Il n'y avait pas vraiment besoin de plus pour une gare qui ne verra jamais aucun voyageur...
Le travail sur l'interconnection des lignes, l'intégration des flux doit être interressant.
Sur les gares, il y a quantité de choses que tu pourra trouver. Mais cherche autant dans les revues de transport, comme Ville & Transport, que dans les revues d'archi. Tu auras les deux aspects...
Des gares intéressantes, il y en a beaucoup, mais tu dois les connaître. Même en France, tu peux apprendre autant avec une gare qui ne fonctionne pas trop qu'avec un chef d'oeuvre...
Je trouve juste dommage le côté un peu déconnecté de cette gare, liée à aucune structure urbaine, au milieu de nulle part. Par exemple la LGV bretagne ne verra aucune gare se construire dans les champs, mais une réutilisation des gares existantes, au centre-ville. Deux logiques qui ne sont pas anodines. D'un côté, une logique plus aérienne, parfois conçue sans aucune prise en compte des réseaux ferroviaires existants. Ce sont les gares betteraves, même jusqu'aux gares du TGV Med. De l'autre, une logique urbaine, qui vise à privilégier l'accès au coueur même des villes.
En réalité, la construction du réseau à grande vitesse est en train, plus que n'importe quelles institutions, de construire une europe de fait, une grande métropole, multipolaire, urbaine. Le TGV comme métro européen? Déjà, aujourd'hui, je peux aller de Rennes à Anvers en restant "en ville". Réseau urbain. Alors que l'avion coupe le lien, l'avion depayse car l'on voyage. On a vraiment l'impression de quitter une ville, un pays, et d'arriver dans un autre. Formalités, attente, mise en scène de cette différenciation. Le train, le réseau à grande vitesse. Logique différente. Le temps n'est plus perdu, mais utile. Je lis, je travaille, je dors, je regarde la campagne flamande défiler sous mes yeux, à 300 km/h entre Paris et Amsterdam, elle est presque irréelle, ceinture verte d'une espace métropolitain.
Rennes 7h du matin, Anvers à 11h. Déjeuner sur l'Escaut, 15mn de tram, conférence, visite, flanerie, croquis, notes et photos. 22h départ, arrivée à Paris. escale nocture chez un ami. 8h05 le lendemain, gare de Rennes, métro. Parcours ordinaire d'un urbain européen.
Les gares au milieu de rien répondent à autre chose. Je quitte ma ville en voiture, traverse une campagne plus pregnante, garage sur un parking exposé aux vents. Attente du train dans une ambiance aéroportuaire. Temps perdu, engouffré dans les affres de la logique de désintégration des réseaux. La transition devient l'élément fondamental, aux dépends de la continuité.