si ca peut t'aider...une interpretation...
"Je me retrouve dans le pli des images de synthèse comme s'il s'était agi dans la tentation de plier quelque chose qui ne devait pas être plié", écrit Marlène Puccini dans son texte de présentation de son travail. Le pli est la possibilité de traiter la matière comme un corps musclé, spongieux, élastique, fluide, qui se contracte et se dilate, se comprime et explose, pliant et dépliant dans un rythme d'accroissement et de réduction, qui est celui de la vie et de la mort. Dans "La Tentation de voir", il y a des poussées, vers le bas comme vers le haut, des allusions à des chants et à des mélodies, itération d'un visage et pauses où la parole se brise, comme signe visuel et balbutiement, rien n'arrive à se plier et à se déplier parce que, entre le haut et le bas, il n'y a pas inséparabilité, conciliabilité, harmonie, pas de centre vers lequel on puisse se projeter. L'image de synthèse ne devient pas organique,,elle ne peut être pliée. Si le pli est, pour Deleuze, "le concept opératoire du baroque", dans lequel "les deux plans sont d'un seul et unique monde ( la ligne de l'univers). La matière-facade va vers le bas, tandis que l'âme-chambre monte vers le haut" (Deleuze, 1988-1990 : 54), dans le monde en déséquilibre construit par Marlène Puccini surgissent des traces de matière d'images, des plis immatériels, qui cependant ne s'enchevêtrent pas, ne se replient pas, ne s'échappent pas à l'extérieur : ils sont comme deux mondes interrompus.
Valentina Valentini, Hérimoncourt 25 août 1995. Traduit par Claude Galli.