichés d’information. Certains architectes ne réclament que la mention de leur nom accompagnant ce genre de cliché mais d’autres sont moins conciliants. Néanmoins, personne ne trouve à redire lorsqu’il s’agit de percevoir des droits sur une image reproduite sur un tee-shirt ou n’importe quel autre support diffusé à des fins commerciales. Il n’en reste pas moins que l’édition des livres d’art ou d’architecture risque de souffrir de l’attitude des architectes et des artistes de la rue. Il y a quelques années, de nombreux édifices de Paris et d’autres villes n’étaient pas considérés comme des oeuvres d’art par les tribunaux. Par contre, prendre en photo la Tour Eiffel la nuit implique des droits car l’éclairagiste est protégé. Le journal «Le Monde» rapporte que la veuve d’Otto von Spreckelsen, l’architecte de la Grande Arche de la Défense est la «bête noire» des preneurs d’images alors que d’autres concepteurs se montrent de plus en plus intransigeants. On ne peut donc pas diffuser la photo de la pyramide du Louvre et de bien d’autres bâtiments sans acquitter de droits mais cette disposition, qui profite surtout aux architectes, constitue un frein énorme à la diffusion de la connaissance comme l’ont souligné les participants de la table ronde intitulée «La Photographie, l’Image, le Droit» organisée le 30 mars 1999 à la maison européenne de la photographie à Paris. Les architectes n’ont pas tort de défendre leurs droits et les images de leurs oeuvres mais ont-ils vraiment raison quand elles sont construites dans un espace public avec des fonds publics ? Ont-ils aussi le droit de charger un seul photographe, choisi par eux-seuls, de diffuser des clichés de leurs bâtiments ? On assiste aussi à une sorte d’escalade, entre l’architecte, le photographe et le propriétaire du lieu photographié pour percevoir des droits. Au bout du compte, les publications ne peuvent plus supporter les coûts élevés de reproduction et il semble urgent d’apporter des aménagements afin de faciliter l’accès à l’information et à la connaissance. De nombreux livres consacrés à l’histoire de l’art, à l’architecture et à la photographie n’ont ainsi pu paraître du fait de droits d’auteurs trop élevés à payer. Maintenant, les musées ou des institutions publiques font payer les droits de reproduction des oeuvres en leur possession en oubliant que leur mission est de mieux les diffuser. Il existe donc un imbroglio certain dû au fait qu’on assimile trop facilement des reproductions d’oeuvres ou d’édifices diffusées à titre d’information avec celles qui sont utilisées à des fins commerciales.
Résultat : la diffusion de la connaissance, qui est un devoir, est limitée par cette question de droits d’auteurs. lu sur http://www.artcult.com/news3_31.htm |
AL Respire le Grand aR ! Profil : DirecteurNote : 4.3/5 pour 13 votes | l'idéal est donc d'etre architecte et de photographier ses propres édifices 8) |
di cinarca Architecte et Rêveur!Note : 4.3/5 pour 3 votes | Droits d'auteur = censure ? UN DEBUT DE REFLEXION !
Les droits d'auteur ainsi que la propriété intellectuelle limitent la diffusion des œuvres et des idées. Pour se faire le système qui s'est installé et que je décrirais comme un animal routinier apolitique et fainéant qui utilise la corruption. Freiner le développement de la pensée humaine en la soudoyant, tel en est la conséquence . Chaque taxe (somme d'argent destinée à engraisser un éditeur, un auteur- qui doit n'etre que justement mais pas abusivement retribué - ou un état ) est un grain de sable dans l'évolution de l'espèce. Les auteurs sans éthique se fourvoyent dans cet étrange marché : l'argent plutôt que la diffusion. Mais ces mots que l'auteur- pas le commerçant - a pu assembler, ces phrases qu'il a composées ont plus de sens lorsqu'ils passent d'un cerveau à l'autre qu'enfermés dans les coffres de nos banques. Ainsi la gratuité sur Internet n'est pas un dogme, elle s'applique seulement à ce qui est gratuit : la pensée. Le coca et autres produits seront toujours payants même achetés par l'intermédiaire d'Internet. Point de dogme sur Internet mais un révélateur de nos erreurs passées. La pensée (artistique, philosophique, scientifique, politique...) n'est pas un produit de consommation fruit d'un travail individuel et personnel mais une œuvre universelle qui va au-delà de l'horizon et puise sa source dans les systèmes, les galaxies, les nébuleuses... Les macro mondes qui nous inspirent. Sur Internet (réseau aux connexions synaptiques) cette pensée éclatée se condense pour ne former plus qu'une... Poussière d'étoiles... Ceci etant dit , ceux qui travaillent activement et passionnement à animer ce site ( j'en suis ) , le font gracieusement ... pourtant il acceuille de la PUB ...
Cela rapporte-il ? Et à qui ? Est ce au détriment des auteurs ? Personnelement je me suis posé ces questions ! Et je suis convaincu que prochainement aROOTS nous donnera des reponses satisfaisantes! |
AL Respire le Grand aR ! Profil : DirecteurNote : 4.3/5 pour 13 votes | Oui Guidu, s'il ya de la pub sur aROOTS, c'est uniquement pour payer un serveur de bonne qualité qui permette de télécharger des images, de mettre des forums puissants, d'avoir des bases de données, de l'espace disque... etc...tout cela à un prix (élevé)et comme je l'ai dit dans l'introduction, aROOTS est avant tout une association : seule la publicité que vous voyez apparaître sur les bannières financent ce site :" En visitant nos partenaires, vous contribuez indirectement et sans verser un centime de votre poche au financement du site et au maintien de la qualité du service".
Le marché de la pub s'écroule sur le net, c'est un fait. aROOTS travaille avec des régies publicitaires, qui utilisent aROOTS comme support et mettent des pubs, qu'ils justifient comme étant ciblés pour les visiteurs de aROOTS ( parfois je me demande quels sont leurs critères de ciblage). En surfant sur le net, il n'est pas rare de voir des services qui étaient gratuits autrefois passer au payant : soumissions dans l'annuaire, lire des articles...etc...
Je connais beaucoup de sites qui ont fermé faute de pouvoir payer leur hébergeur, mais j'espère que aROOTS n'en fera jamais partie...car sinon l'architecture sur le net serait bien malheureuse ;-) |
di cinarca Architecte et Rêveur!Note : 4.3/5 pour 3 votes | |
carlo sarno Note : 4.7/5 pour 3 votes | Très bien Al ...
très bien Guidu ...
toujours comme cela ... le feu éprouve l'or !!!
cordialement, Carlo |
di cinarca Architecte et Rêveur!Note : 4.3/5 pour 3 votes | AL dit :
Le marché de la pub s'écroule sur le net, c'est un fait. Pourtant Suivant LE « MONDE INTERACTIF » du 30.10.02 :
" Les chiffres de la publicité sur Internet pour le 1er semestre 2002 sont encourageants
Une étude TNS Media Intelligence souligne qu'Internet est devenu un média à part entière, avec 127 millions d'euros de recettes publicitaires brutes pour le 1er semestre 2002.
Après la pluie vient le beau temps. C'est en quelque sorte ce qui ressort de l'étude menée par TNS Media Intelligence pour l'IAB France (Internet Advertising Bureau) et l'e-syndicat. Après une année 2001 amorphe en matière d'investissements publicitaires sur Internet, 2002 semble être une meilleure cuvée. Même si le beau fixe n'est pas au rendez-vous, on commence tout de même à y voir plus clair. " QU'en est il ???? |
AL Respire le Grand aR ! Profil : DirecteurNote : 4.3/5 pour 13 votes | C'est vrai que 2001 a été une année mitigée par rapport au début du net ou les prix des annonceurs étaient au plus haut. Il est vrai qu'en cette fin d'année 2002, on constate une légère hausse, mais on est encore très loin des prix de 1999. Une alternative à la PUB est le passage au payant, mais c'est une alternative qui ne m'intéresse guère. Mais par raport aux évolutions du net, il est clair que de plus en plus de services sont désormais payants, et je pense, qu'il y en aura de plus en plus : téléchargements, archives, photos, emails, ...etc...
On va certainement regretter la belle époque... |
Naya Note : 2.8/5 pour 4 votes | Tres interressant!!!!
Le droit d'auteur est là à la base surtout pour proteger l'auteur.... l'architecte...comment creer du droit sans que cela nuise? la est la question... "la diffusion de la connaissance, qui est un devoir, est limitée par cette question de droits d’auteurs."
Oui mais il faut voir plus loin. Certains detournent les lois pour profiter financierement de tout ce qu'ils peuvent...ne faut il pas plutot s'interroger sur la morale des gens? Car effectivement....les droits d'auteur ne sont pas la uniquement pour gerer le fric...c'est aussi pour permettre a l'auteur de la chose de surveiller le type de diffusion. ex: imaginez que qulequ'un fasse un film porno avec l'Institut du monde Arabe comme decor... l'auteur a le droit de protester... O.K. il peut demander a se faire payer parce qu'on a utilise son oeuvre...mais il a surtout le droit de refuser que ses images soient diffusée dans ce contexte. Peut etre que les lois sont mal faites....mais avouer au moins que le drpit d'auteur est surtotu detourner pour une histoire de profit alors que l'idée qui se trouve derriere est bien plus noble, non? |
di cinarca Architecte et Rêveur!Note : 4.3/5 pour 3 votes | Je viens d’assister à une conférence sur le thème « l’Architecte et le droit d’auteur » par Michel Huet Avocat, qui est aussi prof. de droit à l’école d’Archi de Versailles. C’était intéressant...
Si cette question vous passionne, moi c’est plutôt le Devoir d’auteur de l’Architecte qui m’intéresse ! allez consulter son site :
http://www.michel-huet.com/
Vous y apprendrez des choses utiles ! |
di cinarca Architecte et Rêveur!Note : 4.3/5 pour 3 votes | Point de vue De Bernard Marrey, historien de l'architecture, Paris : « L'assimilation du droit des architectes au droit d'auteur est un abus de langa-ge. Un architecte est quelqu'un qui est payé pour réaliser le programme défini par un autre (le maître d'ouvrage) et réalisé par un autre (l'entrepreneur). Que l'architecte ait un droit sur ce qu'il dessine, sans doute, mais ce ne peut être un droit d'auteur, car il n'est pas "l'auteur" du bâtiment. Si droit il y avait, le maître d'ouvrage et l'entrepreneur devraient en avoir une part… à négocier. » |
alvraposo | Je suis une passionnée de la photographie d'architecture et j'ai eu, déjà, des problèmes quand je veux prendre des photos de certains batiments.
Je trouve ça une vrai betise, car je ne pourrais jamais payer les droits. Je photographe par plaisir, et je ne travaille pour personne. Sera necessaire d'atendre que l'architecte soit mort il y a 70 ans, pour prendre des photos de ses batiments sans payer?
À qui doit-on payer pour photographier les fleurs et les arbres? Et la très belle "calçada" portugaise (trotoir)? Et les "azulejos"? Et les musiciens, doivent-ils payer le droit de jouer chaque musique?
De cette façon là, ou allons-nous?
Ne soyons pas ridicules...
Je vous invite a voir ma plus recente exposition: http://www.pbase.com/m_architecture/motion
Trouvez-vous que je dois être privée de mon grand plaisir? |
toku | la difference entre faire des photos vouées à etre exposes et des photos d'amateur est assez fine
etre photographe est avant tout un travail sensible et non un loisir de consommation, il est clair qu'il est relativement facile de meler les deux. mais tout depend avec qui et pour qui on travail sinon alvraposo je pense que tu pourrais ecrire a SuperSymon ici sur le forum, il travaille dans l'agence de Gabriel Basilico et en plus il parle Portuguais, que alegria nao é ? |