salut Sofiane,
avant de dire quoi que ce soit,tu as également un joli prénom
!!!
merci infiniment de t'etre interréssé a mon sujet de mémoire.
à vrai dire je viens tout juste de m'y atteler.
je n'ai pas encore formulé de problématique claire et précise, je vais là ou le vent m'emporte.
j'expérimente en premier lieu, j'essaie de découvrir de par ce qui a été fait et par moi meme la relation qui pourrait s'établir entre la musique et l'architecture.
" L'Architecture et la Musique sont tous deux des arts dont la notion est véhiculée à plat (notes, partitions, dessins, plans) et dont la perception est volumétrique. Qu'est-ce qu'une musique, en dehors du volume où elle est interprétée ? Qu'est-ce qu'une architecture, si ce n'est d'abord une organisation raisonnée des volumes ?"
Manfred MEISSNER, fondateur d'Architecture et Musique.
je me suis décidée de partir en premier lieu sur la relation peinture/musique. lien qui de tout temps en a suscité plus d'un.
les relations commencent avec Kandinsky qui veut absolument rencontrer Schönberg dès qu'il entend sa musique «Vous faites ce que je fais» lui écrit-il immédiatement ! En effet Kandinsky appelle ses premières oeuvres abstraites «Pièces de musique» et Schönberg donne des «Pièces de couleurs».
peut etre dois je ressentir la relation entre peinture et musique, ce peut etre un excellent intermédiaire entre la musique et l'architecture.
je te copie un article qui pourra surement t'éclairer sur ce sujet.
"L'espace se crée par les pleins et les vides. Les silences ponctuent les sonorités,
les vides font naître les intensités.
Xénakis s'est avancé sur la spatialisation de la musique. Entre autres, dans ses concerts, il a mis les instruments au milieu du public pour que les auditeurs soient traversés par les ondes sonores.
Sa recherche était basée sur l'impact et le rapport entre l'espace et la musique, l'effet tridimensionnel de la réception.
Peindre en musique donne du corps ! Pas dans l'illustration de ce qu'on entend, mais pour faire vibrer le corps : elle donne du mouvement. Il y a une mise en oeuvre du corps, une gestuelle plus ou moins inconsciente qui s'anime face au tableau. La peinture devient un matériau agité par des pulsions profondes. Pollock a dans ce sens travaillé sur le mouvement, et cherché à faire corps avec sa toile. Des artistes ont essayé de traverser l'oeuvre, comme on pénètre dans un espace sonore. On a «musicalisé» la peinture, pour entrer dans la toile. Dans ce sens, des artistes américains ont considérablement agrandi le format des toiles. Il ne s'agissait parfois plus de signes sur la toile mais d'émotion globale par la présence même de l'impressionnant format. Barnett, Newman, Rothko...ont fait des champs de couleurs impressionnants et dynamiques.
On peut dire que l'oeuvre peinte se découvre dans un espace donné. Le voyage, l'environnement, la mise en scène, la situation spirituelle de l'oeuvre, influent sur sa réception. La musique ne s'entend qu'interprétée. Au-delà du compositeur, l'interprète recrée l'oeuvre, investit ses propres émotions. L'auditeur, à son tour, la recevra d'une source chaque fois différente, avec sa propre perception.
Couleurs, valeurs.
Certains émettent l'idée qu'en peinture la forme peut apparaître seule, alors que la couleur a besoin de la forme pour exister. De la même façon, en musique, on pourrait dire que le rythme donne une structure au son. Le son n'existe qu'avec le rythme.
La couleur est une vibration de la lumière ; ou plutôt, la sensation donnée par cette vibration-couleur à l'oeil agit comme le timbre d'un son à l'oreille : activement ! Plus elle est pure, plus l'émotion est forte. Elle provoque les sens comme le font les sons, leur dimension spirituelle est particulièrement puissante.
Inlassablement, Kandinsky explore formes, couleurs et rythmes, il étudie leur force intérieure. Il développe un parallèle entre couleur et musique, entre teinte et sonorité. Le jaune est aigu, le bleu, quand il est clair, évoque la sonorité de la flûte puis, à mesure qu'il s'assombrit, celle du violoncelle...
Matisse, pour présenter ses travaux en couleurs découpées, conçoit un album qu'il appelle «Jazz» qu'il veut aussi riche de rythme et d'improvisation que cette musique !
Peintre et musicien, l'italien Russolo, figure marquante du futurisme, fait vibrer intensément les couleurs comme les bruits, pour défendre le modernisme et son emblème : la vitesse.
Bach lorsqu'il composait, se référait à des couleurs pour s'imprégner des émotions qu'il voulait mettre dans un requiem ou une fugue... Messiaen voyait immédiatement la couleur quand il jouait.
Il existe une quantité de recherches sur les relations entre les sons et les couleurs, faites par des artistes, mais aussi par des philosophes, des scientifiques. Les relations basées sur une recherche scientifique autour de l'étude des longueurs d'ondes vibratoires ne fonctionnent pas. Le spectre des couleurs ne coïncide pas à celui des sons. Ceux qui ont essayé de travailler sur des rapprochements de ce type, se sont égarés sur le plan de la perception et des sensations. De plus, la réception des couleurs à travers le monde est culturelle. Des tribus indiennes n'ont que trois couleurs (blanc, noir, vert), les gens du grand Nord ont un éventail de blancs qui nous échappe complètement. Les Japonais introduisent des termes de brillance... On est loin d'une universalité culturelle des perceptions."
je pense commencer par quelques exercices : peindre sur de la musique!!!
la rigueur se fera sentir par la suite.
j'attends ta réponse sofiane.
amicalement, Sahar