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Pour ou contre la reforme




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Reforme L.M.D

 
n°2825
zezette
Profil : aRootsien(e) de bois
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 24-04-2005 à 01:05:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
ca me fait plaisir de voir que le ton est redescendu...
 
je veux juste vous dire que je commence a lire les decrets de la reformes ainsi que les papiers et contrendus de la villette et je suis finalement assez d'accord avec pas mal de leur revendications meme si le separation de la maitrise d'oeuvre et du diplome ne me parait toujours pas abhérente...peut etre qu'a la fin, je me serais tout a fait convaincu...
 
sinon en discutant avec un mec de rouen j'ai appris que l'année de maitrise d'oeuvre serait selective avec une prise sur dossier!!! est ce vrai ou est ce une des multiples interprétations des decrets? si c'est la cas, je commence a comprendre pourquoi certain s'inquiète  vraiment...  ca plus la difficulté a trouver un stage font beaucoup d'obstacle pour devenir maitre d'oeuvre...
 
sinon, je voulais juste rajouter que le SOS ARCHI lancé a beaubourg été une très bonne idée et que j'y aurait bien participé, c'était bien mieu que les journées de l'archi...

mood
Partenaire
Posté le 24-04-2005 à 01:05:23  profilanswer
 

n°2826
JulienEAN
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 24-04-2005 à 13:41:46  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Ce post est vraiment déchainé ! C'est bien, cette réforme il faut en parler.
D'abord, quelques précisions par rapport à ce que j'ai pu lire ça et là, la DAPA s'est engagée pour l'instant sur les points suivants (je crois qu'elle les tiendra, mais bon, on verra) :
 
- Tout titulaire du diplôme d'architecte d'état (à bac +5) peut passer "l'habilitation de l'architecte d'état à exercer en son nom propre la maîtrise d'oeuvre" (donc pas de sélection)
 
- Cette formation est une habilitation nationale (mais pas un diplôme, ce qui aurait été à mon sens problématique), organisée par les écoles d'architecture, et validée par elles (le jury se fait dans les écoles, seule interférence, à mon avis justifiée, un membre du jury sur les 4 est un archi choisi par l'ordre). Donc pas de validation par l'employeur (avis consultatif), ni par les organismes professionnels (sauf cet archi nommé par l'ordre) et encore moins des groupes de BTP (vaut arrêter avec ça...).
 
- La partie "mise en situation professionnelle" n'est pas un stage, mais bien un emploi salarié (donc selon les lois de notre pays, payé au SMIC minimun, a priori l'idée ce serait même plus). Il faut reconnaître, je crois, que ce statut pourrait se révéler plus confortable que l'actuel stage de 6ème année)
 
- Elle peut être effectuée en un an
 
- Elle n'empêche nullement de faire avant ou après un autre diplôme (DSA ou master universitaire) ou un doctorat
 
- On peut la passer quand on veut, à la suite de nos études ou bien après indifféremment.
 
Je dois en oublier, mais ce n'est pas grave. L'essentiel selon moi est de reconnaître ce qui est pour l'instant dit par la DAPA et de cesser de dire un peu tout et n'importe quoi. Le texte sur la MO est loin d'être voté, et bcp de choses devraient encore changer. Afin que cela ne deviennent pas n'importe quoi, il faut que les étudiants, avec leurs représentants, s'impliquent dans le débat. A titre personnel, je suis plutôt favorable à la dissociation dans la mesure où elle peut amener une meilleure reconnaissance de cette capacité fondamentale pour un architecte qui est de prendre la responsalité juridique d'un bâtiment. Le problème est pour moi de savoir comment cette formation sera faite, car selon les cas, cela peut être la catastrophe pour le métier que prophétisent certains ou bien amener une mutation salutaire et nécessaire de notre profession.
 
Il n'en reste pas moins qu'à mon avis, les textes proposés récemment par la DAPA, tout comme les autres qui l'ont précédés, sont plus que problématique, et amène en gros une "6ème année maitrise d'oeuvre", impossible à mettre en place dans les écoles car beaucoup trop lourde en enseignement (y'a même un projet...). Les questions de la capacité d'accueil des agences, de la cohérence nationale de l'habilitation, de l'identité du diplômé architecte d'état sec par rapport à celui en formation et celui qui a l'habilitation ne sont pas réglées. De plus, il est difficile de se positionner sur un texte sur la MO tant que le statut proposé par la profession n'est pas arrêté. Ce texte sera à mon avis refusé par tout le monde (ordre, directeur, profs et étudiants) donc je ne m'en inquiète pas trop... Reste aux étudiants à faire des propositions plus convenables pour nous et pour l'avenir de la profession.  
 
Je crois que cette habilitation devrait beaucoup plus légère, et faite pour être passer par ceux qui veulent monter une agence, ou devenir associé, au moment où ils souhaitent le faire. Donc, a priori peu de gens devraient la passer au sortir des études. En revanche, les diplômés à bac +5 doivent être des archis "complets", j'entends par là que leur savoir est théorique et pratique, qu'ils sont capables de suivre un chantier (ou apprennent à le faire rapidement), qu'ils ont une bonne connaissance des réglements, de la construction, etc. En fait, ils correspondent exactement à un jeune diplômé actuel, qui va choisir d'aller travailler comme architecte salarié dans une agence, la seule différence étant qu'ils ne peuvent pas assumer la responsabilité juridique d'un bâtiment, c'est à dire signer seul un permis de construire (déjà aujourd'hui, ce n'est pas le salarié qui porte cette responsabilité). Si il souhaite un jour monter sa structure, il s'incrit dans la formation "MO" (dsl, le vrai nom est trop long), qui est organisée par les écoles. Il fait valoir son experience en la matière, et en fonction reçoit plus ou moins de cours et doit ou non faire la mise en situation professionnelle. Des cours de gestion, de droit du travail, etc. lui sont proposés et il trouve là des conseils salutaires pour monter correctement sa structure. Finalement, dans cette formation il ne devrait pas tant être question d'architecture (car on est d'accord, le suivi de chantier, ça fait partie de l'architecture), mais plutôt de la façon de gérer une "entreprise d'architecture" et les responsabilités que cela entraînent. Dans cette hypothèse, il faut encore régler la problématique question du titre (pour moi, il est accessible à tout diplomé bac +5, peut-être qu'il devient une appelation) et la question de la signature "droit d'auteur", car il faudrait qu'un chef de projet puisse se servir des projets qu'il a mené au sein d'une agence comme référence (Je suis pour la dissociation entre la signature de responsabilité juridique et la signature d'auteur, jusque là plus ou moins imbriquées...)
 
Conçue de cette manière, on voit bien que cette habilitation ne sera pas "nécessaire" pour se prétendre architecte, et que c'est bien le diplôme à bac +5 qui conférera cette reconnaissance. Et donc ceux qui se destineront à des professions dits "métiers de l'architecture" ou d'autres encore pourront bien obtenir ces postes en tant qu'architectes, et non en tant que titulaire d'une sorte de "master d'architecture".
 
Voilà, je crois que la principale polémique autour de cette fameuse formation est que tout le monde y accorde un sens différent, sans trop expliciter ce sens. La "dissociation" du diplôme n'est pas problématique en soit, c'est plus ce que l'on met dans chaque part qui peut le devenir !

n°2827
FG
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 24-04-2005 à 15:51:30  profilanswer
 

Je voudrais revenir sur deux points qui me paraissent extrêmement problématiques dans cette situation et vous demander d'y accorder un peu d'attention:
 
1) Faire du master d'architecture notre diplôme reviens à faire un master d'architecte.
 
1er problème : où est l’ouverture à l’université si notre master est aussi spécialisé ? On reste dans le même problème d’avant réforme, entreprendre des études d’archi, c’est les finir ou ne rien avoir. De plus, ne limite t-on pas finallement encore daventage les champs de l'architecture dans l'esprit des gens? (qui ne sont pas seulement le métier d'architecte)
 
2e prob : Seuls les diplômes de troisième cycle sont protégés au niveau européen. On perd ici un acquis précieux d’il y à quelques années, à savoir un diplôme de troisième cycle pour revenir à un de deuxième cycle.
 
3e prob : Il est précisé dans l’avant projet « Arrêté relatif à l’habilitation de l’architecte diplômé d’état à l’exercice en son nom propre de la maîtrise d’œuvre » (A quand une qualification de 30 lignes ? on sera au moins sur de ne plus passer pour des cons !!!) :
‘’Cette formation est accessible de plein droit à tous les architectes (ici signifiant : candidats au titre cité plus haut) qui justifient [soit…soit…], soit d’un titre français ou étranger admis en dispense ou en équivalence du diplôme d’état d’architecte français ‘’  
la loi de 1977 précise en effet ces équivalences qui jusqu’aujourd’hui n’avaient aucun droit particulier, on y voit entre autre les ingénieurs du bâtiment et autres professions du genre…
 
Pensez vous qu’il soit judicieux de donner la maîtrise d’œuvre à ces personnes ?
 
J’en arrive donc à mon second point :
 
2) La différence entre maîtrise d’œuvre et droit de signer le PC .
 
La qualification proposée aujourd’hui par notre chère tutelle associe les deux.
 
Hors, si un ingénieur est tout à fait apte à construire un édifice (pour rester dans des mots nobles) je doute qu’il soit toujours capable de prendre en compte des donnés sociale, philosophique, plastique, déontologique, et j’en passe, sans passer par une école d’architecture.
 
Je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet pour cette fois bien que de nombreux points me démangent, j’espère avoir été clair sur ces quelques points…
 
tant que j'y suis, jetez un oeil sur cet article  
http://www.liberation.fr/page.php? [...] =291497&AG
 
GF

n°2830
levengeurm​asque
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 25-04-2005 à 10:07:51  profilanswer
 

Je trouve que le débat prend une tournure vraiment interressante.
En fait, cette reforme, c'est savoir si on peut faire evoluer un métier ou pas. Chacun est bien sur libre d'avoir ses opinions, et c'est beaucoup plus noble d'en avoir et de les defendres que de ne pas en avoir du tout.
Sinon, il est vrais que les textes de la Dapa sont tres flou et comporte des points à corriger. Neanmoins ,sur le fond, la separation du Diplome et de la MO est une bonne chose. REste que cette formation complémentaire ne doit pas oublier qu'il faut deja une premiere formation en MoMo en 4 et 5 année pour tous le monde. Cette formation, et c'est sur ces points qu'il faut ce battre, doit etre accessible uniquement au detenteur d'un DEA.
Enfin, et c'est en cours, le statut d'employée en agence en cours de 6 année devrait etre bien meilleur que l'actuel, et la Dapa prevoit une eventuel suppression des charges sur le salaires, en echange de quoi l'archi doit prendre du temps pour former son employée à la Mo.
Sinon, je tenait à dire que le fait "d'avoir juste" un DEA n'empeche en rien d'aller sur les chantiers, d'iamginer des batiements ou de faire ce que l'on veut, si se n'est prendre le risque de signer un plan. Rien empeche de reflechir à des nouveaux statuts pour les agences d'archi avec un DEA+un DEA avec Mo en associé.
Enfin, et c'est vrais, il y a une multitude de metier (design, mise en scene, urba, ...) qui ne necessite pas de connaitre la Mo (si ce n'est les fondements aprit en 4 et 5 année).
 
PS : cette reforme, ça fait deux eans que l'on en parle, notament de la separation du la Mo et du diplome. Ce reveiller aujourd'hui et vouloir revenir en arriere est utopique. Par contre, nous avons encore de la marge pour pousser cette reforme dans le bon sens. Ne nous trompons pas de combat, au risque de la perdre totalement.

n°2831
mael
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 3.5/5 pour 2 votes
Posté le 26-04-2005 à 12:19:31  profilanswer
 

Il y a eu un article dans le monde de samedi je crois sur la grève des étudiants en archi et la manifestation du 21 avril à Paris... Je n'ai pas réussis à récupérer l'article sur le site du monde... de toute façon pertinence de l'article quasi nulle...  :(

n°2832
FG
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 26-04-2005 à 15:22:03  profilanswer
 

Je suis ton opinion, levengeurmasqué, sur ce qui est de la tenue des discussions dans ces forums! Par contre, je ne vois vraiment pas en quoi cette séparation puissent avoir de si grands aventages!
 
Aujourd'hui, l'architecte à le choix entre prendre la responsabilité de la maitrise d'oeuvre ou non. Cette décision, sur quoi la prend t'il?
 
D'une part sur des convictions ou envies personnelles, un choix de vie en somme. Ceci sera plus difficile à mettre en oeuvre;  
premièrement le système de stage long proposé ne donnera pas autant de place que de candidats y aspirant, comment les choisirs alors? Aucune enquète n'ont été faites de la part du minitère pour vérifier si leur proposition est applicable.
deuxièmement l'éxonération d'impôt tant attendu (j'étais au ministère mercredi 13) a été lachée en désespoir de cause par notre tutelle sans réffléchire au conséquence de concurence déloyale que cela provoquerais par rapport à nos ainés d'un an qui eux auront cette capacité. (à discuter plus tard si vous le souhaitez)
 
D'autre part sur un principe d'évidence: l'architecte est aujourd'hui responsable de tout sur un projet. Est-ce qu'un jeune architecte prendrait le risque de foutre sa vie en l'air en suivant une maitrise d'oeuvre qu'il ne serait pas apte à mener?  
 
quelque précision d'ordre général:
Aujourd'hui, 0.8% des architectes pourraient être dans ce cas, cad ouverture d'une agence immédiatement après optention du diplôme. Est-ce raisonnable une réforme qui concerne moins d'un pourcent des diplômés?
De plus, en France les jeunes diplômés ouvrent leur agences après 6 à 10ans d'immertions proffessionnelle avant de revendiquer le droit à la maitrise d'oeuvre.
Ensuite les chiffres de l'ordre montre que se sont les vieux architectes et non les novices qui sont responsables de la hausse des cotisations...
Pour finir, les inscriptions à l'odre pour pratiquer la maitrise d'oeuvre se font autour de 39-40 ans
 
Il est évident que ni 6mois, ni 3ans ne forme à la maitrise d'oeuvre, cette mesure est pour moi une imposture. D'autant plus que ni le LMD ni les conventions Européennes ne l'impose. D'autre solutions sont possibles et peuvent encore être proposées.
 
Réffléchissons et débatons, je suis près à remettre mes opinions sur le tapis et y réffléchir. Mais je reffuse de laisser appliquer une réforme d'une manière qui m'a tout l'air d'être une sorte de chantage...(dite le moi si je vais trop loin, mais encourager les écoles (dont les directeurs sont nommés par la DAPA) à anticiper une réforme dont on ne sait quasiment rien pour ensuite dire que si elle n'est pas appliquée, pas de diplôme...qu'est-ce que c'est?)
 
Je ne parlerais pas plus, fidèle à ma devise, pas plus d'un point à la fois...:)
La prochaine fois, je sent un débat sur l'apauvrissement des études instoré par cette réforme...:)
 
FG

n°2833
JulienEAN
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 27-04-2005 à 01:43:58  profilanswer
 

Juste un petit point par rapport à l'anticipation.
 
Je suis pas un inconditionnel des méthodes de concertation de la DAPA, loin de là. Cependant, au niveau de l'anticipation, elle a permis à Nantes de remodeler et de "remettre à jour" une pédagogie qui en avait besoin, et de le faire non pas dans la précipitation, mais dans une expérimentation progressive. Conjugué au fort renouvellement du corps professoral, cette anticipation a donc, à mon avis, améliorer de façon sensible l'enseignement. Le bilan de ces expérimentations ont permis de modifier certains points du décret (notamment sur les répartitions d'heures, d'UE, etc.) qui était encore à l'époque en concertation dans les instances. Je trouve donc que cette anticipation était tout à fait positive, et il est vrai qu'aujourd'hui, après 3 ans de préfiguration en "master" et 2 en "licence", je ne crois pas que l'école de Nantes (que ce soit l'administration, les profs ou les étudiants) se sente le couteau sous la gorge pour ce qui est de l'habilitation et du passage dans le nouveau système.
 
En revanche, si en raison de pressions diverses, le décret était maintenant suspendu et remis en cause, tout ce travail n'aurait servi à rien et il faudrait retourner encore pour un an ou deux à l'ancien système (ce qui serait chiant mais faisable...). Juste pour donner un ordre d'idée de ce travail, il y a du avoir un peu plus de 300 heures de Conseil des Etudes pour mettre en place cette réforme (j'ai du participer aux 2/3...), auxquelles il faudrait rajouter une trentaine de réunions du Conseil de Vie Etudiante, une vingtaine d'AG et quelques centaines de pages de contributions étudiantes et enseignantes... Il est donc vrai que l'on a du mal à envisager que cette réforme reparte à zéro...
 
Je crois que dans certaines écoles, des étudiants se sont mobilisés pour prendre la parole quand elle leur a été donné, que dans une certaine mesure cela a été pris en compte, et qu'il y a moyen de continuer comme ça pour faire des derniers arrêtés quelque chose qui améliorera l'enseignement de l'architecture et la situation des jeunes diplômés. Tant mieux si aujourd'hui il y en a plus d'étudiants actifs et que toutes les écoles sont mobilisées, les avis étudiants n'en auront que plus de force.
 
Sinon, je suis en bonne partie d'accord avec FG sur la pratique actuelle de la MO, et je crois que c'est justement de cela qu'il faut partir pour définir cette habilitation décidément problématique (et pas du dernier texte de la DAPA, qui a sûrement été écrit en speed juste pour donner de la lecture aux grévistes parisiens. Je suis même pas sûr que la DAPA croit en ce texte, mais bon...).

n°2838
Junior
Profil : aRootsien(e) de bois
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 28-04-2005 à 22:50:29  profilanswer
 

FG va m'en vouloir, mais nous avions tous deux concocté une série de questions adressées à la DAPA. De toutes façon, nous allons devoir réviser ce texte, donc à ce stade, il peut déjà être publié, de manière à préalablement intéresser les lecteurs ici au véritable débat, et de ne pas fantasmer à droite et à gauche sur ce que diraient les uns et les autres...
 
Notre série de questions:

1) La déclaration de Bologne établit la date finale de la convergence des diplômes europénes aux alentours de 2010. Pourquoi, dès lors, faire preuve d’une telle précipitation dans l’application de cette réforme alors que beaucoup de questions restent en suspens ?
 
2) Plusieurs professions (ingénieurs, maîtres d’œuvre) pratiquent ou prétendent pratiquer la maîtrise d’œuvre. Qu’en est-il de cette notion ? Pourquoi avez-vous pensé opportun de reprendre une notion apparemment floue ? Pourquoi les architectes seraient-ils les seuls à devoir obtenir une capacité ou une habilitation à la maîtrise d’œuvre ?
 
3) Vous affichez votre volonté de ne pas céder aux exigences des professionnels réclamant la mise en place d’une licence d’exercice qui leur permettrait de contrôler l’accès à la commande. Pourquoi dès lors avoir choisi de dissocier le diplôme d’architecte de la capacité à exercer la maîtrise d’œuvre ; dissociation qui ouvre la porte, en cas de changement politique, à la mise en place d’une licence d’exercice effective ?
 
4) Pourquoi avez-vous préféré attribuer un diplôme d’architecte conférant le grade de Master au terme de la cinquième année d’étude, au risque de créer un sous diplôme d’architecte et non un Master ? Ce titre ne risque t-il pas de pérenniser la situation de ces jeunes diplômés comme dessinateurs qualifiés des agences privées, voire à stabiliser et institutionnaliser le statut de sous traitants des architectes dépourvus de commande directe ?
 
5) Cette disposition ne va-t-elle pas dans le sens d’un article récemment paru dans Die Zeit, qui dénonce ces entreprises préférant n’embaucher que des stagiaires au détriment des véritables diplômés ?
 
6) Pourquoi le projet d’arrêté accompagnant le projet de décret parle-t-il « d’habilitation à exercer en propre la maîtrise d’œuvre », alors que le décret parle de « capacité à exercer la maîtrise d’œuvre » ?  
 
7) Le diplôme DPLG correspondait à la polyvalence du métier d’architecte permettant une grande diversification des métiers pouvant s’exercer en parallèle ou en alternance. Pourquoi vous a-t-il semblé nécessaire de le supprimer ?
 
8 ) Pourquoi avoir choisi de réduire les études proprement dites à 5 ans au risque de diminuer le volume d’heures consacrées aux disciplines dites « pour l’architecture » et ainsi de réduire de façon très importante le Travail Personnel de Fin d’Etude (TPFE), qui permettait à l’étudiant de manifester sa capacité d’autonomie dans le travail de projetation, par un Projet de Fin d’Etude (PFE) dont l’ampleur sera nécessairement réduite ?
 
9) Lors de notre entrevue du 19/04/05, vos représentants ont admis que l’un des buts poursuivis par cette réforme était de réduire le nombre d’architectes en France, en ne « lâchant pas dans la nature des hordes d’étudiants incapables de travail sérieux » (sic). Les limites dans les temps (voire l’âge) afin de passer ses diplômes vont dans ce sens, de même que la multiplication des étapes intermédiaires et des phases de la formation. Or la circulaire du 30/06/04 relative à la mise en œuvre de la réforme précise que son premier élément fondateur repose « sur le constat d’un déficit d’architectes dans notre pays et d’un insuffisant recours aux compétences qui leurs sont propres », cependant que le rapport Dauge va jusqu’à s’interroger sur « l’avenir d’une profession qui enregistre une telle hémorragie de jeunes diplômés, au risque de compromettre son renouvellement démographique ».
N’y a-t-il pas contradiction entre ces constats et la création d’un nouveau palier sélectif pour pouvoir devenir architecte au sens complet du terme?  
 
10) Enfin, il semble que cette réforme modifie le rôle de l’étudiant lui même dans la société. Elle le place dans une situation d’adaptation conjoncturelle à une profession en crise plutôt que de permettre aux écoles de mettre en place une réflexion critique à même de transformer la vision de l’architecte.  
Etre un bon professionnel s’acquiert en pratiquant la profession, l’étudiant doit, lui, être préparé à s’y confronter. Ne confondons nous pas aujourd’hui études et profession, formation initiale et formation continue ?
Pourquoi dès lors valider le dernier échelon d’un cursus universitaire par une évaluation d’aptitudes purement technique et professionnelle ?

 
 
Réfléchissez, réfléchissez...
 
 
 
 
[i][/i]

n°2839
Junior
Profil : aRootsien(e) de bois
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 28-04-2005 à 23:08:27  profilanswer
 

En fait, cette réforme pose de nombreux problèmes, certains étant même d'ordre juridique (remise en question de la loi du 3 janvier 1977). Evidemment, tout le monde, surtout les architectes, ne sont pas familiers du monde des lois, des décrets et des arrétés... Et pourtant, il faudrait, car il se cache des choses étranges parmi eux...
 
JulienEAN,  
 
1) Tu dis que sur l'école de Nantes, (ainsi que sur d'autres écoles de province), vous avez été apparemment consulté (ou on a fait semblant de le faire). Chez nous, c'est le dialogue de sourd depuis le début, rien à voir. On ignore nos remarques depuis pas mal d'années déjà...
 
Diviser pour mieux regner...
 
2) Tu dis qu'il n'y a apparemment pas de sélection pour cette fameuse habilitation (ou capacité, à voir)... Mais je ne suis pas d'accord...
 
Déjà, il y a la sélection de type socio-économique, que tu ne prends pas en considération. Enfin, il y a l'arbitraire des agences habilitées à délivrer cette habilitation ou pas, et qui décident de quand et pourquoi le jury final peut avoir lieu. Pour la passer en 1 an, cela risque de n'être le fait que de cas privilégiés...
 
Enfin, les réprésentants de la DAPA, lors de l'AG du 19/04, nous ont bien précisé que dorénavant, une entreprise de BTP comme Bouygues pourrait participer à la validation de notre stage en immersion professionnelle. Nous ne sommes effectivement plus dans un projet de licence d'exercice, dans le sens où celle-ci prévoyait que cette validation ne soit plus le fait que des seuls architectes libéraux.
 
En fait, j'ai le sentiment que les organisations professionnelles, pour le coup, se sont fait doubler par des intérêts concurrents qui se contentent de pousser leurs pions.
 
Cette réforme va dans des directions qui n'augurent absolument rien de bon, qui restreignent l'exercice de la profession à la seule pratique alors que les questions soulevées par l'architecture et son enseignement s'occupent d'un bine plus vaste domaine. La tendance est plutôt préoccupante, puisque comme la DAPA nous l'a également déclaré, le seuil des 170 m² était déjà par ailleurs remis en question, puisque certains pensent tout simplement à le supprimer.
 
Lentement, on progresse, mais vers où?
 
Est-ce vraiment vers le bon sens?

n°2840
levengeurm​asque
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 29-04-2005 à 09:52:38  profilanswer
 

Pourquoi vouloir tout ramener à chaque fois à une sorte de complot contre les architectes. Il est vrais que le lobbying des majors du btp est legerement plus puissant que le lobbying des étudiants en archi (on devrait peut etre créer une chaine de tele pour avoir du pouvoir ;-) , mais je pense que malheuresement, aujourd'hui, nous ne somme plus en mesure de lutter. Il nous faut donc s'adapter au mieux pour essayer de (sur)vivre le mieux possible. D'ou cette reforme qui, il est vrai, et on peut encore le changer, fait rentrer la profession dans les études, mais permet surtout au archi d'avoir une formation plus adapter (DSA, recherche...) et qui peut faire sortir l'archi de ses rails (qui vont actuelement dans le mur).
 
Sinon, quelque proposition sur le texte :
-Il faut exiger que ce soit le "ministre de la culture, chargé de l'architecture", et non le "ministre chargé de l'architecture" qui delivre les diplomes, afin d'eviter d'etre par la suite transferer dans un autre ministere.
-Il faut que le professeur directeur de la 6eme année ait une voie qui compte dans le jury, et que l'invitée de l'ordre ne soit là que à titre consultatif.
-Il faut "obliger" les personnes qui souhaite devenir archi maitre d'oeuvre à faire au moins le deuxieme cycle en école d'archi (eviter les passerelles direct pour les eleves type ingé. ). Il est un peu aberant de filer la MO à des gens qui n'ont jamais fait de projet.
-Demander des explication sur le projet de matrise d'oeuvre.

n°2844
JulienEAN
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 30-04-2005 à 16:14:11  profilanswer
 

Salut,
 
Un petit post pour répondre aux interpellations de "junior"
 

Citation :

vous avez été apparemment consulté (ou on a fait semblant de le faire). Chez nous, c'est le dialogue de sourd depuis le début, rien à voir


 
Il me semble que cette situation est du en bonne partie au refus de certains directeurs parisiens de mettre en place des expérimentations du nouveau système et de participer de cette manière aux débats. De plus, le mépris affiché de certains étudiants envers la DAPA et les instances représentatives, doublée des fausses vérités dans lesquelles ils se complaisent, ne motivent pas il est vrai à venir débattre avec eux. Cela ne fait qu'un mois à peine (et encore) que vous commencer à avoir un discours un minimun précis.
 

Citation :

Diviser pour mieux regner...


 
On est d'accord...
Beaucoup de représentants de "province" ont répondu présent à chaque réveil en sursaut des étudiants "parisiens" (j'utilise des guillemets car je refuse de croire en une opposition Paris/province). Le problème est qu'à chaque fois, ce n'est pas pour débattre d'une position à prendre que vous appellez, mais pour que l'on vienne se ranger à la vôtre... Si on est pas d'accord avec vous, on est au choix des imbéciles, des soumis voire des collabos, et on nous taxe de ne pas être de "vrais représentants". Comme pour vous, agir ensemble signifie agir selon votre avis, il devient difficile de ne pas être "divisé".
Mais on peut retourner la critique dans l'autre sens. Les initiatives prises par les étudiants de rouen et de paris aux journées de l'archi ont détruit le début de collectif créé à Belleville le 17 mars (Division...) et ont complètement affolé la DAPA, qui tente logiquement aujourd'hui d'accèlerer les choses en multipliant les compromis préjudiciables. Cela nous complique la tâche pour continuer de débattre de l'arrêté sur la MO, celui sur les DSA et les décrets à venir sur les nouveaux status des écoles et des enseignants. Alors tu vois....
 
 
 

Citation :

il y a la sélection de type socio-économique, que tu ne prends pas en considération


 
C'est faux, je ne parle que de ça en fait... Si il n'y avait pas ce problème, l'actuelle proposition de la DAPA serait presque convenable. Notre objectif est donc de travailler la forme de l'habilitation MO pour que cette dimension ne soit plus un problème.
 

Citation :

il y a l'arbitraire des agences habilitées à délivrer cette habilitation ou pas, et qui décident de quand et pourquoi le jury final peut avoir lieu


 
Etrange lecture du dernier texte... C'est heuresement faux, ce n'est pas l'agence qui décide du droit de passer devant le jury, mais l'enseignant qui suit le diplomé. Pour autant, il persiste plusieurs choses à éclaircir dans la validation de la partie "mise en situation professionnelle", notamment son suivi par l'enseignant et les contrôles possibles pour l'école.
 
 
 
 

Citation :

une entreprise de BTP comme b******* pourrait participer à la validation de notre stage en immersion professionnelle


 
Hihi ! Là tu fais très fort ! Encore une fois, le lieu d'acceuil qui accueille le jeune diplômé, pas le stagiaire, ne participe pas à la validation. Néanmoins, la volonté d'ouvrir la possibilité d'effectuer la mise en situation professionnelle aux "secteurs de la MO" dont les entreprises de BTP font parti me semble être en contradiction avec l'esprit de la formation, bien que cela multiplie le nombre de lieux d'acceuil et que cela soit une opportunité "d'infiltration d'architectes" dans ces secteurs (ouais à voir...). Nous l'avons mentionné hier à la DAPA à Lille en ajoutant qu'à notre avis seules les agences d'architectures devraient pouvoir être un lieu d'accueil, et cela va normalement être réétudié.
 
 
Et puis pendant qu'on y est, il est bien entendu hors de question que quelqu'un qui n'est pas architecte fasse cette habilitation. Les textes mentionnés par FG servent à établir les correspondances au niveau européen, et les diplômes d'ingénieur qui y sont mentionnés sont bien des diplômes d'architectes, délivrés par des écoles d'architecture européennes donnant la double qualification architecte-ingénieur (genre aux pays bas et en suisse je crois). On a tout de même rechoppé les textes, pour les réexaminer, dans le doute, mais bon...

Citation :


n°2851
Junior
Profil : aRootsien(e) de bois
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 05-05-2005 à 23:15:15  profilanswer
 

Salut,
 
 
Un petit post pour répondre aux  interpellations de "JulienEAN"...  :wink:  
 
 

Citation :

 
Il me semble que cette situation est du en bonne partie au refus de certains directeurs parisiens de mettre en place des expérimentations du nouveau système et de participer de cette manière aux débats.


 
Les Directeurs n'ont pas autant de pouvoir que tu sembles le sous-entendre. Tu te trompes de cible, et je me demande bien qui a pu te suggérer d'aussi surprenantes idées...  :lol:  
 
(Je m'en doute, mais je te le demande quand même)
 
De plus les doutes quant à cette réforme émis par des représentants du corps administratif n'ont pas été l'apanage des seules écoles parisiennes...
 
 Beaucoup trop facile et réducteur, comme raisonnement...
 
 

Citation :

De plus, le mépris affiché de certains étudiants envers la DAPA et les instances représentatives, doublée des fausses vérités dans lesquelles ils se complaisent, ne motivent pas il est vrai à venir débattre avec eux. Cela ne fait qu'un mois à peine (et encore) que vous commencer à avoir un discours un minimun précis.


 
Mmmm...  
 
Encore un procès d'intentions qui ne cesse de me surprendre...
 
1) La DAPA sont nos voisins, nous les connaissons bien.
2) Pour ma part, il y a même quelques uns de ses membres que j'aime bien, et avec qui je risque de travailler tôt ou tard.
3) J'ai eu affaire à eux depuis... euh... 1995, puis 1997, puis 2000, puis 2001, puis... enfin bref, je sais à peu prêt ce que vaut réellement cette institution et je ne m'en laisse pas compter. A force de s'y confronter, tu sais, on finit par ne plus être particulièrement intimidé.
4) Nous avons pu constater, au contraire, que dans d'autres écoles révérant l'autorité, certains les idéalisent comme des gens sérieux et compétents, ce qu'ils n'ont pourtant jamais été.
 
------------
 
5) La réforme? Je suis au courant depuis le début, because ma famille travaille dessus. Et les problèmes concernant l'articulation des 5ème et 6ème années, je suis personnellement au courant depuis... depuis fevrier 2004.  
Un mois tu dis?
 
Ne confonds pas la durée effective de notre mouvement avec celle de notre réflexion. Pour certains, cette réflexion est effectivement très récente, et encore entâchée de quelques points flous, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
Je te demande donc de faire preuve d'un peu plus de modestie envers tes interlocuteurs et si possible de ne pas les enfermer dans des étiquettes globalisantes commodes...  
 
 

Citation :

Diviser pour mieux regner...


 
On est d'accord...
Beaucoup de représentants de "province" ont répondu présent à chaque réveil en sursaut des étudiants "parisiens" (j'utilise des guillemets car je refuse de croire en une opposition Paris/province). Le problème est qu'à chaque fois, ce n'est pas pour débattre d'une position à prendre que vous appellez, mais pour que l'on vienne se ranger à la vôtre...  
 
Ha?  8O  
 
D'où te viens cette vision on ne peut plus caricaturale des choses?
Pourquoi tant d'idées apparemment toutes faites, pourquoi tant de préjugés?
 
Tu sais que le mouvement est né à ROUEN, et pas à Paris?
Tu sais peut-être aussi que je ne suis peut-être pas le plus typique des parisiens?
 
Et qu'as-tu pensé des quelques personnes qui sont passées vous voir???
 
Penses tu que FG soit l'incarnation du braillard prosélyte insensible à toute forme de dialogue?
 
-------------------
 
Lorsque nous sommes récemment venu rendre visite aux écoles de France, il me semble que l'un de nos objectifs affichés étaient d'écouter et de comprendre quelle était la situation effective de chaque école.
 
Nous avons autant reçu que nous avons donné.
 
 
 
 

Citation :

Si on est pas d'accord avec vous, on est au choix des imbéciles, des soumis voire des collabos, et on nous taxe de ne pas être de "vrais représentants". Comme pour vous, agir ensemble signifie agir selon votre avis, il devient difficile de ne pas être "divisé".


 
Re-procès d'intention détourné.  
 
1) Quand un jour j'ai parlé de représentants soumis, c'était en référence aux termes mêmes employés par la DAPA pour vous décrire.
2) Les représentants sont apparemment aussi divers que variés, quelques soient leur entrain à défendre telle ou telle position.
3) Un certain nombre relèvent bien hélas de la catégorie que tu précises ici en des termes aussi fort, même s'ils sont loin d'être la norme.
Tu le sais en plus.  
Il y en a qui n'ont apparemment aucune pensée autonome, en plus des conditions proprement abracadabrantesques qui ont présidée à leur soit-disant "élections". Des dérives plus ou moins graves sont fréquentes...
Cela a d'ailleurs aussi concerné l'EAPLV, à mon avis, à de nombreuses époques, comme quoi nul n'est à l'abri et qu'il ne s'agit encore une fois pas d'une opposition factice "province/Paris".
 
 

Citation :

Mais on peut retourner la critique dans l'autre sens. Les initiatives prises par les étudiants de rouen et de paris aux journées de l'archi ont détruit le début de collectif créé à Belleville le 17 mars (Division...) et ont complètement affolé la DAPA, qui tente logiquement aujourd'hui d'accèlerer les choses en multipliant les compromis préjudiciables. Cela nous complique la tâche pour continuer de débattre de l'arrêté sur la MO, celui sur les DSA et les décrets à venir sur les nouveaux status des écoles et des enseignants. Alors tu vois....


 
On vous complique la tâche???  8O  
 
Mais vous faites ce que vous voulez, cela vous concerne!
 
Vous aurez beau débattre de toute les manières que vous désirez sur cet arrété qui appremment suscite l'unanimité concernant son flou, le problème se situe au niveau du décret.
 
Vous ne vous en sortirez jamais autrement.
 
------------
 
Tout ce que nous avons TOUJOURS revendiqué, c'est l'ouverture d'un véritable débat, débat qui nous a été refusé au nom de ces écoles "sérieuses" qui servent de caution morale à la DAPA.
Je pense, et je suis loin d'être le seul, que nous sommes en face d'une situation extrèmement grave, et appremment, après notre tournée, beaucoup d'écoles n'avaient apparemment pas conscience de tous les enjeux de leurs décisions, n'avaient pas considéré tous les points et gobés à la lettre le discrous servi à la DAPA. Certaines écoles étaient effectivement informées, mais d'autres étaient apparemment dans une ignorance presque totale.
 
C'est une situation extrèmement contrastée que nous avons découvert.
 
 
 

Citation :

il y a la sélection de type socio-économique, que tu ne prends pas en considération


 
C'est faux, je ne parle que de ça en fait... Si il n'y avait pas ce problème, l'actuelle proposition de la DAPA serait presque convenable. Notre objectif est donc de travailler la forme de l'habilitation MO pour que cette dimension ne soit plus un problème.
 
Qu'en est-il de la notion de main d'oeuvre?
Pourquoi s'acherner à discuter de quelque chose d'aussi peu réglementé?
Nous n'entendons pas la même chose, par sélection socio-économique.
 

Citation :

il y a l'arbitraire des agences habilitées à délivrer cette habilitation ou pas, et qui décident de quand et pourquoi le jury final peut avoir lieu


 
Etrange lecture du dernier texte... C'est heuresement faux, ce n'est pas l'agence qui décide du droit de passer devant le jury, mais l'enseignant qui suit le diplomé. Pour autant, il persiste plusieurs choses à éclaircir dans la validation de la partie "mise en situation professionnelle", notamment son suivi par l'enseignant et les contrôles possibles pour l'école.
 
Ce que tu dis, c'est presque mot pour mot ce qui a été dit à Lyon par une "représentante" étudiante, avant de se faire corriger par le représentant de la CPR. A Lyon, ils sont pro-réforme, mais au moins, ils lisent les textes en détail. Enfin, un bon nombre d'entre eux...
Ce n'est apparemment pas la norme.
 
L'agence valide un suivi mensuel, il me semble... vérifie...
 
 
 
 

Citation :

une entreprise de BTP comme b******* pourrait participer à la validation de notre stage en immersion professionnelle


 
Hihi ! Là tu fais très fort ! Encore une fois, le lieu d'acceuil qui accueille le jeune diplômé, pas le stagiaire, ne participe pas à la validation.  
 
Techniquement parlant, non. Mais considère quand même les conditions de ce stage et de ce qu'il implique au niveau de la formation...
 
Heummm....  8)  
 

Citation :

Néanmoins, la volonté d'ouvrir la possibilité d'effectuer la mise en situation professionnelle aux "secteurs de la MO" dont les entreprises de BTP font parti me semble être en contradiction avec l'esprit de la formation, bien que cela multiplie le nombre de lieux d'acceuil et que cela soit une opportunité "d'infiltration d'architectes" dans ces secteurs (ouais à voir...). Nous l'avons mentionné hier à la DAPA à Lille en ajoutant qu'à notre avis seules les agences d'architectures devraient pouvoir être un lieu d'accueil, et cela va normalement être réétudié.


 
Ah quand même, tu commences à suspecter quelque chose...  :D  
 
Je te le dis, qu'est-ce que la notion de maitrise-d'oeuvre?
 
Tout est là. A terme, elle risque de d'escamoter ou de remplacer nombre des prérogatives liées à l'architecture...
 
Et ce n'est pas qu'un débat sémantique...
 
 

Citation :

Et puis pendant qu'on y est, il est bien entendu hors de question que quelqu'un qui n'est pas architecte fasse cette habilitation. Les textes mentionnés par FG servent à établir les correspondances au niveau européen, et les diplômes d'ingénieur qui y sont mentionnés sont bien des diplômes d'architectes, délivrés par des écoles d'architecture européennes donnant la double qualification architecte-ingénieur (genre aux pays bas et en suisse je crois). On a tout de même rechoppé les textes, pour les réexaminer, dans le doute, mais bon...


 
Heu, non.
 
Tu mélanges les équivalences étrangères et françaises...  
C'est sur d'autres paragraphes...
 
------------
 
Alors?
 
 
--------------
 
 
Blague à part, que penses-tu de nos 10 questions?
 
Peux tu y répondre?

n°2853
Junior
Profil : aRootsien(e) de bois
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 06-05-2005 à 15:07:46  profilanswer
 

Presque tous nos problèmes proviennent en fait de cette confusion générale entre ce qui relève du droit de la profession et celle de la pédagogie.  
Une réforme de l’enseignement ne devrait jamais avoir pour vocation de s’accaparer des notions (comme la maîtrise d’œuvre) qui ne relèvent normalement pas de son champ de compétence ni de son domaine juridique, or c’est ce qui se passe.  
Cette confusion, nous n’avons pas été les seuls à la remarquer puisque l’Ordre et les syndicats d’architectes l’ont également faites, même en partant d’opinion radicalement opposées aux nôtres.
 
Trivialement parlant, cette dissociation crée un bordel sans précédent, puisqu’elle nécessite un complet réaménagement de la loi du 3 janvier 1977 qui définit la profession d’architecte. Cette loi, convenons-en, n’est qu’un cache misère ; elle n’est en rien intouchable, inébranlable. Mais cette réforme ne contribue actuellement qu’à la fragiliser. Une des représentantes de Lyon était quant à elle persuadée que cette remise en question aboutirait nécessairement à de nouvelles lois, à une amélioration générale de notre condition. C’est fort possible, mais dans ce cas, nous demandons d’avoir un minimum de garanties, d’actes allant dans ce sens, c’est tout. L’optimisme béat, c’est bien, mais la politique reste avant tout un rapport de force dans lequel on n’obtient généralement jamais rien sans rien.

n°2983
scotevette
Profil : Newbie
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 17-06-2005 à 21:45:56  profilanswer
 

Juste un petit message pour féliciter les webmasters de se site qui traduit bien le mouvement étudiant mené jusqu'à ce jour.
De plus j’espère que ce message et le lien qui est crée directement avec le site archietude.org va relancer les débats qui sont loin d’être clos malgré il est vrai le passage du décret devant le conseil d’état et hélas la ratifications prochaine de celui-ci par les ministres concernés. Cependant un décret peu être suspendu a tout moment et les arrêtes vont certainement avoir beaucoup plus de mal a passer (surtout celui concernant l’habilitation à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre) et je ne parle pas du projet d’ordonnance visant la loi de 1977.
 
La mobilisation continue et la rentrée risque d’être brûlante

n°3398
toku
Profil : aRootsien(e) Diamant
Note : 3.7/5 pour 3 votes
Posté le 22-09-2005 à 14:23:14  profilanswer
 

voici un article tout nouveau tout neuf qui calme un peu. bon moi je suis pas de la réforme mais j'imagine qu'elle va encore et toujours faire grincer des dents.
 
[url=http://www.cyberarchi.fr/actus&dossiers/reglementation/default.php?article=4326]
Les titulaires d'un diplôme d'Etat d'architecte ne sont pas architectes, rappelle le CNOA[/url]
 
 

Citation :

En attendant, que les étudiants ne se fassent pas d'illusions. A défaut d'une inscription à l'Ordre et, bientôt, d'une habilitation à l'exercice de la maîtrise d'œuvre en son nom propre, les titulaires d'un diplôme d'Etat d'architecte ne seront pas architectes.

n°3399
cnevians
Profil : aRootsien(e) Diamant
Note : 3.3/5 pour 17 votes
Posté le 22-09-2005 à 14:36:03  profilanswer
 

Citation :

...En attendant, que les étudiants ne se fassent pas d'illusions. A défaut d'une inscription à l'Ordre et, bientôt, d'une habilitation à l'exercice de la maîtrise d'œuvre en son nom propre, les titulaires d'un diplôme d'Etat d'architecte ne seront pas architectes.


 
purée on aura tout vu ...
 
bien heureux d'être passé avant cette réforme....
 
on nous traite vraiment que des moins que rien .... :-(

n°3414
Gorn
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 4/5 pour 1 vote
Posté le 23-09-2005 à 00:06:23  profilanswer
 

ça va être sympa cette rentrée....

n°3415
undertow
Profil : aRootsien(e) d'argent
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 00:35:15  profilanswer
 

je suis "titulaire d'un diplôme d'état d'architecte"...

n°3416
miss
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 01:05:20  profilanswer
 

Comment est ce possible? Les décrets ne sont parus que le 30 juin? Tu es dans quelle école si c pas indiscret? ca veut dire que la licence d exercice est déjà opérationnelle? ou non?

n°3417
Zonos69
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 3.5/5 pour 2 votes
Posté le 23-09-2005 à 01:09:31  profilanswer
 

La reforme LMD est déja instaurée depuis 2 ans a Lyon , grenoble et St Etienne

n°3418
miss
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 01:14:14  profilanswer
 

Oui je suis au courant...ce qui m etonne c'est que les décrets étant passé en juin il ait déjà son diplome (ce qui n'est pas mal en soi, juste un etonnement de ma part), parce que normalement pas de décret=pas de diplome logique...mais bon je suis curieuse dsl :oops:

n°3420
undertow
Profil : aRootsien(e) d'argent
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 08:52:00  profilanswer
 

Je suis à clermont et j'ai eu le diplôme d'état d'architecte conférant le grade de master et gnagnagna... en juillet quant à la licence d'exercice on est dans une "mesure transitoire" (8mois de stage+soutenance du rapport) la licence, la vrai, ne sera finalement prête que pour l'année 2006/2007.
 
Et dire que cette réforme était censée harmoniser les diplômes dans l'UE si ça trouve ce diplôme est reconnu partout sauf en France...

n°3421
miss
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 09:43:27  profilanswer
 

merci pour tes réponses :wink:  
 
....qu'il soit reconnu partout ce fameux diplome ca c pas sûr....
Enfin officiellement oui! Le Dplg avait très bonne réputation dans les autres pays (vous me dites si je me trompe) quant à savoir si le nouveau diplome prend le même chemin rien n est moins sûr....
Le discours de la DAPA qui pretant que la réforme c'est pour l ouverture européenne :lol:  :lol:  :lol:  laisser moi rire...sur la forme ça oui la semestrialisation etc....on est d accord, mais sur le fond  :roll: ca se discute

n°3422
cnevians
Profil : aRootsien(e) Diamant
Note : 3.3/5 pour 17 votes
Posté le 23-09-2005 à 10:00:51  profilanswer
 

déjà il faudrait que ce que raconte la DAPA (sa directrice..) soit en accord avec ce que raconte son ministére de tutelle, et donc notre cher ministre de la culture....
 
et là c'est pas le cas
alors laissez moi rire...
il se fout de la "gueule" de tout le monde (étudiant, association professionelle etc ..)
 
ils racontent de belle ineptie...
pour être tranquille.. sachant qu'ils ne pourront jamais les faire...
 
enfin c'est trés politique...

n°3423
LuK
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 12:47:00  profilanswer
 

je suis completement d'accord avec "miss", je crois sérieusement que cette réforme n'améliore pas la qualité des enseignements proposé dans les écoles, mais embourbe les possibles améliorations pédagogiques et les remises en état de fonctionnement d'une formation qui au fil des années a été mal menée et souvent (et à tort) laissé aux querelles entre chapelles d'enseignants. Ce n'est un mystère pour personne je viens de lyon, parti en ERASMUS l'année dernière à l'epfl, je viens de découvrir, oui c'est le mot, découvrir ce que architecture, maitrise d'oeuvre, ingénieurerie avait en commun et leur interaction en suivant les cours dans cette école. Sans vouloir offencer les écoles d'archis qui pourraient se sentir concerner, je crois sérieusement qu'apporter à l'étudiant une conscience professionnelle le plus tôt possible EST NECESSAIRE. (pas n'importe comment bien sûr). Pour les sceptiques, je les inviterai à venir étudier au moins 1 année à l'epfl et voir, où d'aller en Allemagne, en suisse à Zürich (epfz), dans une des école polytech de Barcelone...il manque ce recule avec la réalité du monde architectural. C'est en tout cas ce qe je pense. Cette réforme tue littéralement la poule aux oeufs d'or, en tuant la dimension professionnelle des notre formation. 2 mois de stage en agence, laissez moi rire! Je crois que ce n'est pas un hasard si en suisse 12 mois sont oblilgatoires entre la licence et le master...ce n'est pas un hasard si dès les premières années d'études, les étudiants bénéficient d'une formation technique, artistique, méthodologique...tout en étant initié au projet archi. Je crois qu'en France un amalgame est apparu lorsque la logique de valider la matière enseignée pour la matière enseignée est devenu une fin en soit pour obtenir son année (que tout le monde peut avoir...je ne rajoute rien là dessus). (bien sûr il est évident que certains enseignants ne sont pas dupent et essayent de former aussi bien qu'ils le peuvent avec les moyens qu'ils ont).
Mais pour revenir au fameux stage de 2 mois payé au lance pierre (300euros par mois)...comment espèrer vous voir un réel engagement des étudiants comme des professionnels dans cet échange :
_pour sa si courte durée (le professionnel commence à former et il ne récupère quasiment rien au final du temps=argent passez à transmettre un savoir réel et faire la passerelle avec la pratique.
_comment vous faire comprendre que lucas qui vient d'un milieu modeste pour pouvoir vivre tout simplement doit travailler durant les vacances et payer un loyer avec la nourriture sans parler des frais d'école et d'inscriptions qui ne cessent d'augmenter et tout le monde ferme sa bouche, réalise qu'il a mieux à être manard en été car il touchera 2400 euros en 2 mois au lieu de 600...c'est à dire de quoi vivre!! je crois que le choix qui est de dire si tu n'as pas les moyens ne va pas en archi, je trouve ça très injuste. Des ami(e)s étudiants en archi à lyon ont du travailler toute l'année la nuit ou les week end avec des jobs pour pouvoir étudier. C'est normal? Alors que nous sommes passionné d'archi et que nous voulons pouvoir bosser en agence! Pas comme ça, non merci! La réforme met en place un cadre juridique qui peut paraitre anodin ou sans grand danger car un stage de courte durée c'est peu finalement dans une vie professionnelle future, mais elle met en place un manque de reconnaissance tout simplement de la profession. l'alternance, ça marche pas pour l'archi avec la réforme pour une bonne et simple raison: maintenant la licence c'est en 4 années d'inscription et le master en 3 années. c'est clair net et précis. les textes sont là. Je voulais faire un stage de 12 mois pour couper les études car je pensais que c'était nécessaire il y a 1 an, et bien l'école de Lyon m'a dit clairement : d'après la réforme LMD, nous ne vous couvrons que pour 2 mois, comment faire 12 mois de stage!!! mais vous ne pourrez pas suivre les cours! Si vous n'êtes pas d'accord avec la politique de la reforme concernant la durée et le statut de l'étudiant de l'archi, nous n'y pouvons rien, les textes sont à respecter, aucune discussion possible!
_quand en plus c'est une administrative de l'école qui m'engueule car j'ai "osé demander pour être au courant", laisser moi rire que je dois croire à la réelle intention de faire profiter les étudiants en formation d'une expérience professionnelle pendant la formation. Cela m'a plutôt l'air de nous conduire droit dans le mur d'une profession qui va avoir en belle échelle de reconnaissance sociale au sein mêm de la profession: les dessinateurs sur AUTOCAD, les faiseurs de belles images 3ds et photoshop, ceux qui font que de la projection de concours, ceux qui font que du chantier...mais vous ne réaliser même pas que ça scinde tout simplement la profession en micro corporations...(je ne dis pas que je suis pour le corporationisme à outrance) mais je trouve grave que des étudiants qui comme moi ont eu des cours d'histoire de l'architecture, ont lu des monographies,qui sont allés écouter des conférences que se soit de hertzberger, snozzi, koolhaas, berger, madec...et que je vois que ces mêmes étudiants soutiennent au final juste une sensibilisation au monde professionnelle alors que l'architecture EST CONCRETE avec des appuis THEORIQUES CERTAINS! j'avoue ne pas comprendre.
_je suis triste de voir que Lyon une fois de plus ne se remet pas en question, pourquoi chaque année aucun étudiant de l'epfl ne revient à Lyon car soit ils y restent soit ils changent d'école. Triste aussi qu'au final il n'y ait pas ou si peu d'échange avec les étudiants et les enseignants qui bien souvent n'exercent plus dans la profession...étrange stagnation qui dure depuis beaucoup trop d'années!
Je ne suis pas défaitiste, mais deçu de ce qui se passe actuellement pour notre formation. L'architecture prend des sacrés coups sur la tête d'année en année en France, elle est de plus en plus malmenée. Pourquoi la France n'arrive pas à diffuser son architecture contemporaine, ses bâtiments (qui souvent sont d'archi étranger lorsque les commandes sont vraiment très importantes, japonais, hollandais, suisses, allemands,...). Certe les représentants comme Nouvel, Portzamparc, Chemetoff sont reconnus, mais mince il y en à d'autre en France qui s'efforce de faire du bon boulot, des lycees, des logements collectifs,...qui eux n'apparaissent (et encore) que dans le moniteur annuel. Nous devrions réagir en tant qu'étudiants, il y a des collectifs notamment architexture à l'école de Lyon...etc qui cherchent à rencontrer le public...il y en a d'autre, mais pourquoi peu de chose bouge?
Comme disaient certains, le débat n'est pas droite gauche, pas du tout, cela y va de l'avenir d'une profession toute entière, qui si ça continue risque fort de disparaitre vu que les architectes même lorsqu'ils n'ont pas la MO, ne maîtrisent pas cette MO qui du coup n'a pas besoin des archis, d'un controle, et d'accepter ce droit de regard des archis.
amicalement
lucas

n°3424
miss
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 23-09-2005 à 13:58:04  profilanswer
 

AMEN!
 
Le problème avec les étudiants en archi c'est qu ils sont difficiles a bouger....cependant ce n est pas parce que la réforme est officielle qu 'il n y a plus de raisons de protester...et il y a des chances, et j'espère de tout coeur, que le mouvement de protestation va continuer voir s intensifier (je sais faut pas rêver...mais sinon a quoi bon...).
 
Le problème c'est qu il faudrait que professionnels et etudiants se mobilisent ensemble....mais voilà personne n a les même intérets c'est toujours du chacun pour soi, c'est décourageant....
Je suis passionée parce que je fais, par l architecture....mais la situation me rend malade...qu'est ce qu on peut espérer en tant qu'étudiant voulant devenir architecte libéral actuellement?  
Comment ce fait il que la seule solution que beaucoup entrevoit soit d aller à l'étranger? que ce soit pour la formation comme la pratique???
 
Comment peut on avoir envie d une réforme accompagnée d autant de mensonges? Avec l'ordre...qui devrait nous défendre et qui demande 3 ans de stage pour la licence d exercice...(à 300 euros par mois SIC!)Comment avec tout ça peut on avoir confiance en l avenir?
 
Désolée pour le cri de découragemment.... :(  :roll:  
 
une petite étudiante attristée....

n°3427
cnevians
Profil : aRootsien(e) Diamant
Note : 3.3/5 pour 17 votes
Posté le 23-09-2005 à 16:54:08  profilanswer
 

Citation :

c'est à dire de quoi vivre!! je crois que le choix qui est de dire si tu n'as pas les moyens ne va pas en archi, je trouve ça très injuste. Des ami(e)s étudiants en archi à lyon ont du travailler toute l'année la nuit ou les week end avec des jobs pour pouvoir étudier. C'est normal?


 
NON c'est pas normal ..
quand ils ont balancé la premiére réforme avec ce stage à 2 balles...
à lille j'étais dans les premiers à gueuler.. pourquoi ?
parceque 50% des enseignants ne se rendaient pas compte que pour poursuivre leur étude certain vendez des pizza .. ou McDo .. ou autre à mi temps ou plus des fois...
Ils se croyaient encore en 70 ouù les parents pouvaient payer des études à rallonge sans probléme..
c'est fini ça!! les trentes glorieuses.. hop hop à la trappe..!!!
 

Citation :

_je suis triste de voir que Lyon une fois de plus ne se remet pas en question


ailleurs c'est pareil ...!!!
 

Citation :

.il y en a d'autre, mais pourquoi peu de chose bouge?


question politique... c'est politiquement correct ? ziouffff..
à la trappe ...
et on est de + en + individualiste .. donc les autres on s'en fout...
c'est bien non!! maintenant représentant étudiant + de 4 ans..
je me suis fait démolir.. par .. par.......... par les étudiants...
les premiers à me cracher à la figure .. pourquoi ? parcequ'il fallait se bouger les fesses pour avoir quelques choses..
donc en gros je ne réussissait pas avoir ce qu'il voulait..(tout seul c'est dur..)
réaction .. on bouge pas on gueule un peu .. et aprés on retourne en cours
donc avant de taper sur les autres..
se regarder le nombril un peu .. ça aide.. sisi !!!
 

Citation :

.et il y a des chances, et j'espère de tout coeur, que le mouvement de protestation va continuer voir s intensifier (je sais faut pas rêver...mais sinon a quoi bon...).


 
sinon on ne fait rien non plus...
 

Citation :

Avec l'ordre...qui devrait nous défendre et qui demande 3 ans de stage pour la licence d exercice...(à 300 euros par mois SIC!)Comment avec tout ça peut on avoir confiance en l avenir?


 
l'ordre qui est surtout le représentant d'eux mêmes et des professionnels
donc surtout si la concurrence arrive moins vite c'est mieux pour eux .. enfin ... avoir pendant 2 ans de la Main d'oeuvre assez qualifié pour 300 €/mois c'est le pied...
moins payé que certains stagiaires... superbe!!!
merci la profession .. dont je fais parti .. :-(

n°3443
LuK
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 24-09-2005 à 13:17:38  profilanswer
 

on se sent moins seul tout d'un coup avec miss...merci cnevians

n°3446
Gorn
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 4/5 pour 1 vote
Posté le 24-09-2005 à 17:59:19  profilanswer
 

J'avais cru comprendre qu'on allait vers une pénurie d'architectes en France avec le départ à la retraite des "baby boomers"? Si on considère qu'une partie (conséquente) des architectes formés soit partent à l'étranger, soit se lancent dans quelque chose de moins risqué et/ou plus intéressant que le libéral avec marchés publics et paperasse (c'est peut-être caricaturé, mais c'est ce qu'on nous en dit à l'école...) ou le salariat/grattage, et que la progression des effectifs en école d'architecture est nulle, une question me reste en travers de la gorge : quelle sera l'année ou il n'y aura plus assez d'architectes en france pour justifier les écoles d'archi et le cadre réglementaire de la construction actuel?  
Et quand on voit la réforme à l'occasion de l'harmonisation LMD (qui en soit n'est pas une si mauvaise chose je trouve, ce sont les modalités et tout ce qui va avec qui pose problème à mon sens), je vois mal cette question disparaitre...

n°3449
cnevians
Profil : aRootsien(e) Diamant
Note : 3.3/5 pour 17 votes
Posté le 25-09-2005 à 09:05:38  profilanswer
 

Citation :

le libéral avec marchés publics et paperasse (c'est peut-être caricaturé, mais c'est ce qu'on nous en dit à l'école...)


 
je confirme .. de plus jeunes installés c'est plus dur encore...
 

Citation :

quelle sera l'année ou il n'y aura plus assez d'architectes en france pour justifier les écoles d'archi et le cadre réglementaire de la construction actuel?


 
bonne question .. le probléme étant qu'on ne sait pas quand un architecte prend sa retraite (et oui libéral on arrêtes à 105 ans si on veut...)
 
on arrive à un paradoxe où ...
les architectes en place de 50 ans ramassent tout..
ils sont surbooké.. recherche des archis gratteurs pas cher..tais-toi et grattes...
et des plus jeunes... qui rament parceque personne ne leur fait confiance...
avec une generation entre les 2 qui tapent sur tout ce qui bouge (dessus dessous!!) les 40-45 ans ...
 
beau bordel en perspective..
comme la vrai politique c'est gérer..
et en france ça se fait à la petite semaine..
d'ici 5-8 ans .. on viendra vous chercher (un peu comme les médecins..)
ou alors ils ouvriront les portes des 170 m² au maître d'oeuvre (les maçons qui savent faire des plans!!!)
 
alors oui c'est pas rose...  
c'est pas nouveau ..
se bouger les fesses devient une nécéssité ...
et pour les étudiants actuel ... un moral d'acier il faudra se munir!!!

n°3450
LuK
Profil : aRootsien(e) de marbre
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Posté le 25-09-2005 à 10:10:26  profilanswer
 

en effet, dur dur sera la suite! ceux qui partent à l'étranger y prennent un goût contagieux à travailler à l'étranger et à s'enrichir d'autres cultures et d'autres rapports des hommes avec l'archi que les français....bah, peut-être que certains reviendront pour aider à mettre des coups de pieds dans la fourmilière en France, à vrai dire je navigue dans un scepticisme croissant face à la non réaction des collègues qui devraient être nombreux à réagir au lieu de nous laisser discuter à 4....à croire que si peu s'en préoccupent....je trouve ça vraiment très grave! Cela dit, je suis assez d'accord avec toi sur ton micro bilan raccourci de l'état des conflits entre les ages dans la profession, drôle de corporation où l'hyperindividualité est le mot d'ordre...j'en suis franchement écoeuré bien que conscient de cela depuis quelques années!

n°3530
levengeurm​asque
Profil : Newbie
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Posté le 28-09-2005 à 09:46:47  profilanswer
 

honnetement, à lire vos messages, même si cette reforme n'est pas parfaite, loin de la, et qu'elle merite des modifications, je pense que le probleme vient plus du contenue des études (fixé par les école) que du contenant (fixé par la dapa).
Les école ont enormement de latitude pour fixer leurs programmes, leurs exigences et tout le reste. Perso, dans la notre, on a des le debut une formation à fois du projet, mais aussi d'inge, d'histoire, d'urba, d'art, mais si la maitrise d'oeuvre maitrise d'ouvrage vient un peu tard.
Je pense qu'il faudrait que les instances de beaucoup d'école se remettent en questions et regarde chez eux avant d'aller accusé la dapa et la profession.
Mais il est vrais que cette reforme devient n'importe quoi alors qu'elle aurait put etre quelque chose de tres bien.

n°3532
miss
Profil : aRootsien(e) de bronze
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 28-09-200