Oui le luxe c'est quelque chose qui est au-dessus de nos moyens, que l'on ne peut pas s'offrir. Historiquement c'est une notion qui reste lié au système capitaliste et la lutte des classes. Pour l'architecture par exemple il y a toujours eu une ambivalence entre le besoin vital d'habiter et l'architecture hors norme, innacessible en tant qu'oeuvre d'art et/ou en tant que besoin bourgeois de justifier sa position sociale; ambivalence que l'on perçoit parfaitement dans le programme de l'habitat, entre le l'habitat prolétarien et logement bourgeois, entre le besoin vital et sa réification. Dans un système de classe, l'architecture est à la fois un moyen de justifier l'ordre existant et sa fin, et la représentation joue un rôle majeur. Le luxe devient ce qui permet à la bourgeoisie de justifier sa position aux yeux du prolétariat; c'est-à-dire, en ce qui concerne l'architecture, une débauche de moyen et de dépenses, qui se se ressent essentiellement au niveau des matériaux, rares et précieux. Le terme LUXE prend toute son empleur en tant que régisseur de l'ordre social dominant.
Evidemment aujourd'hui la situation est sensiblement différente puisque les classes ne sont plus d'ordre sociale (tout le monde à pu accéder à la bourgeoisie) mais plutôt sociétale (même si beaucoup continu d'avoir une vision historique du terme). Le terme même de luxe c'est démocratisé (prolétarisé...), comme dit Naya: Le luxe pour un modele c est de s empiffrer de chocolats sans prendre un gramme. Le luxe ne joue donc plus ce rôle représentatif d'un système organisationnel; ou plutot il continu à jouer ce rôle mais il ne sert plus à représenter les mêmes choses, puisque l'organisation ne se défini plus en terme de classes sociales. On peut effectivement percevoir un retournement de valeur
ans une société prolétarisée du tout-marchandise (prolétarisée car on à tous accédé à la propriété, on est tous devenu bourgeois, mais on est dans la situation historique du prolétariat, en tant que, non plus classe, mais tout simplement société en tant qu'entité qui subit le pouvoir tyrannique de la marchandise), dans cette société donc, le luxe serait désormais quelque chose qui se rapproche plus de ce qui est vital ou essentiel et tout simplement ce qui s'oppose au mode de vie contemporain; un exemple parmis d'autres: bien manger (dans le sens surtout de savoir ce que l'on mange) devient un luxe non pas parceque cela à un coût, mais tout simplement parcequ'il est pratiquement impossible d'échapper à l'alimentation industrielle et à ses leurres (l'alimentation bio n'est ni plus ni moins que de l'alimentation industrielle déguisée grace à un cadre légal). En ce qui concerne l'architecture les besoins ne sont évidemment plus les mêmes (ce qui était luxe hier est devenu kitsch aujourd'hui). De manière claire, les matériaux rares, couteux et à forte valeur ajouté n'ont plus ce potentiel facinateur. Hier n'importe qui aurait préféré sans hésitation un petit intérieur richement décoré à un espace spatieux mais nu. Aujourd'hui il semble que l'inverse est devenu évident. A coût équivalent on cherchera avant tout à avoir une plus grande surface/volume. D'ou l'apparition de matériaux bon marché, "cheap" comme on peut le lire et l'entendre partout (il ne faut surtout pas oublier que même s'il à évolué, le terme Luxe garde entièrement un attrait certains), également des méthodes de construction différentes: issues de la mise en oeuvre des matériaux précédents mais qui proviennent également de modes de vie qui s'écartent de ceux que l'on subit aujourd'hui: comme les constructions véritablement écologiques (Attention: le HQE est à l'architecture ce que le bio est à l'alimentation)(je crois que l'on à eu un post sur les fustes récemment).
Maintenant il est certains que pour certaine personne (comme je l'ai dit plus haut), la vision historique du luxe à encore valeur d'exemple; un ami me racontait récemment que dans le Nord de la France (Toku pourra peut-être confirmer) et surtout dans certaines régions dans l'Est, les maisons individuelles ont systèmatiquement deux cuisines: l'une où l'on fait véritablement à manger et celle où l'on reçoit, qui est identique mais ou tout est décorum. Cette dernière jouant le rôle de représentation sociale quand il y a des invités. Et des exemples de ce types il en existe évidemment encore beaucoup.