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1 utilisateur inconnu

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Auteur
 Sujet :

L'ARCHITECTE FAIT SON CINEMA

 
n°2
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 21-05-2002 à 10:14:40  profilanswer
 

Cet article à été publié en Tribune libre dans Archicool  par mes soins il y a 2 ans .
En cette pérode de festival de Cannes il m'a paru interressant  d'en faire part a
aROOTS
 
------------------------------------------------------------------------------------
Voici donc :
 
LE MYTHE DE L'ARCHITECTE DANS LE SEPTIEME ART
 
Du très célèbre Désert de Retz, Yves Bonnefois disait que ces lieux de culte sans rite ne forment au total qu'un seul grand sanctuaire de cette mélancolie qui aurait été l'âme. C'est cette tâche-là que s'assigne l'Architecte, le vrai. Et quand il s'y essaye il peut s'y brûler les ailes... Pour quelques cinéastes éclairés, ce prêtre susceptible de dire la liturgie arrêtée par Imothep et pervertie dans notre cyberplanète est objet de mythe. Dans notre monde désormais profane depuis les Lumières, l'Architecture demeure encore sacrée, en ce sens qu'elle a pour objet la transcendance et l'imaginaire du lieu. Vocation particulière parfois décalée de son époque, la pratique architecturale ne laisse pas indifférents les cinéastes, bien au contraire elle leur pose questions. Du temps de la défunte IDHEC (Institut Des Hautes Etudes Cinématographiques) le diplôme d'Architecte ne dispensait-il pas du concours d'entrée ? Récemment le Musée des Monuments Français présentait un cycle de projection qui avait justement pour objet de signifier ce mythe de l'Architecte au Cinéma.
Marcel Lherbier, cinéaste des années vingt confiait pour L'Inhumaine et le Vertige la réalisation de ses décors à Robert Mallet-Stevens car il était convaincu que la mise en pellicule d'une action en un temps donné avait à voir avec la mise en espace dans les trois dimensions.
 
Mallet-Stevens devenant ainsi metteur en espace d'un art nouveau, le cinématographe notait alors que l'Architecture Moderne ne sert pas seulement le décor cinématographique mais marque son empreinte sur la mise en scène, elle déborde son cadre... Dans un avenir proche, l'Architecte sera le collaborateur indispensable au réalisateur. Quelques soixante années plus tard, Wim Wenders permettra enfin à Jean Nouvel de réaliser sa Tour sans fin. Ainsi, comme le souhaitait Mallet-Stevens, le cinéaste et l'Architecte ne devraient-il pas cheminer ensemble ?  
Entretenir des rapports cordiaux plutôt qu'ambigus, parfois rivaux ? Compagnons de route, ces deux complices de l'espace et du temps, au cinéma pourtant se rencontrent rarement. Alors que le prêtre, l'avocat, le médecin, le juge, le flic ou le voyou ont été largement incarnés à l'écran, l'Architecte, le Créateur est une figure éludée dans la mythologie du septième Art. Pour le grand public, cette posture-là mériterait bien une célébration. Pour les Architectes eux-mêmes probablement pas. Il est vrai que des années vingt au années quatre vingt, les prérogatives sociales et culturelles des spécialistes de l'Art de construire à quelques exceptions prés n'ont cessé de décliner. Dans quelle école aujourd'hui enseigne-t-on encore aux futurs Architectes qu'ils sont aussi Artistes susceptibles de signer la mythologie de leur temps ? Depuis 1968, l'Ecole Nationale des Beaux-Arts a volé en éclats, et les Architectes secrètement s'acceptent comme modeste partenaire de l'Ingénierie Française.
 
Le Corbusier n'affirmait-il pas " J'estime que celui qui ne se sent pas la grâce n'a pas le droit de devenir Architecte" ? Ce rendez-vous manqué a certainement de nombreuses raisons, mais la plus fondamentale réside sans doute dans la dimension de rivalité que le cinéaste rencontre dans sa pratique. Architecte d'un film, Maître d'oeuvre de moyens financiers et humains importants, il incarne à lui seul la totalité créatrice et démiurge que la Renaissance conférait à l'Architecte. Alberti contre Meliés, Brunelleschi contre Renoir. A cet égard, on sait que Fritz Lang était Architecte avant de devenir le metteur en scène que l'on sait, Roberto Rosselini fils d'Architecte précisément, réalisa un film sur Léon Battista Alberti. Michelangelo Antonioni plus prés de nous tourna une critique filmée d'Aix-en-Provence en fustigeant la stupide collection de dispositifs anti-véhicules fait de bites, de quilles, et de boules qu'affectionnent les Services Techniques de cette ville baroque. Il est aussi Architecte. Une autre raison et non des moindres qui consacre cette rencontre avortée s'inscrit aussi dans les données historiques de notre autodestructeur vingtième siècle. A deux reprises, il a du relever ses ruines. Terragni, Adolf Speer, grands plasticiens aux menées totalitaires ? Comment en effet en d'aussi funestes circonstances, trouver d'autres vertus que péjoratives à cette coupable association de démiurges mégalomanes et de desseins capitalistiques, incontestablement responsables de désastres bétonnés sur fond de sarcophage Ukrainien antinucléaire de Tchernobyl.
 
Ainsi l'Architecte à l'écran est un antihéros de prédilection ; victime expiatoire dans la Fille sur la balançoire de Richard Fleitcher, incarnation du mal dans Inferno de Dario Argento, otage du pouvoir dans le Tombeau Indou de Fritz Lang, tyran totalitaire dans Métropolis, ou vulgaire morbidité esthétisante dans le Ventre de l'Architecte de Peter Greenaway. Seul King Vidor dans le Rebelle trace un portait positif de l'Architecte sous les traits de Gary Cooper. Au cinéma, donc, il n'y a pas de rédemption possible de l'Architecte sauf peut-être chez Greenaway qui retrace l'obscure utopie de Etienne Louis Boullé.
Cette impossible incarnation du mythe de l'Architecte au cinéma parle en fait aujourd'hui de la marginalisation de ce professionnel pourtant incontournable de l'art de bâtir la cité. Elle invoque l'absolue nécessité pour lui de recouvrer une posture. L'imposture de ses rivaux non pas au cinéma mais dans sa pratique sociale, celle de ceux qui le tiennent pour otage, plus que jamais il faut la dénoncer. Et par delà les ravages esthétiques et sociologiques perpétrés au nom de la table rase intellectuelle de la modernité (Le Corbusier) l'Architecture discipline majeure de la société peut encore contribuer à infléchir la condition humaine. Le proclamer ne suffit sans doute pas. Les premières pierres pourtant à l'édifice sont indispensables

mood
Partenaire
Posté le 21-05-2002 à 10:14:40  profilanswer
 

n°3
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 21-05-2002 à 11:55:19  profilanswer
 

Très bon texte!
 
Permets moi d'y rajouter quelques images prises sur le vent du net suite à cette lecture
 
http://www.harvardfilmarchive.org/calendars/01sepoct/images/topics/metropolis.jpg
METROPOLIS (Das Schicksal einer Menscheit im Jahre 2000)
Fritz Lang
Germany 1926, 35mm, b/w, silent, 130 min.
avec Brigitte Helm, Alfred Abel, Gustav Fröhlich
 
 
 
http://www.harvardfilmarchive.org/calendars/01sepoct/images/directors/nakedcity.jpg
THE NAKED CITY
Jules Dassin
US 1948, 35mm, b/w, 96 min.
avec Barry Fitzgerald, Don Taylor, Howard Duff
 
 
http://www.harvardfilmarchive.org/calendars/01sepoct/images/topics/lanotte.jpg
LA NOTTE  
Michelangelo Antonioni (euh un cousin?)
avec Marcello Mastroianni, Jeanne Moreau, Monica Vitti
 
http://www.harvardfilmarchive.org/calendars/01sepoct/images/topics/fountainhead.jpg
THE FOUNTAINHEAD  
King Vidor  
US 1949, 35mm, b/w, 114 min.  
avec Gary Cooper, Patricia Neal, Raymond Massey  
 
http://www.harvardfilmarchive.org/calendars/01sepoct/images/topics/sunrise.jpg
SUNRISE
parF. W. Murnau
US 1927, 35mm, b/w, 100 min.
avec George O’Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston
 
http://www.harvardfilmarchive.org/calendars/01sepoct/images/topics/moviecamera.jpg
THE MAN WITH THE MOVIE CAMERA (Chelovek s kinoapparotom)
par Dziga Vertov
USSR 1929, 35 mm, b/w, silent, 80 min.
 
A voir ou à revoir car tous ces films ont un rapport de loin ou de près avec l'architecture :)

n°5
carlo sarn​o
Posté le 04-08-2002 à 08:58:04  profilanswer
 

Le cinéma est un art avec une réalité à trois dimension plus une : le temp.
 
l'architecture est un art avec une réalité à trois dimension plus une : le temp.
 
L'architecture et le cinéma sont similaire.
Mais, seulement, l'espace-temp de l'architecture est réel , l'espace-temp du cinéma est virtuel.
 
Toujours est-il que plusieurs action du cinéma se développent dans la vrai architecture: pour exemple des action de James Bond dans l'espace-temp des villes de Frank Lloyd Wright.
Et avec cela  :?:

n°17
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 28-04-2003 à 11:34:22  profilanswer
 

Une interview de Peter Greenaway :
 
http://architettura.supereva.it/mo [...] /index.htm

n°18
Naya
Posté le 28-04-2003 à 14:03:39  profilanswer
 

Dire de cette maniere la  

Citation :

L'architecture et le cinéma sont similaire.  
Mais, seulement, l'espace-temp de l'architecture est réel , l'espace-temp du cinéma est virtuel.

est a mon avis une tournure qui metterait en avant l'architecture vis a vis du cinema, parce que l'architecture serait reelle. Ce n'est pas aussi evident.
 
 
L'architecture, la danse, le theatre ( La danse aussi est un art avec une réalité à trois dimension plus une : le temps... ;-) ) comme le cinema travaillent tous les trois: espace, temps et mouvement......tout se joue entre realité et virtuel, entre temporel du spectacle/de la projection en salle et "l'eternel" du bati,...entre perception et representation...Mais les trois ont le meme but, celui de rendre sensible et poetique l'univers qui nous entoure, meme si ce n'est que l'espace d'un instant, juste le temps de s'en rendre compte.
 
Le cinema doit lui aussi construire son univers en "dur". Tricher sur la perspective, les angles de vue, accentuer ceci par rapport a cela...a un moment donne c'est bien du reel. Les metiers du cinema comme du theatre sont quelque fois plus proches du reel justement parce qu'ils "trichent" avec l'espace...et en plus avec autant d'adresse. Qu'est ce que le virtuel du cinema? Uniquement la camera. Le reste c'est kif kif.
 
Et l'architecture...est elle reellement "reelle"? Combien de projets n'existeront uniquement qu'en 3D informatique ou sur des dessins en perspectives, axonometries...etc. Pourtant beaucoup de ces projets se valent aussi et apportent par leur aspect "virtuel" ou "imaginaire" quelques fois beaucoup plus a l'architecture que le reel "reel".
 
Je ne suis pas sure d'avoir bien explique la nuance entre reel et virtuel...mais la conclusion serait quelque part dans le possible benefice mutuel entre virtualite et realite, une heureuse emulation interdisciplinaire des metiers du spectacles vis a vis de l'architecture.

n°19
phil195
Posté le 28-04-2003 à 21:37:13  profilanswer
 

Les deux (trois, quatre...) ne se rejoigne-t-il pas de plus en plus ?
Quand Nouvel intègre l'écran et ses mouvements dans l'architecture, ne valide-t-il pas le rapport de plus en plus étroit qui s'installe entre l'image et l'architecture ? quand steve Jobs et bill gates nous dévoilent leur avenir du multimédia dans le cosi logis de l'humanidé du XXI eme siecle (facon kitch), ne démontrent-ils pas la direction innéxorable de notre futur...
 
Je me suis surpris à imaginer un espace simplissime, blanc, innerte, éteind. Q'une impulsion rendrait vivant, qu'une humeur, qu'un désir annimerait. L'éden ou le sahara...la luxurience ou le dépouillement... le cocon ou l'infinité... et tout les grades intérmédiaires.
 
Un espace à la commande. Un jour le blanc scandinave, un autre la couleur mexicaine, un jour Pawson, un autre Legoretta; un jour Ando, un autre Maynes....Gaudi, Johnson, Uchida...à la commande.
 
L'envie de discuter de Paris par la fenêtre à la voisine de Palerme: un écran , une connection  aux dimensions ad hoc, on s'y croirait, avec en prime le sous-titrage pour qui veut, et un récap de la recette de la pasta al forno.
 
un rêve ou un cauchemar ?
 
Même si cela peut aller loin, et y ira surement, si l'énergie et la technique nous le permette, même si cette approche n'est qu'illusion, je suis convaicu , persuadé que le lien de l'image et de l'architecture, l'osmose entre eux, le mélange, engendrera bien vite de nouvelles créations, émergence de styles fort.
A moins que...

n°54
marj
Posté le 21-04-2004 à 15:17:49  profilanswer
 

Je prépare un diplôme d'architecture sur les relations qu'entretiennent le cinéma et l'architecture.
 
L'architecture et le cinéma sont des bons moyens d'exprimer l'espace et le temps.
Mais après ... espace, temps, espace-temps, espace-mouvement.
 
L'architecture est souvent présente dans les films. Pourquoi ? Un décor, un moyen de cadrage ....Qu'apporte l'architecture au cinéma et à ses images?
Que fait le cinéma pour l'image de l'architecture ?
 
Au secours !

n°55
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 21-04-2004 à 16:18:22  profilanswer
 

Citation :

L'architecture est souvent présente dans les films. Pourquoi ? Un décor, un moyen de cadrage ....


 
Dans les bons films effectivement, c'est souvent lié à la culture du cinéaste, Je pense à la bibliothèque de Scharoun dans Les ailes du désir de Wim Wenders ou la Skybreak House de Norman Foster dans le cruel Orange Mécanique de Stanley Kubrik, autrement j'ai même vu un film banal avec Richard Gere dans le Joan Salk Institute de Kahn.
L'architecture crée des lieux d'émotion et le cinéma est un art d'émotion.
 

Citation :

Que fait le cinéma pour l'image de l'architecture ?


 
Je dirai que c'est une petite promotion à l'architecture. Je préfère voir les édifices dans les films plutôt que dans les magazines. Mais le cinéma met surtout en valeur la ville. A vrai dire j'ai voyagé dans pas mal de villes à travers le cinéma.
 

Citation :

Au secours !


 
Cinema & Architecture : Melies, Mallet-Stevens, Multimedia
http://www.aroots.org/architecture [...] 05782.html
 
wim wenders
http://www.aroots.org/architecture [...] nders.html
 
Less Is More: Minimalism in Architecture and Other Arts
http://www.aroots.org/architecture [...] 73659.html
 
Et quel serait ton projet? Un cinéma?
 
http://www.aroots.org/architecture [...] inema.html

n°56
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 22-04-2004 à 02:49:32  profilanswer
 

ARCHITECTURE ET CINEMA par Jean-Luc ANTONUCCI :  
 
http://cadrage.net/dossier/archicine/archi1.html
 
http://cadrage.net/dossier/archicine/archi2.html
 
http://cadrage.net/dossier/archicine/archi3.html
 
-----------------------------------------------------------------------------
 
Jean-Luc Antonucci est architecte, professeur à l'École Supérieure d'Audiovisuel (ESAV – Université Toulouse-Le Mirail), membre du Laboratoire de Recherche en Audiovisuel (LARA) et présente par ailleurs cette année une thèse d’Etat autour du décor au cinéma.
 
-------------------------------------------------------------------------------
 
et ici meme :
 
http://www.aroots.org/forum2/topic [...] e_192.html

n°57
marj
Posté le 22-04-2004 à 14:36:28  profilanswer
 

Citation :

Et quel serait ton projet? Un cinéma?


 
Le projet, la concrétisation de cette réflexion sur le cinéma et l'architecture sera une maison cinéma.
 
Explications :
La réhabilitation d'une ancienne brasserrie-malterie
Elle fut occuppée par des artistes jusqu'en 1999 et depuis rien.
Un seul bâtiment est encore habité par des artistes : un espace de création qui se nomme la Malterie.  
Le bâtiment s'organise comme un cloître (cour intérieure pour projection l'été!)
Mon idée est de créer une multi-programmation : espace d'exposition temporaire, salle d'art et essai (100 places), un espace multimédia et bibliothèque, un espace de convivialité   = des espaces de diffusion.  
Pour établir une scénographie, je vais faire recours à la technique cinématographique du montage pour déployer un scénario hétérogène dans les bâtiments.
 
Mais voilà le problème est ailleurs.
Avant d'aboutir à la création, une réflexion doit se faire sur le cinéma et l'architecture.  
Ces deux disciplines artistes se rejoignent car elles travaillent l'espace, le temps et le mouvement.  
Une problématique claire doit se poser à partir de ce constat.  
C'est là toute la difficulté !  
 
Marj
Merci pour vos réponses.

n°58
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 23-04-2004 à 16:53:04  profilanswer
 

Citation :


C'est là toute la difficulté !  
 
Marj
Merci pour vos réponses.


 
J'espère que tu ne vas pas faire tout un cinéma pour ça !  :D

n°59
marj
Posté le 23-04-2004 à 17:03:51  profilanswer
 

Citation :

J'espère que tu ne vas pas faire tout un cinéma pour ça !


 
NON NON
ça va  
 :D
 
Actuellement , je mène une réflexion sur l'espace depuis la technique et le langage cinématographique.
 
L'union entre l'architecture comme discipline et le cinéma, n'est-ce pas l'ESPACE ?
 
ET selon Koolhaas : "Les deux formes artistiques se rassemblent. Dans les deux cas, il s'agit d'enfiler des fragments pour aboutir à un résultat cohérent qui raconte une histoire ou crée un suspense. Dans les deux cas, c'est au montage que se passe l'essentiel."
 
MARJ  :lol:

n°60
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 23-04-2004 à 17:06:06  profilanswer
 

Tu vas te prendre pour Jean Nouvel alors? Il ne jure que par le cinéma.

n°61
marj
Posté le 23-04-2004 à 17:08:40  profilanswer
 

NON NON
 
Pourquoi le cinéma ?
Rapprochement avec la scénographie.
Expositions à la manière d'un plateau de ciné !

n°62
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 23-04-2004 à 17:11:27  profilanswer
 

Et en matière de cinémla qu'est-ce que aimes? cinéma italien, français, anglais, américain, des noms?

n°63
marj
Posté le 23-04-2004 à 17:20:36  profilanswer
 

Citation :

Et en matière de cinémla qu'est-ce que aimes? cinéma italien, français, anglais, américain, des noms?


 
Kitano
Wong kar-wai
Hayao Miyazaki
Sean Penn
Ridley Scot
Brian de Palma
Cronenberg...
 
Sinon pour le diplôme : Michelangelo Antonioni, Charlie Chaplin,Tati,Eisenstein, Fritz Lang, Dziga Vertov, George Lucas, Robert Wiene...
 
VOILA !

n°65
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 23-04-2004 à 17:37:27  profilanswer
 

Que du bon, Dans cette liste j'adore Wong kar wai, je trouve que c'est un architecte du cinéma

n°66
marj
Posté le 23-04-2004 à 17:44:53  profilanswer
 

Al,
as-tu un conseil à me donner pour mon diplôme?
 
L'espace, la ville, le temps...
La représentation de l'architecture dans les films ...
Les salles de cinéma (Mais déjà traité lors du mémoire de 4 !)
Le rituel de la salle de cinéma et l'idée de seuil en architecture...
 
Tu aimes le cinéma et l'architecture pour les émotions qui procurent ?
OU ?
 
 
 8O

n°67
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 23-04-2004 à 18:00:12  profilanswer
 

Le conseil que je peux te donner c'est de faire un édifice qui reflète au mieux la passion que tu aimes, c'est à dire le cinéma.
 
Par contre il faut éviter de tomber dans le piège de la métaphore pure simple et dure, d' ou l'intéret de trouver des thémes importants de travail en rapport avec le cinéma et l'architecture. De plus ton bâtiment doit être fonctionnellement parfait sous peine de réduire à néant tes recherches.
 
Personnellement je pense que tout bâtiment est un petit film, car il raconte une histoire, l'histoire de sa conception, de sa réalisation et surtout l'histoire de ce que cet édifice veut dire. Dans ce sens, il ne faut pas aller très loin pour être dans "le cinéma". Dans ces thèmes, il y a la notion de parcours (temps, espace, mouvement) , de dévouverte, de lumière, de matières...
 
Je reprends Tadao Ando qui dit que l'architecture implique l'application du corps, ce qui architecturalement parlant se traduit par : marches, ballustrades, escaliers, rampes, volumes...etc...
 
Ton oeuvre sera réussie si cette histoire rentre en communion avec le visiteur.
 
Certains aiment l'architecture réflexion, construction, communication moi J'aime l'architecture quant elle est émotion, un point c'est tout.

n°69
marj
Posté le 26-04-2004 à 10:58:06  profilanswer
 

MERCI Beaucoup pour les conseils  
 :D

n°125
lx
Posté le 02-05-2005 à 15:44:06  profilanswer
 

bonjour,
 
étudiants travaillant pour mon mémoire j'ai été ravi de grapiller nombreux titres de films ou réalisateurs qui m'étaient inconnus...donc merci  
En revanche si vous tous parlez de l'archi dans le cinema , on ne parle pas beaucoup de la question qui m'interesse : celle du cinema dans l'archi... ou de quelle façons les architectes utilisent des références ou des travaux cinématographiques pour faire de l'architecture...?
 
voilà, merci de vos points de vues...
 
lx

n°233
HKeazor
Invité
Posté le 25-01-2008 à 11:45:30  answer
 

Merci! J´aimerais citer le texte dans un article et donc j´aimerais en avoir les dates bibliographiques éxactes (avec pagination). Donc ca serait: Archicool, 2000...mais quel numéro et page? Merci beaucoup!!!!
 
Mon adresse (en tous cas): hkeazor@hotmail.com
Merci!
Henry
 

di cinarca a écrit :

Cet article à été publié en Tribune libre dans Archicool  par mes soins il y a 2 ans .
En cette pérode de festival de Cannes il m'a paru interressant  d'en faire part a
aROOTS
 
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Voici donc :
 
LE MYTHE DE L'ARCHITECTE DANS LE SEPTIEME ART
 
Du très célèbre Désert de Retz, Yves Bonnefois disait que ces lieux de culte sans rite ne forment au total qu'un seul grand sanctuaire de cette mélancolie qui aurait été l'âme. C'est cette tâche-là que s'assigne l'Architecte, le vrai. Et quand il s'y essaye il peut s'y brûler les ailes... Pour quelques cinéastes éclairés, ce prêtre susceptible de dire la liturgie arrêtée par Imothep et pervertie dans notre cyberplanète est objet de mythe. Dans notre monde désormais profane depuis les Lumières, l'Architecture demeure encore sacrée, en ce sens qu'elle a pour objet la transcendance et l'imaginaire du lieu. Vocation particulière parfois décalée de son époque, la pratique architecturale ne laisse pas indifférents les cinéastes, bien au contraire elle leur pose questions. Du temps de la défunte IDHEC (Institut Des Hautes Etudes Cinématographiques) le diplôme d'Architecte ne dispensait-il pas du concours d'entrée ? Récemment le Musée des Monuments Français présentait un cycle de projection qui avait justement pour objet de signifier ce mythe de l'Architecte au Cinéma.
Marcel Lherbier, cinéaste des années vingt confiait pour L'Inhumaine et le Vertige la réalisation de ses décors à Robert Mallet-Stevens car il était convaincu que la mise en pellicule d'une action en un temps donné avait à voir avec la mise en espace dans les trois dimensions.
 
Mallet-Stevens devenant ainsi metteur en espace d'un art nouveau, le cinématographe notait alors que l'Architecture Moderne ne sert pas seulement le décor cinématographique mais marque son empreinte sur la mise en scène, elle déborde son cadre... Dans un avenir proche, l'Architecte sera le collaborateur indispensable au réalisateur. Quelques soixante années plus tard, Wim Wenders permettra enfin à Jean Nouvel de réaliser sa Tour sans fin. Ainsi, comme le souhaitait Mallet-Stevens, le cinéaste et l'Architecte ne devraient-il pas cheminer ensemble ?  
Entretenir des rapports cordiaux plutôt qu'ambigus, parfois rivaux ? Compagnons de route, ces deux complices de l'espace et du temps, au cinéma pourtant se rencontrent rarement. Alors que le prêtre, l'avocat, le médecin, le juge, le flic ou le voyou ont été largement incarnés à l'écran, l'Architecte, le Créateur est une figure éludée dans la mythologie du septième Art. Pour le grand public, cette posture-là mériterait bien une célébration. Pour les Architectes eux-mêmes probablement pas. Il est vrai que des années vingt au années quatre vingt, les prérogatives sociales et culturelles des spécialistes de l'Art de construire à quelques exceptions prés n'ont cessé de décliner. Dans quelle école aujourd'hui enseigne-t-on encore aux futurs Architectes qu'ils sont aussi Artistes susceptibles de signer la mythologie de leur temps ? Depuis 1968, l'Ecole Nationale des Beaux-Arts a volé en éclats, et les Architectes secrètement s'acceptent comme modeste partenaire de l'Ingénierie Française.
 
Le Corbusier n'affirmait-il pas " J'estime que celui qui ne se sent pas la grâce n'a pas le droit de devenir Architecte" ? Ce rendez-vous manqué a certainement de nombreuses raisons, mais la plus fondamentale réside sans doute dans la dimension de rivalité que le cinéaste rencontre dans sa pratique. Architecte d'un film, Maître d'oeuvre de moyens financiers et humains importants, il incarne à lui seul la totalité créatrice et démiurge que la Renaissance conférait à l'Architecte. Alberti contre Meliés, Brunelleschi contre Renoir. A cet égard, on sait que Fritz Lang était Architecte avant de devenir le metteur en scène que l'on sait, Roberto Rosselini fils d'Architecte précisément, réalisa un film sur Léon Battista Alberti. Michelangelo Antonioni plus prés de nous tourna une critique filmée d'Aix-en-Provence en fustigeant la stupide collection de dispositifs anti-véhicules fait de bites, de quilles, et de boules qu'affectionnent les Services Techniques de cette ville baroque. Il est aussi Architecte. Une autre raison et non des moindres qui consacre cette rencontre avortée s'inscrit aussi dans les données historiques de notre autodestructeur vingtième siècle. A deux reprises, il a du relever ses ruines. Terragni, Adolf Speer, grands plasticiens aux menées totalitaires ? Comment en effet en d'aussi funestes circonstances, trouver d'autres vertus que péjoratives à cette coupable association de démiurges mégalomanes et de desseins capitalistiques, incontestablement responsables de désastres bétonnés sur fond de sarcophage Ukrainien antinucléaire de Tchernobyl.
 
Ainsi l'Architecte à l'écran est un antihéros de prédilection ; victime expiatoire dans la Fille sur la balançoire de Richard Fleitcher, incarnation du mal dans Inferno de Dario Argento, otage du pouvoir dans le Tombeau Indou de Fritz Lang, tyran totalitaire dans Métropolis, ou vulgaire morbidité esthétisante dans le Ventre de l'Architecte de Peter Greenaway. Seul King Vidor dans le Rebelle trace un portait positif de l'Architecte sous les traits de Gary Cooper. Au cinéma, donc, il n'y a pas de rédemption possible de l'Architecte sauf peut-être chez Greenaway qui retrace l'obscure utopie de Etienne Louis Boullé.
Cette impossible incarnation du mythe de l'Architecte au cinéma parle en fait aujourd'hui de la marginalisation de ce professionnel pourtant incontournable de l'art de bâtir la cité. Elle invoque l'absolue nécessité pour lui de recouvrer une posture. L'imposture de ses rivaux non pas au cinéma mais dans sa pratique sociale, celle de ceux qui le tiennent pour otage, plus que jamais il faut la dénoncer. Et par delà les ravages esthétiques et sociologiques perpétrés au nom de la table rase intellectuelle de la modernité (Le Corbusier) l'Architecture discipline majeure de la société peut encore contribuer à infléchir la condition humaine. Le proclamer ne suffit sans doute pas. Les premières pierres pourtant à l'édifice sont indispensables



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