Désolé de ne pas avoir pu lire vos avis avant, problème de messagerie.
Je voudrais tout particulièrement répondre à archi.gui. Ce que tu écris me semble empreint d'un fatalisme déprimant. Tu as raison sur tous les arguments que tu avances et beaucoup partagent aujourd'hui ton sentiment (moi même, clairement engagé dans la défense des étudiants ressent quelquefois ce fatalisme).
Mais, je pense qu'il est possible de créer cette union. Nous n'aurons pas l'adhésion, de tous, bien évidemment, (on est en démocratie ! Lol), nous butterons contre les verrous de l'administration, le ministère de la culture nous traitera encore et encore, tout comme nos écoles, comme une part mineure de sa responsabilité ministérielle, mais devons nous pour autant laisser des décideurs incompétents en matière d'éducation (ministère)
restreindre nos droits au savoir et à se former ? (HMO, ... réforme, ...)
Devons nous laisser nos administrations et corps pédagogique décider sans le regard critique de l'étudiant ? Devons nous nous laisser déborder par des mesures et coutumes portant atteinte à notre intégrité physique ? (problème de la fatigue sur lequel je vais revenir) ? Peut on laisser nos écoles sous financées répercuter leurs dettes sur nous, étudiants ? (problème des frais d'inscription illégaux)
Je ne crois pas que nous pouvons nous permettre ce fatalisme. Fatalisme qui nous pousse encore et encore un peu plus vers la norme, vers le conditionnement de nos esprits. Où est donc cet esprit critique qui est censé diriger nos formations ? Sans doute l'avons nous tous cet esprit critique, mais je pense qu'il doit se réaliser par la parole, la communication et l'action. Donc, nous devons impérativement créer ce mouvement d'union.
Je veux m'intéresser maintenant à la réaction de snoop (concitoyen scolaire ! Lol !)
Certaines écoles pratiques des frais dit de "scolarité" ou aussi "périscolaires" qui ne sont pas remboursables pour les boursiers ou pour les bénéficiaires du remboursement de l'inscription. Cette mesure, pratiquée dans quasiment toutes les universités de France, n'est pas encadrée par la loi (pas de décret fixant des montants fixes, ni un caractère facultatif, ou autre). Ces montants SUPPLEMENTAIRES varient d'une école à l'autre, d'une université à l'autre, d'une filière à l'autre. L'UNEF a porté devant tribunal administratif ces universités qui pratiquent (encore) ces frais et ont obtenu gain de cause.
Les écoles d'architecture ont ce quelque chose particulier qui fait qu'elles sont sous tutelle du Ministère de la Culture. Mais, elles sont comme les universités des établissements publics et sont donc régis par les mêmes lois que les universités. Dans nos écoles on nous ajoute une somme à nos droits d'inscriptions, en nous la faisant passer pour obligatoire et non remboursable (ce qui est totalement illégal !), et en couvrant cette illégalité par un service flou (frais périscolaires), ou pour le paiement
d'un service faisant partie intégrale de la pédagogie (voyages, accès au centre informatique, ...)
Ce qu'il faut savoir, comme règle d'or, c'est que tout service nécessaire à la formation de l'étudiant, tout outil pédagogique, toute chose servant à l'étudiant dans ses études, ne peut faire l'objet de frais d'inscription supplémentaires.
Autre chose, quand vous payez vos droits d'inscriptions, une partie est déjà réservée aux associations, hors, dans mon école, par exemple, on nous taxe une somme supplémentaire pour les assos.
Cette année, dans mon école, j'ai pu débattre de ce problème avec des responsables administratifs et nous avons pu obtenir le remboursement pour une partie des étudiants (étudiants boursiers). Le recours devant tribunal administratif est difficile et l'arrangement amiable impossible, car nous sommes des petites structures et tout action de ce type porte atteinte à nos écoles et donc à nos études. Sur ce sujet, par exemple,
il serait utile d'avoir une union étudiante, pour discuter directement avec le ministère
concerné.
Pour répondre à Grem, l'initiative m'intéresse vivement. Internet peut beaucoup aujourd'hui, mais nous devons aussi informer dans nos écoles par affichage et annonce orale des idées.
Cette union, c'est par les associations que nous devons la réaliser. Des BDA existent et plus utiles que les BDA, au niveau de la défense étudiante, les CVE, qui lutte pour les avancées pédagogiques. Nous irons ainsi plus vite en unifiant ces structures existantes.
(Je vais faire un tour du côté du forum.)
Il faut que nous utilisions cette capacité immense de réflexion, conception et production que nous donne nos études pour justement les faire avancer.
Sur le problème de la fatigue que j’ai évoqué plus haut et qui peut être l’objet d’un grand débat national dans les écoles d’architecture et même dans les universités, nous sommes tous confrontés au poids de la fatigue physique, et nous connaissons tous la « charrette », mot que je déteste par-dessus tout !! lol ! Oui, nous étudions, oui, cela prend du temps, sur nos journées et sur nos nuits surtout. Bien sûr qu’il faut répondre et réaliser le travail demandé. Mais, ce que je vois autour de moi, quand deux charrettes se succèdent, ou quand l’emploi du temps rend impossible la réalisation, c’est les médicaments pour tenir, les gens qui se sentent mal, les étudiants qui tombent malades (les moins costaud gravement, certains arrêtent carrément les études à cause de la maladie). Enfin, vous connaissez ça comme moi. Il ne faut pas dramatiser, certes, mais, juste pour exemple, à l’issue d’une semaine particulièrement chargée (autisme de certains profs pour des raisons X ou Y, emploi du temps impossible à répartir du fait d’une surcharge de matières, …), nous avons fait venir la médecine préventive, de façon à avoir un bilan de santé des étudiants. Le compte rendu des médecins est accablants et déplorable. Ce qui me vient à soulever cette question : travailler, ok, mais jusqu’à quel point ? La passion, ok, mais jusqu’où ?
L’ère de la charrette est révolue, elle correspond à une époque, et c’est plus l’époque.
Aujourd’hui dans mon école, au niveau des 3è 4è et 5è année, il y a un certain malaise, un manque de motivation. La réforme et son lot de surcharge sont en partie responsables. Il y a du travail sur ce point là.
Continuez à réagir, tout se met doucement en place. Il faut franchir le pas maintenant.
Adrusbal33