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2 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

Le graffiti

 
n°31
Bastard!
Posté le 13-06-2003 à 01:02:41  profilanswer
 

bonjour,
 
J me posais une question lors d'une conversation sur internet avec une architecte d'interieur.
 
Que peut bien penser un architecte face au mouvement graffiti, ce mouvement urbain né dans les années 70 a new york ?
 
par pure curiosité, j aimerai bien savoir ce que vous en pensez par rapport a vos/votre discipline(s).

mood
Partenaire
Posté le 13-06-2003 à 01:02:41  profilanswer
 

n°32
toku
Posté le 13-06-2003 à 01:10:45  profilanswer
 

WOUHOU BON LA JE SUIS EN TRAIN DE BOSSER  mais puree je te repondrai mieux demain ;;  
 
mais deja puree le boulot De MISTER A, Zeus et tout a Paris est trop bien vu Les Invaders aussi ;; ca fait vivre l'urbanite, la ville comme lieu de creation moi perso je kiff a MORT hehe  
 
dailleurs un tres bon projet darchi dhabitation en suisse avait prevu des murs pour le graph avec tous les 3 mois un coup de peinture et on recommence  
 
le rez de chausse comme expo temporaire pourquoi pas

n°33
Naya
Posté le 13-06-2003 à 01:22:13  profilanswer
 

...perso je kiff aussi..certains graffs, signature et autres (dont je ne fais jamais la diferenciation) sont tellement artistiquement beaux...
 
mais...
le vrai graff est plus ou moins illégal, non demandé...ce n'est pas juste un style.
 
Moi ce qui m'exaspère c'est quand c'est moche sur un beau batiment (le beau est contestable...on en a deja parle ici)...mais que ce soit un monument historique ou une architecture de qualite je trouve que c'est dommage et si au moins c'était tjs beau je ferais l'effort d'une polémique.
 
La ou cela me gène moins voir pa du tout c'est les "no-mans-murs"...vides et aveugle avec une superbe images...ca vaut bien un Picasso.
 
le graff de vrait etre un acte reflechi et pas un acte pour un acte et encore moins un effort de destruction...moi non plus je ne vais pas peindre des elephants roses dans la chambre des graffeurs...
 
ce qu'il manque c'est le respect de lla part del'artiste...et le pb est la c'est que ce n'est pas tjs de l'art. Quand ca franchi la limite de l'art vers la degradation volontaire voulu et rien que de la degradation...j'ai du mal a compredre en quoi une signature par dessus une autre serait une revendication du lieu..une apprpriation de l'espace (certains en parlent de cette manière) ..des fois c'est comme les chiens qui deposent leur pisse par dessus la pisse d'un autre...desole!

n°34
kali
Posté le 13-06-2003 à 09:56:00  profilanswer
 

J'aime les graphistes urbains, responsables, respectueux et qui ont quelque chose à dire: Misstic, une artiste engagée (reproduction de tableaux de maîtres avec messages politiques), Mesnager (après avoir peint ses persos blancs dans tout Paris, il est devenu une vrai star depuis 10 ans, commandes publique et privées abondent). Mais le meilleur d'entre tous pour moi c'est Nemo (un vrai poête). Et je dois dire qu'entre Belleville et Ménilmontant je suis gâté, car c'est leur terrain de jeux. Pour ces artistes leurs productions s'accompagnent d'un vrai discours urbain engagé et surtout ils sont responsables; ils ne commettent aucunes dégradations, ils interviennent dans les limites de la légalité en respectant la propriété et je le répète: ils ont quelque chose à dire; contrairement aux taggers et graphistes urbains traditionnels. Pour l'immense majorité de ces derniers, je suis vraiment désolé mais aujourd'hui je n'y voit absolument rien d'intéressant, surtout pour le tag, ou c'est dégrader pour dégrader: espace privé ou public.  
 
Un des derniers exemples en date: suite aux efforts dispensés par la RATP pour lutter efficacement contre le tag, les taggers inventent le gravage, au lieu de tagger avec un bon vieux Posca; les premiers taggers utilisaient ce gros feutre à la gouache, l'intervention était limitée, la gouache s'efface à l'eau; "heureusement" bien vite sont arrivé les trucs ultra-extra-indélébiles; ils faut maintenant un cocktails de 10 ou 15 substances ultra-nocives pour l'environnement et très couteuses pour pouvoir enlever l"oeuvre d'art";  donc l'étape suivante, actuelle, c'est le gravage: au lieu du feutre on prend une mêche de perçeuse en tungstène, ou tout autre objet dur contendant et on grave sa "signature" dans le verre, le metal ou tout autre support moins dure que le "marqueur" utilisé. La logique est donc bien visible dans cette escalade "progressiste": détruire. Et je pense que maintenant on est arrivé à un point de non retour: jusqu'à présent les taggers intervennait en apportant une valeur ajoutée (terme non qualitatif); c'est-à-dire qu'ils dépossaient une encre quelconque sur un support existant; maintenant ils interviennent directement sur le support en détruisant sa surface. Alors la prochaine étape ce sera quoi ?
 
Pourtant à la base je pense que ce mouvement qui s'accompagnait d'autre (comme le rap par exemple) possédait une vrai validité, un discours construit, une réthorique... et un combat justifié: celui de la liberté contre les institutions libérales qui cessent d'être libérales dès qu'elles sont acquises.  
 
Aujourd'hui il n'y a plus de fond (le discours) et la forme est triste et pauvre.
 
*******

n°35
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Posté le 13-06-2003 à 14:47:34  profilanswer
 

On en avait parlé un peu ici:  
http://www.aroots.org/forum2/topic [...] e_133.html
 
L'être humain a toujours eu besoin de s'exprimer : l'homme préhistorique faisait des dessins sur les murs de sa caverne. L'homme moderne, lui, écrit ou dessine sur les murs de sa cite. Le fait de s'exprimer en dessinant ou en écrivant sur les murs n'est pas nouveau, les hommes ont pratiquement toujours utilisé ce mode d'expression
 
Definition du mot graffiti
 
nom masculin pluriel (graffito au singulier). Le mot est italien et date de 1866. Terme technique archeologique : inscriptions ou dessins traces sur les murailles et les monuments des villes antiques. Terme courant : inscriptions ou dessins griffonnes sur les murs, les portes (Definition prise dans le petit robert).
 
Issu d'une culture urbaine, ce qui me plait dans le graffiti, c'est justement cette confrontation de l'individu face à son milieu.  
 
C'est marrant, car j'ai récemment pensé au graff, en dessinant une façade en banlieue. C'est le genre de façades que rêveraient tous les graffeurs, je pense, vous voyez le genre, un bon mur blanc ( bon y a UNE fenêtre). Je donnais pas long feu à cette façade pour qu'elle reste en son état, surtout en connaissant le contexte; on verra dans quelques années...
 
Puis, en y pensant, je me suis dit que ce serait bien sympa qu'un futur Brassai vienne y prendre quelques clichés...
 
A vrai dire, j'aime bien le graph quand il ressort comme une trace, une mémoire, plus qu'une signature ou un dessin que je trouve très banal. (du genre, j'apprends à dessiner sur un mur...mais vous me direz, tout l'art n'est peut être pas dans le dessin mais dans la "performance" d'échapper aux flics...). Les photos de Kali son bien dans cet esprit.
Dans cet esprit, art de la rue ou peinture urbaine se rejoignent et Jackson Pollock aurait très bien pu être un très bon graffeur (il aurait amené ses pots de peinture à l'entrepôt du coin...).

n°36
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 13-06-2003 à 15:17:14  profilanswer
 

Jackson Pollock n’aurait pas pu faire du graph. mural …
Si ma mémoire est bonne il ne peignait essentiellement   que sur des surfaces horizontales …
Enfin peignait, disons laisser ses pots peindre à sa place.
Une peinture spatiale en tout cas qui demandait un grand investissement de déplacement sur des toiles immense posées à même le sol … un grand spectacle au grand jour …Du non-graph. de sol en quelque sorte …
 
L’art  est peu sans le regard qu’on lui porte … Ce qui est étrange et fascinant dans le graph. c'est le coté en catimini dérobé, nocturne …
J’ai bien essayé dans un projet de convoquer des grapheurs au grand jour … ils ont tous refusé  prétextant à juste titre probablement  qu’ils étaient artistes du défît  …pas de l’establishment … D’aucuns m’ont même  dit qu’ils cracheraient volontiers à la gueule de JM BASQUIAT !!!
 
Bref j’ai fait tout faux …mais chapeau aux artistes anonymes … Entre eux pourtant leur reconnaissance et rivalité réciproques sont à peu prés identiques à celle du monde de l ‘Art établit …
Ah!  Les Artistes depuis Lascaux …Anonymes dans des grottes sombres … pour les millénaires futurs … Le contraire de papillons polychromes … j’arrête là  …le mots s’envolent.. les images restent gravées dans les mémoires …  couleurs fugitives de la nuit vous témoignez de l’ETRE … vive les cathédrales non blanches  …

n°37
kali
Posté le 13-06-2003 à 15:30:11  profilanswer
 

Pour compléter la définition, il existe 3 sens:
 
1. sens donné par Al ci-dessus.
 
2. Sens courant. Inscription ou dessin griffoné sur les murs, les portes etc. Graffiti orduriers, politiques. "Sous les pavés, la plage", "l'imagination au pouvoir", graffiti de mai 1968.
 
     1   (...) un des escaliers de service où des graffiti obscènes sont charbonnés à la porte des appartements par des fournisseurs mécontents ou des domestiques renvoyés!
                 PROUST, À la recherche du temps perdu, tome X, P.235.
 
      1.1  Il ya des années que le drame s'est produit et que les palissades ont été enlevées. L'étroite venelle est une rue comme les autres où les taxis peuvent circuler sans craindre que les graffiti obscènes qu'ont y relève, scandalisent le bourgeois.
                                       Francis CARLO, Ombres vivantes, p. 212.
 
       3. Un graffiti qui rabâchait ses mots d'amour, ou de politique.
                                                J.-M. G. LE CLÉZIO, Le Déluge, p.17.
 
3. Dessin analogue au tag, mais plus élaboré, tracé le plus souvent à la bombe sur un support urbain.
Dérivé: graffiteur, graffiter.
Remarque: on trouve chez Queneau graffitomane (Les Fleurs Bleues, p.239)

 
Source: Le Grand Robert

n°38
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 13-06-2003 à 15:50:40  profilanswer
 

Ci dessous un graph. sur un de mes projets, c’est une résidence étudiants …
Sauf que le mur et son graph. existaient déjà avant la construction  
et que j’ai du être très convaincant auprès du maître de l’ouvrage  
pour qu’on le conserve…
j'ai bien espéré que des  grapheurs plus tard viendraient poursuivre leur œuvre...
sur la blancheur de mes murs …mais  ils m’ont lâchement abandonné à mon sort d’Architecte de la réalité …
pas de pitié pour l’establishment …
 
l’Art est contestation point barre !!!

n°39
Naya
Posté le 13-06-2003 à 23:33:41  profilanswer
 

les mots me manquent...
 
entre art et degradation...le limites sont tellement floues...
dans ce cas là l'art c'est peut etre trouver le bon et juste desequilibre entre le "permis", "l'interdit " et le "contestataire"
 
mais je ne suis pas sure de me faire comprendre...vu que les mots me manquent...

n°40
toku
Posté le 14-06-2003 à 00:03:43  profilanswer
 

une question ??? .. EST quon aime vraiment les choses reglees maitrisees a mort ;. plus de spontaneite .. vivre une utopie .. un dessin une elevation .. laissons les gens degrader vivre prendre possesion de l'urbain je parle pas d'anarchie .. seulement de tolerance ..  
 
je sais pas on parle d'art .. cest bien bo mais bon ;. bon je vais marreter jai peut etre un peu trop bu  :ptdr:

n°41
Bastard!
Posté le 14-06-2003 à 02:48:17  profilanswer
 

deja merci des reponses, c était instructif... parfois meme révélateur ^^, voila mon opinion toute personnelle
 
Je ne considere pas vraiment le graffiti comme un "art". L'art est une forme d'expression soumit a des regles strictes. Le graffiti se veut plus comme une forme d'expression urbaine qu'un courant artistique bien défini. Le graffiti, et plus spécifiquement le tag, est pour souvent l'expression d'une signification, celle de l'"Etranger", en opposition ouverte avec l'espace de standard de la ville. Le tag représente l'indice d'un dysfonctionnement urbain; donc en cela il joue son role contestataire. Oui, le graffiti est et restera une expression de "vandales". Vandales dans le sens de s'approprier un paysage urbain ou l'on peut s'en sentir exclu ou bien interdit. Comme tout courant d'expression il y en a qui passe par les extremes, que se soit de taggé une sculture (on peut considéré ca comme du "toy"*) ou bien de démolir un train (juste pour les yeux)...il ne represente qu une petite minorité, souvant trés jeune. D'ailleurs pourquoi les trains sont ils si souvant taggé/graffé?, d'une part ton "dessin" voyage, de l autre, plus subtilement il represente la frontiere obligatoire banlieu/ville.
 
*=faite de repasser un tag/graf
 
 
Passons vite fait sur la culture TF1, le gravage a l'acide a ete je pense une consequence directe des loi tibéri et d'la RATP concernant le tag/graf... des fresques tres vielles on été éffacé un peu partout et surtout systématiquement, tibéri est responsable de d'une page arraché de l'histoire en quelques sorte. Que les tags et graf soi éffacé, ca fait partie du truc, mais un effacage systématique amene des solutions extremes. Je suppose que meme si l'acide pouvait etre "effacé" systématiquement, ils y en auraient qui viendrait le faire au marteau et au burin.
 
De mon point de vue le graf, ne peut etre légal (exposition, toile) ou bien il en perdrait sa signification. On ne peut soustraire le coté défi/adrénaline/"revendication". On peut y voir une pollution visuelle, soite je le concoit, mais c est plutot relatif
 

Citation :

A. Milon  
 
'La signalétique urbaine, celle mise en place officiellement par la Ville, devient alors une grammaire standard, une grammaire formelle régie par l'ordre des présupposés (langage standard), alors que la signalétique proposée par le graff est délimitée par l'ordre des préférences (grammaire agrammaticale spécifique au graffeur). [...] Ces deux ordres iconographiques se superposent sans se comprendre : l'un étant la pollution de l'autre et vice versa '


 
Puis plus simplement, pour faire court, je pense que c'est rendre les rues, murs, transports a ceux qui les empreintent (et dans une certaine mesure, a ceux qu'ils n'empreintront jamais).
 

Citation :

Aujourd'hui il n'y a plus de fond (le discours) et la forme est triste et pauvre.


Aujourd'hui, Il y a du fond, d'la forme, et j suis triste et pauvre, aha désolé humour décalé  :lol:  :lol:  
 
walla walla quoi  
 
@+
big up aux architectes
 
ps : dsl des enormes phautes d'haurtaugraphe que doit contenir ce texte  :oops:

n°42
kali
Posté le 14-06-2003 à 09:00:52  profilanswer
 

Bon je viens de voir le petit film que tu as mis en lien et je dois dire que c'était assez instructif...
 
ton post précédent me laisse penser que tu n'as pas l'habitude de casser des trains, même si tu rajoutes Banlieusard en signature et malgrè ton pseudonyme, sinon tu ne lirais pas de livre, tu les brûlerait peut-être... puisque ce n'est pas le cas et que tu aimes les citations, en voici une qui me semble tout à fait appropriée (je suis sur que tu connais donc je ne te ferais pas l'affront d'en indiquer l'auteur):
 

Citation :

Quand l'anarchiste, en tant que porte-parole de couches décadentes de la société, exige avec une belle indignation "le Droit", la "Justice", l' "Égalité des Droits", il n'agit que sous la pression de son inculture, qui ne sait comprendre pourquoi il souffre au fond, et de quoi il est pauvre, c'est-à-dire de vie... C'est l'instinct de causalité qui l'emporte chez lui: s'il se sent mal, il faut que quelqu'un en soi la cause... De même, sa "généreuse indignation" lui fait déjà du bien. C'est pour tous les pauvres diables un vrai plaisir que de pouvoir proférer des injures — cela donne une petite ivresse de puissance. Les plaintes, déjà, et le simple fait de se plaindre, suffissent à donner à la vie assez de charme pour qu'elle soit supportable. Il y a dans toutes plaintes une subtile dose de vengeance: à ceux qui sont fait autrement, on reproche son propre mal être, ou, le cas échéant, sa bassesse, comme une injustice, comme s'ils jouissaient d'un privilège illicite. "Si je suis une canaille, tu devrais aussi en être une." Une telle logique suffit à faire les révolutions. Les doléances ne valent jamais rien: elles sont dictées par la faiblesse. Que l'on attribue son mal-être aux autres ou à soi-même (le premier cas est celui du socialiste, le second , par exemple celui du chrétien), cela revient pratiquement au même. Ce qu'il y a de commun, et, disons-le, d'indigne dans ces deux cas, c'est qu'il y faut à tout prix attribuer à quelqu'un la faute de ce que l'on souffre, bref, que celui qui souffre se prescrive à lui-même, contre sa souffrance, le miel de sa vengeance. Les objets de ce besoins de vengeance, qui est également un besoin de volupté, sont des causes occasionnelles: celui qui souffre trouve partout des occasions d'assouvir sa petite vengeance et — répétons-le, s'il est chrétien, il les trouve en lui-même... Le chrétien et l'anarchiste, tous deux sont des décadents. Quand le chrétien condamne, dénigre, salit le monde, il le fait par le même instinct qui pousse l'ouvrier socialiste à condamner, dénigrer, salir la société. Le "Jugement Dernier" même est encore la douce consolation qu'attend l'esprit de vengeance, la Révolution, telle que l'ouvrier socialiste l'espère, seulement repoussé à plus tard... L' "au-delà" même... à quoi bon un "au-delà", si ce n'était là un moyen de salir notre "en-deçà ?"...


 
PS: j'espère que l'on te retrouveras souvent sur ce forum, Bastard! ça permet d'ouvrir encore plus le débat...

n°43
heptarts
Posté le 14-06-2003 à 15:55:38  profilanswer
 

Bastard, je ne crois pas que l'art évolue dans un cadre strict, ou suivant des règles strictes...
Le principe même de production par l'artsite d'une oeuvre n'obéit à aucune règle si ce n'est sa propre volonté d'exorciser ses impression intérieures en les extériorisant sur un support. Que cela soit dans le cas d'un art légal ou non.
D'ailleurs, l'art en général, à mon avis, a toujours été illégal, soit par les idées qu'il véhiculait, soit par les méthodes qu'il utilisait pour se rendre visible aux yeux de la société.
Il devient légal, quand il devient admis, que les observateurs ont intégré le message, et de cette manière il commence à devenir inutile, l'art pour l'art, la forme pour la forme. Il ne supporte plus rien, plus aucun mal être, plus aucun idéal. Il disparaît de la scène pour laisser place à ceux qui ont encore franchit un échelon de plus dans la perversion de l'expression...

n°44
toku
Posté le 14-06-2003 à 20:46:44  profilanswer
 

une ptite photo d'argumentation .. en tout cas je m'y suis essaye au graph et cest vraiment vraiment super difficile ...

n°45
Bastard!
Posté le 14-06-2003 à 22:38:01  profilanswer
 

..hm hm.. une citation qui tombe a pic en effet ^^
 
j aurais bien repondu par une autre citation mais autant parlé en mon nom... malgré ces quelques 1664 trés (trop?) rafraichissante lol
 
j'voulais pas forcement orienté le débat dans un terrain plus ou moins politique, car cette citation pourrait porvoquer bien des controverses (vraiment), bien que je considere la ville ou la Cité dans le sens latin du terme, comme un espace de ségrégation. Je ne suis pas Anarchistes, ou utopiste et encore moins révolutionaire. D'ailleurs je n ai pas de carte d'électeur, le débat dit "démocratique" ne m'interesse pas. Je m'affranchi juste de mes "obligation d'esclave" en ayant le sens de métaphore... en faite un mec plutot péssimiste.
 
La violence (agression verbal, visuelle, physique ...) est le dernier refuge de l'incompétence comme disait, hm, azimov il me semble (pas du tout la memoire des noms dsl :\)... oui, plutot d'accord. D'ailleurs il serait hérétique d'affirmer le contraire. j'veux dire par la que si on ne peut viser le long terme, on prefere marquer l'"instant". Aussi stupide que cela puisse paraitre, je trouve ca plus ou moins légitime. En faite extraordinairement humain. Mais j suis un piètre philosophe.
 
Enifin j ai quitté l'monde du graf y'a un moment (6 ou 7 ans), j essayais juste d'exposé mon point de point de vu. Ma vrai question serait : La "Cité" représente t'elle un espace de ségrégation ? du point d'vue d'un architecte j veux dire.
 
pour repondre a heptarts vite fait: oui tout a fait d'accord avec toi, en faite j'etais pas certains a quel "public" je m'adressais quand j écrivais le truc, genre une peinture c'est sur une toile blabla. exemple stupide mais je généralise.
 
pour l'bastard!, ca vien de trés trés loin, et non jamais j ai démolit un train, ni meme brulé un livre lol et l'banlieusard c'est un peu comme le "laisse la danse aux drag queens" ahah la metaphore..lol nan j provoque expres.
 
quand a participer au forum, a part mon regard de "banlieusard" aigri, je ne veux pas vous importuner dans vos discutions surment fort intéréssante.
 
voila m'sieur, 'dames, reaction a chaud, bonne soirée a tous

n°46
Naya
Posté le 14-06-2003 à 22:47:18  profilanswer
 

Citation :

 
quand a participer au forum, a part mon regard de "banlieusard" aigri, je ne veux pas vous importuner dans vos discutions surment fort intéréssante.


 
bien au contraire...ta contribution me semble plus qu'interessante...tu en a la preuve par le nombre de réponses qu'elle a suscité.
 
d'ailleurs je vais un peu relire le tout...pour repondre +amplement a ta question sur

Citation :

La "Cité" représente t'elle un espace de ségrégation ? du point d'vue d'un architecte j veux dire.


 
voila pour l'instant

n°47
Bastard!
Posté le 16-06-2003 à 23:45:43  profilanswer
 

un petit documentaire qui traite, entre autre, de l'urbanisme en banlieu
 
- La Raison Du Plus Fort, documentaire de Patric Jean , 2003, Lapsus – Epeios Productions – ARTE - www.laraisonduplusfort.com
 

Citation :

Extrait (voie off):
Rue du blues.
Les habitants sont partis.
On démolit les immeubles.
On efface les souvenirs.
On fait semblant de recommencer à zéro.
On se donne bonne conscience.
On gagne du temps.
Mais que fait-on?


 
http://www.laraisonduplusfort.com/html/ressources/CITE3.jpg
 
==========================
 
un autre film/documentaire, culte, pour ceux qui ont approcher de loin ou de pres la culture graffiti:
 
- Wild Style, 1982, documentaire de ?? - http://www.wildstylethemovie.com/home.htm
 

Citation :

Wild Style stars the legendary subway artist LEE Quinones and the queen of the graffiti scene, Sandra PINK Fabara. Graffiti Masters DONDI, ZEPHYR and DAZE also bombed for the movie. FAB 5 FREDDY, who along with writer/producer/director Charlie Ahearn, helped create Wild Style, shines as the smooth hip hop impressario PHADE. Wild Style follows the outlaw artists through the train yards to the rap/breakdance clubs.The movie climaxes at a massive outdoor jam, definitely the most famous hip hop party in history!


 
http://www.wildstylethemovie.com/graphics/products/ws_promo_frames.gif
 
 
==================
 
voila, 2 tres tres bon documentaires.
 
 
@+

n°48
kali
Posté le 17-06-2003 à 11:37:53  profilanswer
 

Salut Bastard! tes liens sont vraiment très interessants...
 
concernant ta question (est-ce que la ville est un espace de ségrégation ?) je pense qu'il y a deux choses qui permettent de répondre positivement:
 
Aujourd'hui la sphère publique disparait peu à peu au profit de la consommation, des médias et de l'Etat; l'espace urbain devient une sorte de parc thématique spécialisé dans des loisirs de plus en plus spectaculaires et centralisés. Ces nouveaux espaces urbains se caractérisent par une consommation, une surveillance, un contrôle, un simulation illimités. En même temps on détruit tous les espaces urbains véritablement démocratiques de manières systèmatique dans l'ambition d'un contrôle absolu. La ville se privatise.
 
Dans le même temps la question se pose du déclin de l'homme publique. Dans un délire de finitude moderniste, il devient impossible de ne plus concevoir l'identité en des termes qui n'aient pas un caractère universel et individualiste. L'identification devient stéréotypée, posant comme principe une expérience normative (consommateur, touriste, spectateur...). L'homme publique devenu entre temps consommateur universel, accède au statut de victime universelle consentente, passive et en même temps sans défense face à ce qui est considéré comme une forme de déterminisme historique: les forces de la consommation, du capitalisme et de la simulation. L'individualisme forcené de ces individus formatés développe un conditionnement masochiste indiscible: (presque) tout le monde veut faire partie des victimes... La situation est encore aggravé par le manque de connexions apparentes entre espace public et démocratie qui empêche d'imaginer des alternatives efficaces.
 
Le grand problème de la ville actuelle reste cette déstruction massive des espaces publics traditionnel qui avaient une véritable orientation démocratique (sujet abordé dans un précédent post ici).
 
Je pense qu'il devient urgent de repenser la sphère publique de manière efficace: un lieu ou pourra se développer un discours conceptuellement indépendant de la sphère économico-étatique (mais est-ce possible ?) dont le potentiel discursif permettra d'atteindre une finalité libératrice pour l'aménagement de l'environnement.

n°49
heptarts
Posté le 17-06-2003 à 18:50:55  profilanswer
 

A-t-on le droit d'aimer star académy, loft story et autres, ou le devoir d'en contester le principe ?
Dans les deux cas, ceci aurait-il tendance à faire changer d'avis les gens qui cautionnent ce genre d'émissions ? Les consommateurs plus que les producteurs...
Comme tu le soulignes tout le monde veut faire partie des victimes, pour espérer faire partie d'un mouvement de fond qui dépasse la stade d'ambition individuel. Etre porté par la vague, alors que cette vague ne fait que nous rendre spectateur de notre propre réalité. L'assistance de la vie par objets télécommandés... Pour autant, la conséquence, n'est qu'une manifestation de l'aversion de gens au savoir, au vu et au su des autres plus exactement. La disparation de la sphère publique ne s'accomplit par la mise en place de caméra dans la rue, mais quand l'oeil humain n'est plus capable de voir ce qui se déroule devant ses yeux. Ce qui ne rentre plus dans la sphère publique justement, parce qu'une des manifestations du débordement de la vie de chacun dans l'espace de la communauté... La fin de l'espace publique a été programmé quant tout un chacun à commencer à le considérer comme un espace d'expression prolongeant directement son propre espace de vie inapte à accueillir ses envies les plus refoulées. Quand on a commencé à considérer que le bien de tous était le bien de personne, qui ne préoccupait de toute manière que quelques personnes dans des bureaux à programmer machinalement une non utilisation de l'espace publique.
Quand on a commencé à considérer que le mur qui bordait la rue n'était pas le mur du voisin de la rue, l'habitant, mais le mur du voisin de l'habitant, le passant, qu'affiches et merdes de chien en sont devenue l'unique population active.
 
L'orientation démocratique des espaces a disparu quand l'idée même de la démocratie s'est fait bouffée par les idées corporatistes. Et le corporatisme de plus en plus d'actualité...
 
Alors il ne reste plus qu'à mettre des télévisions dans les rues, on aurait la rue "soirée coupe de la ligue", et le samedi la rue "star académy", toutes pleines de lumières, de rires et de joies, comme çà l'espace publique deviendrait finalement celui qui le borde parce qu'on n'a plus rien à y faire si ce n'est dormir, et vomir parce que la télé çà donne l'epilepsie...
 
Enfin, voilà, ct juste pour dire un truc... pardon quand même...

n°50
Naya
Posté le 18-06-2003 à 22:25:53  profilanswer
 

En réalité j’ai un problème avec le mot ségrégation…tu veux dire disctimination ??? La ville serait-elle un lieu de discrimination ??? Discrimination de personnes soit minoritaires soit moins riches ???
Oui, mais ce n’est pas que la ville c’est tout attroupement humain qui est discriminatoire. On a tous envie de ressembler a l’autre ou être mieux…habiter un meilleur quartier…etc. Donc dans la logique économique  la ville se construit sur ce principe. Et les graf dans tout cela ??? Est-ce une appropriation ? Une revendication ?? Je pense que c’est surtout une réponse a la surveillance du contrôle de la ville. Car plus un ville gonfle plus on besoin de la maîtriser et surveiller. Du moins c’est ce que les personnes qui la gerent pensent…et pour certaines choses ils ont suremetn raison.
 
Par exemple Grigny la Grande Borne…tous les espaces y sont soit visibles de partout soit offrent un pignon aveugle ..on y est soit observe soit ignore…c’est l’ennui de la ville l’ennui des nuances qui l’on tjs constitué.
 
Donc segregation… ? Par la privatisation (ex de kali) ainsi que par un besoin de maitriser et controler…
 
Une de tes images que tu a posté représente un immeuble avec une bagnole deprave ou brule…penserait tu a la segregation de la ville apr l’architecte ??? Penserais tu que c’est l’architecture qui serait directement reponsable de ce besoin de s’approprier la ville par les tags ??? J’ai le sentiment qu’il y a autre chose que tu a envie d’entendre…peut etre je me trompe.

n°51
yacine ben​oit
Posté le 24-06-2003 à 17:24:48  profilanswer
 

Je vais dire que le graph , c'est fait pour gueuler , je vais dire aussi que c'est irrationnel,c'est une marque que tu as dans le coeur et qui elle aussi , malheureusement est indélébile .C'est peut étre au départ un moyen d'éxister , qui parle de s'appropirier l'espace , qui parle de faire de l'art , tout ça vient ensuite par ceux qui récupérent tout et qui ne comprennent rien au déséspoir , tous ces jeunes qu'on a laissé dérivé .
Je vais dire que c'est une lutte que c'est le chaos , et qu'avant tout c'est un comportement qui refléte bien ces années de doute qui nous ont déchirées le coeur , alors oui c'est peut étre aussi "cool" "fun" ou "kiffant ", mais le tag le graph , c'est l'illégalité , c'est jouer sur la corde raide , c'est un défi , ça a rien a voir avec les galeries d'art , c'est vangogh qui s'arrache une oreille parcequ'il est fou , c'est Rimbaud qui tire au flingue sur Verlaine c'est tenter de vaincre son asservissement au non lieu dans lequel on vit , qui nous rejette , par le "vandalisme ".

n°52
Naya
Posté le 24-06-2003 à 23:12:57  profilanswer
 

O.K. je comprends mais...
 
...Van Gogh etait le seul a s'arracher l'oreille, Rimbaud etait le seul a tirer sur Verlaine...alors que le graph est un phenomene qui depasse la folie de l'individu. Ce n'est pas un acte commis sous l'effet de la passion ou folie passagere. Le graf est un act reflechit et prepare a l'avance...avec repetition. On peut effectivement perler d'un courant artistique. Mais c'est effectivement le premier dans l'histoire qui revendique comme support un bien d'autrui.
 
Au fait je ne vois pas la causalite directe entre
[code:1:4412b7a874]que c'est une lutte que c'est le chaos , et qu'avant tout c'est un comportement qui refléte bien ces années de doute qui nous ont déchirées le coeur , alors oui c'est peut étre aussi "cool" "fun" ou "kiffant ", mais le tag le graph , c'est l'illégalité , c'est jouer sur la corde raide , c'est un défi[/code:1:4412b7a874]
et graf
 
je veut dire que pour dire tout cela il y aurait pleins d'autres moyen ce qui me fait penser qu'il y a bien autre chose que ce que tu cite..je ne le conteste pas...je trouve que c'est peut etre incomùplet comme explication bien qu'elle soit interressante.
 
Bastard! est parti apparement mais peut etre qu'il pourrai completer le "tableau"...

n°53
toku
Posté le 25-06-2003 à 00:06:36  profilanswer
 

Citation :

On peut effectivement perler d'un courant artistique. Mais c'est effectivement le premier dans l'histoire qui revendique comme support un bien d'autrui.


 
Courant artistique ??? courant de quoi ? franchement pour moi cest deux choses differentes cest notre regard peut etre perverti qui essaye de voir du bo de l'art et du plastique ...  
 
et je trouve ca juste ce que tu dis Naya .. "qui revendique Le bien d'autrui" mais bon cest une vision du probleme  
 
cest tout simplement le fait qu' IL N'Y A pas de moyen, pas de SUPPORT et la facilite cest la Fresque avant tout la fresque quel meilleur support qu'un Element Vertical dans une societe de consommation et de publicite..  
 
et en premier Lieu les no man's land ferrovieres sont des zones franches.. franches de tout .. cest d'une tristesse incroyable.  pour moi arriver dans la gare de l'est ou du nord cest toujours agreable de voir... de voir tout simplement avoir quelque chose a voir ;. ...  
 
d'ailleurs dans nos villes il faut penser .. la gare .. son reseau .. quelle saignée dans le tissu urbain

n°54
Naya
Posté le 25-06-2003 à 10:11:35  profilanswer
 

Hello Toku!!!
courant...car il contient et une ideologie et un style particulier...
 
d'accord il y a qq exception qui se demarcquent dans leur style mais en gros....c'est comme a toute epoque artistique...la bombe amene une technique, une manière de faire...prend l'exemple des signature...plus ou moins arondi, plus ou moin stylé mais tu ne peut pas le confondre avec du Monnet...je pense qu'une reelle description du style peut etre faite. Non, attention je ne veux pas mettre les graffeurs dans des cases, parce que ce serait vexant, mais c'est quand meme un style.
 
Ce qui m'interresse dans ce debat c'est ce qui est plus difficilement identifiable....l'idee. Celle qui sse trouve derriere. Car elle est a mon avis plus subtile et pas forcement explicite.  
D'ailleurs tu l'identifie

Citation :

"IL N'Y A pas de moyen, pas de SUPPORT et la facilite cest la Fresque avant tout la fresque quel meilleur support qu'un Element Vertical dans une societe de consommation et de publicite.. "

n°55
yacine ben​oit
Posté le 25-06-2003 à 15:01:12  profilanswer
 

Ce que je voulais laisser entrevoir , c'est que je pense que le graph initialement c'est la révolte , mais pas n'importe laquelle , celle des ghettos aux Usa , celle de tous les ghettos occidentaux .On créve dans les banlieux ,et de la mort la pire, pas celle phisique , mais bien celle du sens
la mort culturelle ,de l'uniformité du lieu de son angoissante présence et du contexte sociale de l'éxclusion.La signature est un acte "d'apparaitre au monde" signifier son éxistence , et sa en devient maladif convulsif proliférant c'est un acte quotidien, il faut tous les jours prouver son éxistence .Voila pourquoi je parle de doute de chao , pourquoi je dit ce n'est pas "fun", parceque les acteurs de ce courant sont initialement en conflit avec le monde et qu'ils cherchent aussi a se réapproprier leur espace , pour le transfigurer le rendre plus humain , leur espace urbain qui conditionne leur espace mental .Quand je parle de Vangogh , je veux tout simplement dire qu'il tente de s'éxtraire de la folie qui le ronge par un acte de violence éxtréme , mais c'est une image ,le graph est cette tentative de s'éxtraire d'un monde violent et fou .

n°56
kali
Posté le 26-06-2003 à 00:11:13  profilanswer
 

Excusez-moi de vous déranger mais...
 
Il y a un type qui n'est pas architecte (Bastard!) et qui pose une des questions les plus interessante qui il y a eu sur le forum depuis longtemp et ça n'inspire personne ? Je suis le seul à avoir un avis sur la question ?
 
Je vous rappel la question au cas ou:
 

Citation :

La "Cité" représente t'elle un espace de ségrégation ? Pour un architecte je veux dire?


 
Peut-être qu'il serait temps de faire progresser le débat pendant qu'il est chaud...
 
Alors les architectes vous en pensez quoi ? (c'est au moins ma douzième question ce soir, c'est fou ! lol)

n°57
Naya
Posté le 26-06-2003 à 11:41:20  profilanswer
 

Non...kali...la c'est pretentieux et brutal sans avoir besoin d'etre tel.  
 
Ta critique est bcp trop radicale, avec un ton que je n'apprecie pas, bien que (je me repete) tes contributions ont tjs un interet...la aussi. Mais je n'accepte pas ce ton.  
 
Un petit smile serait le bienvenu...ou une ironie plus identifiable...ce qui rendrait tes phrases moins brutes...desole de le ressentir comme cela mais je pense qu'apres reflexion en te relisant...tu admettras que ce ton n'etait peut etre pas necessaire.
 
Pour la defense (puisque je ressent une certaine agression...) je me permet de recapituler le debat, afin de te prouver que cette discussion n'est peut etre psa si inutile et hosr sujet.
 
Résumé rapide...fait par moi même donc peut etre incomplet:
La phrase qui a commencé le débat etait "Que peut penser un architecte face au mouvement graffiti?". La dessus s'est develloppe un ensemble de posts qui donnaient un avis subjectif, des definitions du graf...selon les dictionnaire et autres...l'une des definition etait le graf comme un art contestataire...etc.
 
La dessus Bastard! repond en disant qu'il ne concidere pas le graf comme un art mais comme une expression urbaine qui tenterait de s'approprier un paysage urbain dont il se sentirait exclu (le graffeur) ou interdit. Et il pose la fameuse et magnifique question "La Cité represente-t-elle un espace de segregation? (du point de vue d'un architecte)???
 
Tu repond tres pertinement...que oui...dans le sens ou on aboutit a une destruction de l'espace public traditionnel par sa privatisation est son aspect "d'espace consommable"...heptarts a prolongé ta reflexion en demontrant la nouvelle vison qu'on avit du monde et de l'espace public qui est devenu un "espace inapte a accueillir ses envies les plus refoulées"...c'est a dire qu'il a prolongé ta reflexion "Ces nouveaux espaces urbains se caractérisent par une consommation, une surveillance, un contrôle, un simulation illimités." Ensuite c'est moi qui me suis posé la question de "ce qu'est la segregation"...segregation de qui exactement....en exprimant ma crainte que la discrimination urbaine est peut etre une evolution non artificielle...donc naturelle de l'homme...que c'est une envie de privatisation... oui...mais aussi un besoin de controle et de maitrise de l'espace public. Et je me suis pose la question....en quoi le graf pouvait contibuer a se reapproprier l'espace...et en quoi l'architecte etait il reponsable...car il me semblait que Bastard! resentait la banlieue come un espace creer par l'architecte...donc ...que cet espace qu'il resentait comme un espace de segregation..etait le fruit de l'architecte...comme si la forme architecturale et par la suite urbaine etait responsable de la segregation.
 
yacine benoit est arrive il n'y a pas longtemps ...et il reponse une question qu'on avait pour acquise....il remet en question que le graf est une appropriation de l'espace...
 
donc kali...non tu n'est pas le seul a avoir une opinion...ni le seul a avoir exprime ton opinion. Il suffit de relire les posts..peut etre que tu ne les concidere pas comme valeureux...mais c'est le principe des forums...
Et avec ta reaction tu provoques un ecremage. Il va y avoir des gens qui ne vont pas s'exprimer car ils auront peur de ne pas etre a la hauteur
 
et non...le debat n'est pas completement a cote de la plaque...il me semble...meme s'il n'est pas exactement a l'endroit le plus interessant...
 
Et oui..moi aussi je trouve la question de Bastard! extremement interressante. J'aurais aime qu'il revienne discuter.
 
Et non...je ne veux pas que tu te taise...ce serait trop dommage...et oui je serais mega contente que tu parle avec moderation...ce n'est pas le contenu qui me fait reagir...mais la forme. desole kali. J'espere que tu ne prendra pas mal mes mots qui eux aussi peuvent etre contestés. Je m'en excuse d'avance.
 
Au plaisir de te relire...

n°58
kali
Posté le 26-06-2003 à 13:36:27  profilanswer
 

Il n'y avait pas du tout d'agressivité. Je trouve dommage que quelqu'un qui ne soit pas architecte arrive sur un forum d'architecture pour poser une question qui concerne tout le monde et en premier lieu les archis et qu'il n'y ait pas plus de réponses. Ce que vous avez dit était interessant mais concernait plus le graf, qui n'était qu'un prétexte pour Bastard! qui avait précisé:

Citation :

Ma vrai question serait :


 
A titre d'info, depuis son dernier post, j'ai vu Bastard! sur le forum 1 ou 2 fois...
 
Enfin tu dis:
 

Citation :

Ta critique est bcp trop radicale


 
Quelle critique ? je n'ai absolument pas critiqué ce que vous aviez dit, j'ai juste posé des question; une critique c'est avant tout une affirmation, non ? (Quand c'est une question cela s'appelle de l'hypocrisie, et c'est tout ce que je déteste, mais ça vous l'aviez peut-être remarqué; allez hop, j'en profite une migonne petite boule jaune:  :wink: ). J'ai donc juste invité les utilisateurs du forum à réagir à ce qui me semble une question importante, c'est tout...
 
****
 
PS: Voici quelques pitites boules jaunes pour toi, Naya (je vais essayer de ne pas mettre celles qui pourrait t'offenser (Twisted evil, evil...) lol (attention je plaisante hein... te fache pas...)
 
 :D  :D  :D  :D  :D :)  :lol:  :lol:  :oops:  :P  :?  :?  :?  8)  :roll:  :lol:  :aime:  :aime2:  :ange:  :jump:  :boire:  :jump2:  :bravo2:  :tourne:  :fete:

n°59
Naya
Posté le 26-06-2003 à 14:43:00  profilanswer
 

merci pour tous ces petit smiles...tres gentil de ta part... :lol:  
 
effectivement le debat autpur de la question aurait pu etre plus nourrissant...mais bon...on ne refait pas le monde...
 
n'empeche que qui si Bastard! a commence par le theme du graf...je pense que c'etait plus qu'une simple introduction. Je me trompe? Je pense qu'il y a un rapport cause/consequense...
 
personnellement j'ai deja eu des discussions sur le graf avec d'autres personnes qui le revendique et apres des heures de dicussion je me suis rendu compte que malgre le fait que je trouve cela tres interressant je ne comprends tjs pas le sens complet...c'est pour cela que devellopper le sujet aussi autour de la definition du graf me semble interressant...voila

n°60
Naya
Posté le 26-06-2003 à 21:47:47  profilanswer
 

au fait le topis ne devrait pas etre "le graffiti"...mais le "graffito"...non???
 
c'est bete et hors sujet...mais j'essaye de comprendre les lois de la langue francaise...lol

n°61
Bastard!
Posté le 30-06-2003 à 12:02:17  profilanswer
 

non non je me suis pas 'barré', d'ailleurs j ai lu toutes vos opinions, et je ferai de meme pour la suite, bien que la question soit trés ouverte et implique beaucoup de parametres. Je sature un peu (euphémisme) a donné mon point de vue, alors je prefere écouté le votre avec soin. Et oui il me semble qu'ethymologiquement c'est "graffito".
 
Bonne journée.

n°62
DuD
Posté le 06-07-2003 à 23:23:14  profilanswer
 

ouai d un coté j te comprends toku... ou commence la réelle dégradation????
 
 Est ce graver sur une vitre (dont je n suis pas forcément fan, subjectivité de l esthetik..) empeche de voir a travers, le bo paysage urbain bétonné ki délimite la voie de chemin de fer????
 
   Bref, la dégradation officiellement reste altération des biens publiks...  
 ne serait ce pas directement lié avec l instinct sécuritaire ke la politik urbaine et mondiale nous impose?? ou seraient ce nous les demandeurs ??
 
  Bon enfin, un graffe mal-éffacé ds la rue, ou bien un délinquant pris en flague et traité comme tel eau gd public .. ça c est de la sécurité.. on s sent qd meme + tranquille apres, nan...HIHI..
 
  c est vrai ke l appropriation de certains vient endommager l intimité publique d'autres .. mais au fond les auteurs de ces infractions ne sont ils pas victimes au quotidien de l appropriation par l état (et/ou autres) de leur propre ambiance vitale..urbaine..justiciaire...
 
 Cercle vicieux??

n°63
JOX
Posté le 20-07-2004 à 11:45:09  profilanswer
 

bonjour a tous, je veux juste exprimer mon sentiment sur ce sujet. je ne suis pas encore architecte mais simple etudiant, et je suis aussi actif dans la pratique legale(et illegale) du graffiti. il faut savoir que l un ne va pas sans l autre, ils sont au contraire tres liés, le graff est une extension du tag.
d autre part le but est rarement de degrader, ni de s approprier un espace, mais de "faire tourner son blaze", en d autres termes la recherche de la "fame", en quelque sorte une reconnaissance, une tentative inconsciente de marquer son temps, de laisser une trace. pour cela la recherche du style, la qualité, le nombre et la situation de tag ou graff est primordiale.
on peut noter que la pratique du graffiti est d origine spontanée, cette culture au sein du hip hop represente un vrai brassage de cultures. cet "art" echappait il y a encore peu de temps au systeme, la question de l argent ne se posait pas (les bombes etaient volées, la pratique n avait aucun but lucratif) ce qui a changé aujourd'hui, mais le graffiti rest encore hors de controle de l etat, ou quasiment.ce moyen d expression peut vraiment evoluer, de toutes parts. tout d abors on voit que le graffiti s exporte, entre dans les galeries, dans la mode, dans le monde du business.cela n est pas forcement une perte d identité, le fait de tracer des inscriptions sur un mur appartenant a autrui n est pas la seule carcteristique de cette pratique, le but est d aller toujours plus loin, et l entrée du graffiti en galerie est peut etre le seul moyen d obtenir une sorte de reconnaissance (qui pour certains graffeurs n est d ailleur pas reclamée...)
pour moi cette pratique reste un bon echappatoire, une passion, un art doté de nombreues regles et un leitmotiv de toujours se depasser.(cf le "no limit" de psy 156).
 
 et si l on investit le bien d autrui, ce n est peut etre pas qu on a pas assez de murs, mais au contraire qu on en a trop...

n°64
Naya
Posté le 20-07-2004 à 11:59:51  profilanswer
 

cool....qq qui s y connait vraiment...lol
 
question subversive:
qu est ce que tu repondrais au gens qui disent en avoir marre te ces "gribouillis" qui foisonnent de partout. Ceux qui voient essentillement la degradation dans les rer ... sur leurs bagnoles ou sur les vitrines de leur magasins..???? (un boucher pres de chez moi est a cote d un pignon assez grand...je le plains un peu au fait).
 
n y vois aucune provoc c vraiment par curiosite.

n°65
JOX
Posté le 21-07-2004 à 11:50:29  profilanswer
 

peut etre bien que le graffiti n est pas fait pour plaire a tout le monde, les graffiti sont imposés, c est normal que ca deplaise.tout le probleme et l interet du graffiti est la je pense.

n°66
Naya
Posté le 22-07-2004 à 00:31:19  profilanswer
 

Il n'est pas uniquement question de déplaire. De toute époque les courants artistiques ont déplus choqués interloqués, il y a eu les salons, les anti salons,...Etc...  
Mais dans le graff la limite est bien ailleurs. Car c'est une intervention sur objet mobilier ou immobilier d'autrui. Et ca choque bien plus du coup. Et autrement.
 
c'est a dire que même une fresque qui pourrait être jugée comme belle choque au fond bcp de gens. Ma question je me l'adresse aussi. Il m'arrive de juger certaines interventions murales comme tres interressantes et d'autres comme de la simple deterioration. Et justement qd ca me plait je me dit que le plaisir que j en tire suffit a palier le cote qui me derange. L entrée dans les galeries enleve la polemique. C plus gentil. Bref...je reprend....ou est la limite. Est ce qu'un graffeur se rend compte de ses limites cherche il reellement choquer par le fait de deteriorer aussi? Ou pas du tout. est ce vraiment secondaire? Ou est cette fine limite entre art est degradation?

n°67
idiot
Posté le 29-10-2004 à 04:09:51  profilanswer
 

bonsoir tlm...
je pense pour ma part que le graffiti et un acte egoiste et pessimiste ...
 
 pourkoi tagger?pourkoi dégradé? tou simplemen parce ke la société ne ve pa entendre kan on lui kri c multiple défo,alor on l'atak on lui di "rien a foutre,j't'emerde" oui c tré primitif...mé ke fair d'otre kan on pense de toute fasson kel ne changera jamé?c le koté pessimiste...le koté égoiste c tou simplemen ke le graffeur s'accorde le plézir de créé (ya til de plu gran plézir?) san se soucié des otre,et oui kel bonheur de sortir du depot SNCF sain et sof apré avoir tapé "whole car" (un graf recouvran un wagon komplé)...tan pi pour les millier d'euro du nettoyage"rien a foutre,j't'emerde"
 
le graffeur ne se souci absolumen pa du regar ke ces victims (tou le monde) porteron sur lui.on le pren pour un pti konar?
tan pi,il c fé plézir lui...c kom ca ke fonctione le monde d'ojoudui non?une carikatur,une sorte d'insulte grandeur natur,voila ce ké le graffiti,une réponse a une société commercial nozéabonde...
 
g lu dans le sujet ke la violence été une mark de linkonpétence,mé il fo a un momen ou l'otre un evenemen violen pour déclenché le changemen.
le grafitti et le seul exemple de violence artistik,il dégrade en créant...pe etre meme kil crée en degradant;il n'empeche k'il y a création,et la céation c la vie c tou ce ki konte.
 
le grafitti c créé o depen du reste.

n°68
escalieral​ice
Posté le 09-12-2004 à 23:24:28  profilanswer
 

:P Salut, je suis étudiante en archi et moi aussi je fais mon mémoire sur les graffitis ou plus largement sur les murs peints.

n°69
+ MrBrOwNs​ToNe +
Posté le 10-02-2005 à 10:42:48  profilanswer
 

pour ceux que ca interesse y a un DVD qui est sorti y a peu de temps sur l histoire du graffiti a Paris
 
c'est interessant et ca s'appelle "WRITERS, 20 ans de graffiti à Paris"
 
ca permet de mieux comprendre l'aspect "destruction" du graffiti et surtout de mieux cerner les différentes mouvances...


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