Je viens juste de lire sur cyberarchi.com, qu'un couple architecte/entrepreneur, avait présenté une solution peu côuteuse pour construire des maisons en filière sèche (ossatures bois, acier...)
http://www.cyberarchi.com/batimat/ [...] ticle=1814
Et l'article de conclure "en gros", que les architectes doivent s'emparer de cette "technique" pour offrir une alternative d'avantage architecturale que financière aux constructeurs.
Je suis déjà, assez interessé par ces principes de construction, mais en laissant entendre que les architectes doivent évoluer dans leur mentalité pour intégrer ces relativement nouveaux modes de construction, on passe à côté de l'essentiel, la mentalité des personnes pour qui ont construit.
Habitant dans le Sud, au pays des bastides et des mas, il est très rare de pouvoir construire de cette manière, si tant est que les maîtres d'ouvrage aient l'ambition d'une maison dite "moderne" par rapport au néo-régionalisme provençal qui fait rage, voire même impossible, tant la construction en dur et en traditionnel est forte ici et ancrée dans les mentalités, si ce n'est pas directement dans les mémoires (en supposant évidemment que le parpaing soit un matériau tradiotionnel).
Donc, la première mission, me semble-t-il, dans une région comme la mienne, est d'arriver à faire comprendre aux clients l'intérêt de ces modes de construction "alternatifs", avec des arguments très minces, en dehors des performances constructives et de l'efficacité au niveau de l'inverstissement financier (répartir l'argent intelligement dans les travaux), ce qui n'est pas évident, tant les personnes sont bloquées dans une logique de pérennité à très long terme des constructions, une durée qui dans le temps, dépasse la durée même de leur vie. En clair, ici on construit pour la vie, mais pas forcément pour habiter. En oubliant, que la stylistique architecturale admise, recommandée, et quelque peu imposée, est l'architecture néo-provençal, il est impossible de faire évoluer les points de vue, même chez les personnes qui pendant un temps avait l'ambition de construire et d'habiter une maison moderne. Donc un problème de mentalité très ardu, que je ne vois pas trop comment surmonter.
Dernier problème, et de taille, les mairies s'opposent formellement aux constructions à ossature bois ou acier. Par exemple, dans les alpes, il est formellement interdit de construire en bois, il faut réaliser en maçonnerie.
Autre exemple, une agence d'architecture de marseille, assez réputée, puisqu'un de ses projets est paru dans architecture d'aujourd'hui, a bataillé un moment pour obtenir l'autorisation de construire une maison en bois, sans succès.
Ainsi, faire évoluer les mentalités des architectes, je suis totalement pour, au moins chez les jeunes pratiquants et les étudiants, mais en parallèle, les personnes a qui on destine ces projets, n'ont pas la volonté d'évoluer d'un poil dans leur mentalité, et je pense que les mots n'arrivent pas à exprimer cette réticence, tant la durée est un des facteurs essentiels pris en compte par les maîtres d'ouvrages. PAs 10 ans, pas 20 ans, mais 100 ans. Sans ans, presque.
Enfin, tout çà se passe chez moi, dans le microcosme Sud de la France.