voilà ce que j'ai pu trouver sur le site de l'école de grenoble
mais comme ils le précisent à la fin plein de questions restent en suspends
Visite de Madame Arlot
du vendredi 5 décembre 2003
Aux administratifs, enseignants et étudiants,
Dans le cadre d'une tournée nationale des Ecoles d'Architecture, Madame Arlot, directrice, adjointe au directeur de l'architecture et du patrimoine, chargée de l'architecture, accompagnée de Madame Cassegrain, sous-directrice des enseignements et de la recherche architecturale et urbaine, et de Monsieur Knop, chef du bureau des enseignements, est venue nous présenter les grandes lignes du projet de réforme des études.
Nous essayons, par la présente, de rapporter ce que nous retenons de cette rencontre.
Nous les remercions pour le déplacement et pour les réponses apportées. Néanmoins, nous regrettons que cette visite ait été réalisée trop rapidement.
Cette réforme fait suite à la déclaration de Bologne, signée en 1999 par 29 pays européens, qui engageait à promouvoir partout en Europe de meilleures coopération et harmonisation entre les établissements d'enseignement supérieur. Dans le cadre des études d'architecture, elle vise à faciliter la diversification des métiers de l'architecture et à une mobilité accrue des futurs architectes et étudiants. Elle permet aussi la reconnaissance d'un doctorat en architecture, jusque là inexistant.
La réforme des études s'articule autour d'une licence d'architecture (bac +3), suivie d'un diplôme d'architecte valant grade de mastère (bac +5). L'objectif étant de diversifier les pratiques et de proposer différents débouchés:
débouchés directs, entrée dans la vie active à bac +5
formation à la maîtrise d'œuvre (FMD) à bac +6
diplôme de spécialisation et d'approfondissement (DSA) à bac +8
doctorats à bac +8
En dehors du cursus général, il existerait une licence professionnelle et un mastère professionnel si le bassin local en offre les débouchés, ainsi qu'un mastère de recherche.
Au niveau des rotules entre cursus, une licence d'architecture donne un accès direct à un mastère d'architecture. Un mastère d'architecture est validé par un projet de fin d'études (PFE) en fin de cinquième année, diplôme d'architecte valant grade de mastère. Il donne accès de façon directe à la formation à la maîtrise d'œuvre (FMD), aux doctorats et aux DSA. Ce diplôme permet aussi d'entrer dans la vie active.
La FMD est validée par un certificat à la maîtrise d'œuvre suite à une période de stage et de modules professionnalisants. Il est délivré par les écoles et donne le droit de s'installer comme architecte libéral et d'encourir les responsabilités liées à la maîtrise d'œuvre.
Le doctorat est validé par une thèse et donne accès au concours de l'enseignement en architecture.
La réforme entrerait en vigueur à la rentrée 2004. Cette année serait une année de transition, où toutes les années déjà validées seraient considérées comme acquises dans le nouveau cursus.
Un deuxième année de 2003-2004 rentrera en dernière année de licence (bac +3) en septembre 2004, avec un aménagement des modules à valider en fonction du projet d'établissement en cours de réalisation.
Un quatrième année de 2003-2004 rentrera en dernière année de mastère et devra passer son PFE en fin d'année.
Un cinquième année de 2003-2004 passera en sixième année du système actuel et aura deux ans pour passer son TPFE.
Tous les diplômables auront deux ans à partir de septembre 2004 pour passer leur TPFE dans le système actuel.
Pour les étudiants Erasmus, la validation des années se fera en fonction des crédits ECTS acquis.
Les passerelles entre les universités et les écoles d'architecture : ces passerelles sont envisagées à sens unique, des écoles d'architecture vers les universités. La question reste posée sur la mise en place de commissions pour les cas de passage des universités aux écoles d'architecture.
Sur l'objectif de séparer le titre d'architecte de la capacité à exercer la maîtrise d'œuvre, le ministère souligne l'intérêt d'être reconnus en tant qu'architectes lors de l'approche professionnalisante (actuel stage de sixième année), ainsi que le fait de pouvoir être architecte sans faire de la maîtrise d'œuvre.
Des questions restent pourtant sans réponse :
Comment est défini le degré de connaissance à acquérir en fin de licence et de mastère? Ce fait-il de manière nationale ou en fonction des spécificités de chaque école?
Comment le travail personnel de fin d'études (TPFE) devient projet de fin d'études (PFE)? Combien l'étudiant aura de temps pour le réaliser? Est-ce que le choix du sujet et la réalisation du PFE sera autant personnel que le TPFE?
Sachant que l'architecte est celui capable de manipuler le projet dans sa complexité, pas seulement dans la maîtrise d'œuvre, quel nom va distinguer l'architecte à bac +5 et l'architecte maître d'œuvre à bac +6?
Toutes ces informations restent, pour le ministère, encore en suspens puisque la loi est en cours; nous nous excusons pour les éventuelles erreurs ou omissions présentes dans ce compte-rendu.
Pour toutes autres questions ou remarques:
Lien ministère : jean-michel.knop@culture.gouv.fr