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5 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

Graffiti et déconstruction/reconstruction de l'espace urbain

 
n°71
Envie de s​avoir
Posté le 19-02-2005 à 23:21:09  profilanswer
 

Alors voilà, comme nous sommes sur un forum dédié à l'urbanisme, je voulais avoir votre avis sur le phénomène du graffiti. Je sais bien, il y a déjà un sujet sur le graffiti... Cependant je voudrais engager les réactions sur un problème bien particulier, dont voici son introduction au sein de la fibre urbanistique :  
 
le graffiti, de votre point de vue, ne pourrait-il pas être perçu comme un processus de déconstruction/reconstruction de ce que l'urbaniste crée ?
 
   En d'autres termes l'urbaniste est celui qui injecte au sein des villes, du sens, celui qui va guider en s'aidant de divers signes, le citoyen dans sa démarche citadine : un mur signifie la délimitation de deux espaces etc.
La ville est une entité sémiotique, avec des caractères pragmatiques (les signes disent ce qu'il faut ou ne pas faire - perlocution, illocution, locution) dictant une manière de la pratiquer.
 
   Le graffeur, lorsqu'il pose son dessin sur ses signes, vient "déconstruire" un sens que lui a donné l'urbaniste, pour "reconstruire" l'espace en y intriduisant son sens à lui, sa vision de l'espace. Il construit sur le monde de l'urbaniste un monde qui est le sien.
 
Je voudrais savoir ce que vous en pensez en somme.
 
Merci

mood
Partenaire
Posté le 19-02-2005 à 23:21:09  profilanswer
 

n°72
docpsyko
Posté le 20-02-2005 à 09:54:03  profilanswer
 

Citation :

ce que l'urbaniste crée  


 
Je ne suis pas sûr que ce soit l'urbaniste qui crée la ville!
 
D'abord, généralement, la ville préexiste, elle est ancienne, et pour une part déjà "faite"
Ensuite, il faut bien dire que le POLITIQUE a cédé le pas à l'ECONOMIQUE, et il ne peut y avoir d'urbanisme sans politique.
Pour l'instant, le mot d'ordre de la plupart de nos élus semble être "on n'emm... pas les investisseurs!", à la suite de quoi, on voit les zones commerciales pousser n'importe comment, les périphéries se couvrir de pavillons néo-kitsch, etc...
 
Un beau plan masse dessiné bien vert n'y change rien!.... :roll:  
 
Alors deux-trois tags ou graffitis là dessus, je ne sais pas ce que ça change du point de vue urbanisme...  8)

n°73
Naya
Posté le 20-02-2005 à 11:01:49  profilanswer
 

Citation :

"En d'autres termes l'urbaniste est celui qui injecte au sein des villes, du sens, celui qui va guider en s'aidant de divers signes, le citoyen dans sa démarche citadine : un mur signifie la délimitation de deux espaces etc. "


 
Absolument d'accord avec doc.... l'urbaniste ne donne pas du sens a la ville...les autres facteurs ....economique, politique,...Etc.... sont les seul a faire vivre l'urbain.
 
Apres...le mur...a-t-il ete creer par l'urbaniste? Je trouve ca un peu trop poussé. Je pense que l'urbaniste n'a rien a voir dans l histoire des murs de la sncf...qui peut etre delimite deux espaces mais j'ai l impression que ta vision du mur est bien trop metaphysique. La fonction premiere des murs sncf (les plus peints) est tout simplement protectrice...des zones a haute tension ainsi que de la propriété de la sncf.
 

Citation :

"Alors deux-trois tags ou graffitis là dessus, je ne sais pas ce que ça change du point de vue urbanisme... "


LOL.... j'adore...c'est absolument ma pensée meme si je l aurais formulé autrement. :)

n°74
Envie de s​avoir
Posté le 20-02-2005 à 11:54:08  profilanswer
 

Ok ok on va reprendre
 
L'urbaniste c'est le spécialiste de l'urbanisme (architecte  urbaniste) ; et, l'urbanisme c'est l'ensemble des études, des arts et des techniques ayant pour objet l'implantation et l'aménagement harmonieux des villes.  Dictionnaire.
Implantation et aménagement harmonieux des villes : voilà qui m'interpelle. Si j'élève la réflexion, au-delà du simple enjeux éco ou politique mais pas forcémént à un niveau métaphysique (j'suis pas philosophe) mais à un palier sémiotique (je tape dans la communication), je me dis : la manière dont est organisé la ville, l'organisation de ses signes ; tt ça sont autant de "signaux" qui orientent l'usager de la ville.
Bon j'espère que jusque là on est d'accord lol c'est de la sémiotique urbain c'est tt.
 
L'urbaniste, c'est un stratège (avez-vs lu Michel de Certeau), il pense et construit des villes vides, il se retire quand viennent les usagers comme devant des sauvages qui viendraient détourner les plans élaborés sans eux. Les usagers des villes sont des tacticiens. Ils mettent en oeuvre des tactiques, des ruses, pour détourner le cadre d'action "harmonieux" imposé par l'urbaniste et l'architecte. On ne parle pas d'économie, ni de politique.
 
Tout ce sens, donc, tous ces signes sursaturent d'information le réseau des va-et-vient citadins qui braconnent, empruntent une rue plutôt qu'une autre et ainsi de suite, tendent à être récupérés par le graffeur pour qu'il construise son monde par-dessus : un rond point (dt la perception et la lecture est socio-culturellement codé : élément de la route indiquent un sens de circulation que je ne px ni prendre à l'envers ni prendre en travers) qui se transforme en ovule parce que quelqu'un a graffé un bonhomme-spermatozoïde en plein milieu de la route, c'est s'approprier un sens, celui du code de la route - mais aussi celui de circulation : le dessin coupe avec la circularité du mouvement, il vient frontalement - pour le restituer dans une phantasmagorie urbaine.
Suis-je assez clair ?

n°75
Envie de s​avoir
Posté le 20-02-2005 à 12:10:20  profilanswer
 

Je ne suis pas sûr que ce soit l'urbaniste qui crée la ville!
D'abord, généralement, la ville préexiste, elle est ancienne, et pour une part déjà "faite"
[/quote]
 
 
Regarde bien ce mot : urbaniste. Regarde bein au travers les lettres...  
Ne vois-tu pas se profiler toute une histoire des villes ?
L'urbaniste ne crée pas la ville...  
Le terme urbaniste abrite en lui - comme une mère dans son ventre un enfant - la ville elle-même : Urbs. La grande Urbs, LA ville : la Rome ancienne. L'urbaniste est relié à cette origine.  Urbaniser c'est transformer un espace par la création de routes, d'équipements etc.
 
Ensuite la ville ne préexiste pas, c'est l'homme qui la fait. On parle d'urbanisme voyons, et donc d'aménagement. L'homme est arrivé un beau matin, et a trouvé un supermarché, qui lui préexistait, une pharmacie, qui lui préexistait, des routes, qui lui préexistaient. Rien que cela, les routes, les axes de communication, l'homme à du les construire, et Rome ne s'est pas faite en un jour.
 
A l'époque où les hommes peignaient les grottes parlaient-on de politique, et d'économique... ? Je me questionne...
[/quote]

n°76
mrowka
Posté le 20-02-2005 à 12:17:27  profilanswer
 

Citation :

le graffiti, de votre point de vue, ne pourrait-il pas être perçu comme un processus de déconstruction/reconstruction de ce que l'urbaniste crée ?


Moi, je suis tout à fait d'accord sur le fait que le graffeur se réapproprie l'espace, le réinterprète et nous donne "sa" vision de ce qui préexistait..Ton exemple sur le rond-point ovule est de ce point de vue là très pertinent.  
Après sur le fait que ce soit l'urbaniste qui crée la ville...hmm

Citation :

L'urbaniste, c'est un stratège, il pense et construit des villes vides, il se retire quand viennent les usagers comme devant des sauvages qui viendraient détourner les plans élaborés sans eux.


Je pense que le temps cet urbaniste là est révolu..Il est devenu executeur de petites parties de villes que d'autres facteurs ont défini..(oui, c'est un peu pessimiste.. :roll: )

n°77
docpsyko
Posté le 20-02-2005 à 12:24:57  profilanswer
 

Tout a été dit sur le graffiti dans les topics précedents, à mon avis.
 
réappropriation de l'espace, signe, marque, etc...
 
va voir!

n°78
toku
Posté le 20-02-2005 à 12:29:36  profilanswer
 

Citation :

Regarde bien ce mot : urbaniste. Regarde bein au travers les lettres... Ne vois-tu pas se profiler toute une histoire des villes ?


 
oui je le vois et alors ?  8)  l'urbanisme est une displine recente qui date du siecle dernier. les villes existaient bien avant cela.
 

Citation :

Le terme urbaniste abrite en lui - comme une mère dans son ventre un enfant - la ville elle-même : Urbs. La grande Urbs, LA ville : la Rome ancienne. L'urbaniste est relié à cette origine.  Urbaniser c'est transformer un espace par la création de routes, d'équipements etc.


 
bon déja Rome, l'Urbs est une volonté politique, définie par le un désir impériale de conquete et de représentation.  
Ton discours est interressant mais tu joues sur une fiction, un récit de la ville qui t'es propre, n'oublie pas que la ville est plurielle. Pour le géographe elle sera concentration de population, pour les archis environnement du bati, pour la population .. son cadre de vie.  
 
La réapropriation urbaine par des artistes n'est pas nouvelle mais evidemment toujours pertinente et interessante.

n°79
Envie de s​avoir
Posté le 20-02-2005 à 13:47:14  profilanswer
 

Ok ok apparemment je performe pas icon_cry.gif
Reprenons :
 
Qu'est-ce que l'urbaniste ?
Quelle est sa fonction ? Son rôle par rapport à la ville ?
 
Que pouvez-vous me dire du phénomène de déconstruction/reconstruction qu'implique le graffiti vis-à-vis du mobilier urbain ?
 
C'est votre point de vue que je voudrais avoir.
 
Très constructif vos remarques icon_wink.gif thanks

n°80
toku
Posté le 20-02-2005 à 14:22:55  profilanswer
 

je ne comprend bien les termes: Construction/Reconstruction j'avoue que pour moi ce sont des termes trop connotées j'ai tout de suite des images qui me viennent à l'esprit incompatible avec le graffiti.  Pourrais tu m'en dire plus .;)

n°81
Envie de s​avoir
Posté le 20-02-2005 à 15:28:12  profilanswer
 

Déconstruction/reconstruction : le graffeur en s'appropriant un lieu va déconstruire son sens (pour le rond point, il lui ôte, symboliquement bien sur, sa fonction de mise à circulation) pour en reconstruire un autre (fonction d'organe reproducteur).
La déconstruction est symbolique.

n°82
toku
Posté le 20-02-2005 à 15:50:27  profilanswer
 

ok nan parce que je voyais plus la deconstruction au sens de Derrida en philo ou son application en archi par Eisenman.. OKOK donc en gros tu parles du détournement de sens et des fonctions de certains elements urbains.  
 
En meme temps ce "détournement" reste toujours une expression graphique et non social et politique. Par exemple André qui graf les boites au lettres en leur ajoutant des sourires etc, le truc ultra connu. Finalement  porte à sourir cest un jolie pied de nez à ces objets encombrants cependant je ne vois pas ou est la haute valeur symbolique ?.

n°83
docpsyko
Posté le 21-02-2005 à 00:09:25  profilanswer
 

Citation :

En meme temps ce "détournement" reste toujours une expression graphique et non social et politique.


 
Eh oui, je le pense aussi.
"Détourner" par des signes, oui mais des signes qui disent quoi?
La question, c'est pas celle du support, ni de l'action de détourner, mais bien du CONTENU !
 
Or là, j'ai l'impression qu'il y a comme un VIDE. Je n'en vois pas le SENS.
 
help! :D  8)

n°84
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Posté le 21-02-2005 à 00:38:06  profilanswer
 
n°85
Naya
Posté le 21-02-2005 à 13:30:49  profilanswer
 

Citation :

Que pouvez-vous me dire du phénomène de déconstruction/reconstruction qu'implique le graffiti vis-à-vis du mobilier urbain ?


 
Rien parce que je en vois aucune reconstruction/decontruction dans le graff..une appropriation de l espace certes...Pourquoi vouloir absolument parler en ces termes j'ai du mal a piger.
 
Sur l'appropriation de l'espace beaucoup de choses onte ete dites dans le deuxieme topic cité dans le post de di cinarca.  
 
PS: "Reconstruction/deconstruction" est pour moi eventuiellement un ouvrage de Bruno Vayssiere sur les grands ensembles...LOL

n°86
kali
Posté le 21-02-2005 à 14:59:42  profilanswer
 

Attention trop de confusions peut nuire gravement à votre Envie de savoir... :
 
L’espace n’est pas le lieu
 
L’urbaniste ne peut pas injecter du sens au sein des villes car ce qui caractérise justement ces dernières c’est leur caractère urbain, c’est à dire leur absence totale de sens, quelque chose qui pourrait avoir pour l’homme (et non l’urbaniste) une signification.  
 
L’urbanisme n’est pas phénomène écouménal
 
Non l’homme n’est pas arrivé un beau matin et à trouvé un supermarché. La ville antique était la mise en place des systèmes à la fois techniques et symboliques permettant le développement de ce que les Grecs ancien nommait l’écoumène, c’est-à-dire l’ensemble des terres peuplées d’hommes et qui englobe à la fois la condition humaine de la Terre et la condition terrestre de l’humanité. Maintenant quel rapport avec l’urbanisme ? Aucun.
 
Densité construite n’est pas (forcément) urbanité
 
Tu parles de la ville antique, mais cette ville était foncièrement non-urbaine car elle ne dépendait pas uniquement des systèmes techniques humains mais également des systèmes symboliques. La ville était un phénomène qui faisait sens pour la société qui vivait dans cet aménagement physique ; une médiance, une mondéité. Elle n’était pas un spatium in extensio (telle la ville moderne).
 
*
 
Petit interlude philosophique :
 
Au commencement (réflexion platonicienne) :
 
L’homme à donné du sens à l’espace pour en faire un lieu ; il a ménagé l’espace par une chose construite de tel manière, qu’elle lui donne une place, un emplacement, autour duquel il a aménagé un autre espace ; la limite n’était plus ce où quelque chose cesse mais devenait quelque chose à partir duquel quelque chose commence. En cette époque éloignée cette limite n’était pas encore un mur mais bien plutôt une colonnade. De chaque côté prenait place « un » espace qui avait reçu son être du lieu. Cette entité était une irréductible ambivalence composée d’un topos, une réalité spatiale physique mesurable et objectivable et d’une chôra, une réalité sensible qui définissait la condition de l’œuvre non mesurable mais qui pouvait être appréhendée en terme qualitatif. Avoir à faire au lieu c’était la possibilité de saisir un environnement physique ayant son identité matérielle (topos) en tant que quelque chose qui pour l’homme à une signification (chôra). L’aménagement physique (plus tard on dira : expérimentation architecturale) relevait donc à la fois de la mesurabilité de l’étendu physique et de l’immensité de l’existence humaine (l’écoumène) et avait un caractère à la fois universel (le topos objectivable) et extrêmement localisé (la chôra, subjective, différente selon les sociétés).
 
Équation platonicienne :
 
Topos + Chôra = écoumène. Heidegger dira aussi : Stelle + Ort = Raum.
 
Ou plus simplement on peut dire :
 
Espace + Lieu = aménagement de l’environnement humain.
 
 
Bien plus tard :
 
Le planificateur urbaniste répond à des préoccupations d’ordre dit « supérieur » (économique, politique, criminologique…) mais certainement pas spatial. Ne confondons pas : les règlements de planification répondant aux préoccupations précédentes, génère de l’espace mais un espace définitivement silencieux.
 
Flash Back pour comprendre l’avènement de l’urbanisme :
 
Aristote, contrairement à Platon, réduisait le lieu des choses à un simple topos ; ce qui était en rapport avec sa conception de la logique : une chose ne peut pas être elle-même et autre chose (donc en total contradiction avec la réflexion platonicienne précédente) . Le lieu s’inscrit dès lors dans une étendue spatiale objective et neutre, universelle. La chose construite devient uniquement le contour visible d’un objet physiquement mesurable. Dès lors on peut manipuler à loisir ce contour pour contrôler l’espace généré suivant des préoccupations impérieuses.
 
*
 
Pour revenir plus précisément au sujet :
 
Le mur (support de graffiti) ne devrait donc pas être uniquement la délimitation de deux espaces. Il devrait aussi dialoguer avec son environnement direct et l’articuler, posséder, comme la colonnade un caractère mythologique ou spirituel.
Évidemment il n’en est rien, dans la réalité planificatrice le mur n’est rien d’autre qu’une technique permettant d’appliquer des tactiques de contrôle spatial. Le mur n’a pas de sens. À partir de là on peut le peindre, il ne devient plus qu’une enseigne supplémentaire qui passe inaperçu.
 
Conclusion :
 
Le graph lui est un sens, sans équivoque pour celui qui l’a peint et pour ceux qui sont capables d’appréhender les signes que ce graffiti transmet. Mais pour le mur, dans son statut de mur contemporain érigé dans un processus planificateur : quelle différence ? Aucune, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus. De même pour le planificateur cette sorte d’intervention n’a strictement aucune incidence car il n’y a pas de déconstruction (au contraire… c’est du sens ajouté) et tout simplement parce que le planificateur n’a rien construit.

n°87
kach
Posté le 21-02-2005 à 22:11:14  profilanswer
 

heureux de t'avoir encore parmi nous kali!!!!!!

n°88
Envie de s​avoir
Posté le 26-02-2005 à 23:08:15  profilanswer
 

Je n'ai pas l'impression que tout ait été dit sur le sujet du graffiti... excusez-moi, mais je n'en ai pas du tout l'impression. Eh oui désolé ; cependant, je comprend tout à fait qu'il soit plus facile de bâcler un sujet sur lequel, non pas que l'on ait pas envie de comprendre, mais sur lequel on a pas envie de se casser la tête.
 
C'est ainsi que je trouve fort dépourvu de sens par contre le fait d'annoncer haut et fort : "tout a été dit". Je me marre, très sincèrement.
 
Ne m'en voulez pas par contre si je contre-argumente que le vide est remplie de sens, que dénotant l'absence il renvoie forcément à quelque chose. Encore une fois c'est n'est pas de la métaphysique... c'est de la communication.
 
Pour en revenir au sujet : pouvez-vous me dire quelque chose à propos de cela : "Les manières de pratiquer l'espace échappe à la planification urbanistique : capable de créer une composition de pleins et de creux, qui permettent ou qui interdisent des circulations, l'urbaniste est incapable d'articuler cette rationalité de béton sur les systèmes culturels, multiples et fluides, qui organisent l'habitation effective des espaces internes (appartements, escaliers,etc.) ou externes (rues, places, etc.) et qui les innervent d'itinéraires innombrables.  
Il pense et il fabrique une ville vide ; ilb se retire quand surviennent les habitants, comme devant des sauvages qui troubleront les plans élaborés sans eux."
Michel de Certeau

n°89
noffo
Posté le 27-02-2005 à 09:52:43  profilanswer
 

Citation :

pouvez-vous me dire quelque chose à propos de cela : "Les manières de pratiquer l'espace échappe à la planification urbanistique : capable de créer une composition de pleins et de creux, qui permettent ou qui interdisent des circulations, l'urbaniste est incapable d'articuler cette rationalité de béton sur les systèmes culturels, multiples et fluides, qui organisent l'habitation effective des espaces internes (appartements, escaliers,etc.) ou externes (rues, places, etc.) et qui les innervent d'itinéraires innombrables.  
Il pense et il fabrique une ville vide ; ilb se retire quand surviennent les habitants, comme devant des sauvages qui troubleront les plans élaborés sans eux."
Michel de Certeau


 
Oui je le peux...En disant que les historiens d'il y a vingt ans ne sont pas les mieux placés pour juger du travail de l'urbanisme contemporain et que cette définition que tu cites me semble passablement surannée.  
Il serait dommage que tu passes à côté d'un exercice passionnant des choses de la ville en te basant sur une sentence aussi arbitraire, certainement valable il y a trente ans, mais dépassée aujourd'hui. La table rase a vécu, tu sais et aujourd'hui, l'urbaniste ne travaille pas uniquement avec des murs lisses...Il travail aussi sur des mémoires vivantes, des mémoires enfouies, des vies mêlées et des destins qu'il convient de prendre en compte pour tenter d'améliorer le cadre de vie de tous.  Chaque action, déstruction / rénovation doit être prise en compte en pesant tous ces paramètres; satisfaire ceux qui sont déjà là, mais rendre aussi la ville attractive à ceux qui viendront plus tard. Faire en sorte que les gens soient fiers de le quartier, tout simplement.  
La personne que tu cites a disparu il y a près de vingt ans maintenant...C'est important de contextualiser une citation, pour ne pas blesser ceux qui peuvent se sentir concernés par ces propos.

n°90
Envie de s​avoir
Posté le 27-02-2005 à 11:24:40  profilanswer
 

Pfouuuu, j'sais plus quoi vous dire, vous avez l'art d'aller droit au non but ; je comprend pourquoi désormais vous êtes assujettie au politique et à l'économique... rigolons un peu.
Michel de Certeau est une référence incontournable en matière de sociologie urbaine : eh oui, il n'était pas seulement historien et a écrit des choses qui ne sauraient être écrite pas d'autres. En l'occurence sur la pratique de la ville.
Je vois où est le problème finalement, en observant les diverses réponses fournies : j'ai pas l'impression que vous ayez pleinement conscience de tout ce que revêt votre discipline, notamment en terme sémiotique. Et c'est normal. Tout simplement normal. Le sémioticien voit du sens là où les autres voient des choses, là où les autres ne voient rien.  
Et on vous demande pas de réfléchir sur de la sémiologie urbaine ou autres : tout simplement normal.
Alors on oublie la déconstruction/reconstruction : on se doute bien que le graffeur ne vient pas avec sa massue péter les murs de la sncf pour venir, avec sa truelle et son ciment, reconstruire, mais le comprenez-vous ?
Et on se concentre sur votre discipline : qu'est-ce que l'urbanisme ? et ainsi de suite...
C'est dommage, vraiment, il y en a qui dise des choses très intéressantes. Mais la plupart du tps vous passez à côté... ou abordez le sujet en le frôlant.
A plus tard

n°91
noffo
Posté le 27-02-2005 à 11:58:02  profilanswer
 

Citation :

Je vois où est le problème finalement, en observant les diverses réponses fournies : j'ai pas l'impression que vous ayez pleinement conscience de tout ce que revêt votre discipline, notamment en terme sémiotique. Et c'est normal. Tout simplement normal. Le sémioticien voit du sens là où les autres voient des choses, là où les autres ne voient rien.


 
La vache ! On a sur aRoots le redresseur de torts universels qui détient la pensée ultime et la raison absolue !  Quelle chance !

n°92
Envie de s​avoir
Posté le 27-02-2005 à 12:05:46  profilanswer
 

Désolé de vous faire du tort, ça me fait hyper plaisir...
Pourriez-vous m'en dire un peu plus alors ?

n°93
Naya
Posté le 27-02-2005 à 12:10:19  profilanswer
 

Je suis aussi un peu soufflé...
 
On a tous tord...et "tadadaaaaa" ... nous avons la chance d'avoir un membre parmi nous qui nous sauve tous de notre l ignorance. C'est fabuleux!!! Je consulterais un semioticien le semaine prochaine je crois que j en ai besoin et surtout il m'est impératif de trouver mon vrai et profond "moi". Je vais effectivement me remettre en question.  
 
Pardonne nous tous Envie de savoir je n'avais pas compris de suite qu il fallait, pour etre dans la bonne discussion, absolument suivre ton sens et ton idée. Mais la je vois et je comprend. Je m incline humblement devant le maitre.
 
Mais du coup...je n'ai rien a rajouter a ce debat frigide.

n°94
Envie de s​avoir
Posté le 27-02-2005 à 13:09:57  profilanswer
 

Mon but n'est pas de vous apprendre quoique ce soit, votre vision à cet égard me bouscule : est-il possible de reprendre la discussion...
 
Naya truc : ton message n'a pas atteint sa cible... Missile américain ?

n°95
toku
Posté le 27-02-2005 à 13:34:04  profilanswer
 

j'aimerais savoir ou tu veux en venir;. pourrais tu nous envoyer des images, des photos pour qu'on puisse en discuter ensemble.

n°96
Envie de s​avoir
Posté le 27-02-2005 à 14:14:57  profilanswer
 

Bien sûr j'envoie ça.

n°97
Envie de s​avoir
Posté le 27-02-2005 à 14:36:48  profilanswer
 

Donc voici une image...

n°98
kali
Posté le 27-02-2005 à 14:39:22  profilanswer
 

Et alors...?
 
Tu pourrais argumenter un peu ?

n°99
Envie de s​avoir
Posté le 27-02-2005 à 14:51:15  profilanswer
 

Il me semble - je précise que ce n'est pas fondé d'où ma présence sur le forum lol - que le graffiti, à ce niveau là, se sert de l'espace urbain non pas comme une page blanche mais plutôt, comme un support d'interaction entre le mobilier et une idée qui est celle du graffeur.
En somme, la ville, le construit urbanistique - et c'est peut-être là que je me trompe - est un élément de mise en scène.  
Autrement dit le graffeur réfléchit en fonction des signes qui sont proposés dans la ville : il ne prend pas un mur pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il peut apporter en terme d'interaction.  
De plus le graff n'est pas statique : il prend part à une action.

n°100
docpsyko
Posté le 27-02-2005 à 23:02:45  profilanswer
 

"un message"

n°101
DuD
Posté le 28-02-2005 à 00:07:14  profilanswer
 

ce graff il est terrrrrrrrrrible !!
 
apres, le debat, plof! flic!prouaff! pliK!! blaoprrt!!!
 
j'suis sur que l idee premiere du graffeur etait de s'eclater et de leur faire sentir. son conseil serait peut etre: n'oubliez pas votre parapluie, mais n oubliez pas de sauter a pied joints dans les flaK d O, surtout si ya un ronchon qui passe a cote, portant trop d attention a ou il met les pieds!!
 
hey, merci pour la photo.
moi ca m eclate, et ca m suffit !!

n°102
Envie de s​avoir
Posté le 02-03-2005 à 09:58:08  profilanswer
 

:wink:  Oui ça reste ça le message du graffeur ds ce cas  :wink:  
Content que ça te fasse rire : y en a d"autres si tu veux !

n°103
Envie de s​avoir
Posté le 02-03-2005 à 09:59:34  profilanswer
 

Du détournement de détournement : c'est pas mal :)
 
C'est quoi votre représentation de la ville  à vous  :?:

n°104
mrowka
Posté le 02-03-2005 à 12:37:06  profilanswer
 

Citation :

Content que ça te fasse rire : y en a d"autres si tu veux !


Ouais!!! des autres!! des autres!! :D

n°105
+ MrBrOwNs​ToNe +
Posté le 05-03-2005 à 22:05:14  profilanswer
 

pour ceux que ca interesse y a un DVD qui est sorti y a peu de temps sur l histoire du graffiti a Paris
 
c'est interessant et ca s'appelle "WRITERS, 20 ans de graffiti à Paris"
 
ca permet de mieux comprendre l'aspect "destruction" du graffiti et surtout de mieux cerner les différentes mouvances...
 
(pour ne pas dire ca evite aussi de dire pas mal de conneries ) :roll:

n°106
yassine
Posté le 07-03-2005 à 00:07:37  profilanswer
 

Je suis un peu d'accord avec "enviedesavoir", qd il dit que le graffiti est une interaction entre le mobilier et l'idée du graffeur. Mais au préalable, ce que cherche le graffeur, c'est un mur blanc, un endroit assez bien visible au regard du public (mais aussi bien caché pour pouvoir le créer).
Il faut savoir qu'un graffeur est d'abord un taggeur. Le tag est une écriture, une calligraphie sauvage, vandale, qui garde sa cohérence, une colonne vertébrale. Il utilise un système qui coordonne des énoncés graphiques et verbaux, comme le montre Gilles Boudinet.  
Le tag est un moyen d’expression anonyme. Il est l’expression fugitive de la propre existence de celui qui le crée. Il est l’attestation furtive de son être apposée sur les murs ; une affirmation de soi. Toutefois, ce n’est ni sa propre identité, ni son propre Moi que trace le tagueur. Sa signature est anonyme. La signature de Jean-Michel Basquiat, lorsqu’il tague (le tag précède le graffiti. Le graffiteur commence toujours par la pratique du tag. Le tag est un acte furtif (une création manifeste) ; le graffiti est une recherche plus longue (une création latente). Parce que le graffiti ne peut être dissimulé, ni crée fugitivement, sa pratique entretient un rapport avec le licite : reconnaissance institutionnelle par des commandes officielles. L’esprit tag est un esprit sauvage.), est SAMO. C’est un pseudonyme, un déguisement. Selon l’expression de Gilles Boudinet, c’est un « faux moi » (Gilles Boudinet, Pratiques tag, Vers la proposition d’une « transe-culture », L’Harmattan, coll. Arts, Transversalité, Education dirigée par Gilles Boudinet, Paris, 2001, p.28.) que le tagueur marque sur les murs. Pour ces « combattants anonymes d’une armée des ombres postmoderne »( Ibid., p.29.), ce pseudo Moi est une révolte ; l’un d’eux affirme : « "taguer sur les murs sales ou tristes, quitte à voir des affiches du F.N., je préfère mes graffs…C’est une forme de révolte contre le décor urbain." » (Ibid., p.29.)
 
Mes propres créations graphiques (voir sur mon site, svp) ne sont pas des tags, mais ils peuvent avoir une certaine relation (l'anonymat et la présence furtive).  8)

n°107
oulaaa
Posté le 21-03-2005 à 03:15:02  profilanswer
 

docpsyko dit "D'abord, généralement, la ville préexiste, elle est ancienne, et pour une part déjà "faite" "
 
(Désolé je ne maîtrise pas bien encore le système de citation lollllll)  
 
Que fait tu des villes nouvelles ? Ok certaines étaient des villes qui ont été réunies, d’autre était des villages, non pas des villes. De plus, que fait tu des villes qui se créées autour des oreilles de Mickey, à marne la vallée ?
 
Enfin, certaines stations de ski ou balnéaires ont été crées ex-nihilo, sur des alpages ou encore des marécages. Exemple : « La grande motte » faite par l’architecte Jean Balladur. C’est une ville avec toute les caractéristiques que cela comporte, sécurité, commerces, mairie, habitants permanents, écoles, église, etc.…

n°108
mael
Posté le 21-03-2005 à 08:12:42  profilanswer
 

"Mais au préalable, ce que cherche le graffeur, c'est un mur blanc, un endroit assez bien visible au regard du public (mais aussi bien caché pour pouvoir le créer)." (désolé, je n'ai pas comprit aussi comment ça marchait pour citer...)
 
Je suis ici à la fois d'accord et à la fois partagée... Il suffit d'aller voir dans les friches industrielles ou les squatts et voir de superbes graffs... Dans ce cas, le lieu n'est pas visible au grand public mais à un "public" déterminé, il vise plus à une pratique personnelle qu'à une exposition, le graffeur ne cherche alors pas "à s'exposer", il y a une démarche plus personnelle ce qui donne des graffs bien plus recherchés qui évoluent, occupent le lieu...
 
 
"Il faut savoir qu'un graffeur est d'abord un taggeur."
 
Heu... là, dans toute mon ignorance, lors de la visite de friches avec ma soeur à Grenoble (à droite de l'autauroute quand on sort de la ville), on a rencontré les graffeurs du lieu, dont Nicodem (je ne sais pas si ça s'écrit comme ça...) et oh la gaff! Et oui, le graff et le tag, c'est extrêment différent: le tag est une petite écriture voir signature vite faite... le Graff est un "dessin", une forme d'expression qui évolue avec le temps et qui est régit par des régles entre graffeurs... Je me suis fait gentillement remettre en place par les graffeurs qui n'aiment pas que l'on utilise le mot tag pour désigner leurs créations et qui n'aiment pas être confondus avec les ptits rebels qui laissent sur leur passage un tag minable...
 
J'ai quelques photos sympa prise dans ses friches... je les envoie dès que je peux...
 
(Au fait, Yassine, on va finir par le comprendre qu'il faut aller sur ton site et que tes créations sont en rapport avec chaque thème évoqué dans se forum... allé, sans rancune...)

n°109
DuD
Posté le 21-03-2005 à 09:52:54  profilanswer
 

''Je me suis fait gentillement remettre en place par les graffeurs qui n'aiment pas que l'on utilise le mot tag pour désigner leurs créations et qui n'aiment pas être confondus avec les ptits rebels qui laissent sur leur passage un tag minable'''
 
bien sur que le graff n a rien a voir dans sa forme, sa conception avec le tag (on en avait deja parle ;))
 
mais j pense que les ptites signatures accolées ou superposées aux graffs, sont une forme de tag, un nom qui restitue le graff aux graffeurs..
 
et un tag peut etre terriblement travaillé meme si minimaliste la plupart du temps...
 
connaissant quelques graffeurs, ces derniers peuvent aussi, un marqueur dans la poche, tagger un nom au passage, mur, boite aux lettres ..., comme echo de leur graff, du groupe auquel ils appartiennent..
je pense qu un graffeur est facilement taggeur a l occas, l inverse ne s inventant pas...
 
''Au fait, Yassine, on va finir par le comprendre qu'il faut aller sur ton site et que tes créations sont en rapport avec chaque thème évoqué dans se forum''
LouiLL ;)

n°110
mael
Posté le 21-03-2005 à 18:25:23  profilanswer
 

Tentative de réponse en revenant à la question du graffiti et en fuyant le débat déjà bien développé sur l'urbanisme que de tout manière, je ne pourrais pas suivre n'aytn pas les connaissances pour... Toutes mes excuses, pour ce qu'il aura déjà été dit... je n'ai pas le temps d'aller voir dans le post sur les graffs ce qu'il a déjà été dit... (et puis puisque tout à déjà été dit...)  :?  
 
Tags et graffitis prolifèrent aujourd'hui dans le paysage urbain mais cela implique-t-il une déconstruction/reconstruction de cet espace? la ville ne reste-t-elle pas "que" le support d'un mode d'expression malgrès le détournement de quelques de ses espaces aux fonctions déterminée?
Le graff est un art populaire qui dans la même composition allie les mots, la représentation graphique ou plastique et le signe abstrait ca qui lui vaut d'être un exellent moyen d'expression, faisant appel aussi bien au sensible qu'à l'intelligible... dans l'antiquité, on gravait sur les pierres, notament sur le forum, en opposition aux annonces politiques, la ville offre un "espace vierge", un espace libre où l'expression demeure quoique la loi l'interdise, une sorte de forum? Un mur, un train, un couloir de métro, un bâtiment... ce sont des supports "fixes" qui offrent l'avantage de "traverser" le temps contrairement à une feuille de papier louée au vent qui ne sera que peu lue... La ville offre donc un espace idéal pour l'expression, idéal aux graffeurs (qui au passge dans le dico n'existe pas... nous nous devons de dire le graffiteur graffite...)
 
Mais peut-on définir les mobiles de graffeurs? Ceux-ci sont ils orientés de façon à donner un sens nouveau à un espace déterminé? Il existe une diversité telle de graffs avec tellement de mobiles différents! (graffitis de commémoration, politiques, protestataires, érotiques ou pornographique, érotiques initiatiques, graffitis "annonce", de prisonniers, ou encore humoristique, signalétiques...) et les supports varient... peut-on alors faire tout de même une distinction entre les graffs destiés à "être vus" et ceux qui... se cachent, qui ne touchent qu'un nombre de personne réduit?
on ne peut nier le rapport entre la nature des surfaces employées et le contenu et la forme des graffs... Ainsi: le métro, le train, un endroit de flux permanent, va acceuillir des graffs qui vont, selon l'opinion commune affirmer "je suis là"... il nait d'une volonté de s'affirmer, a pour moteur un jeu de chat et de souris avec les autorité et est destiné au grad public. Plus le graff sera vu, plus le graffeur aura atteind son but. Des grandes affiches puplicitaires (excusez, hors de l'architecture) va être source de graffs orientés qui se veulent de "faire réfléchir"... Un mur de cité va plus acceuillir des graffs aux thèmes comme l'amour, la sexualité, la mort, l'angoisse... une façon d'exprimer ses doutes... Les graffs de nature politique vont toucher les batiment universitaires, les préfectures, les casernes... (ce sont d'ailleurs ces graffs là les plus réprimés: suffisament nombreux, ils témoignent d'une opposition active et les autorités prennent peur!)...  
 
Alors le graff comme détournement du sens qu'aurait donné l'urbaniste, les autorités locales... à la ville? Non, juste un terrain de jeux d'une expression qui se veux libre en passant entre les lois qui cherche à montrer des sentiments, des angoisses, des revendications...  
En voyant ce petit bonhome sauter de flaques en flaques sous la pluie, qui n'a pas envie de sourire à son tour et d'éclabousser son voisin? ( :!: c'est contagieux...)... il n'y a pas forcément deconstruction/reconstruction, juste "partage"...
 
Mais j'ai envie de retourner sur les graffs ne visant pas à un public large... je retourne donc à ces vieilles friches délaissées... Peut-on parler alors de reconstruction dans ces lieux? A un espace sans plus aucune fonction, délaissé, considéré pour mort, les graffeurs vont redonner vie. Ces graffs ne sont pas tournés vers l'extérieur mais vers l'intérieur, sur le moi, les questions et les réflexions sont alors une démarche plus personnelle, un "désir de laisser un souvenir plus durable que soi même devant l'anonymat et la mort" mais ce souvenir n'est pas offert à l'autre mais à un lieu, à des ruines, une vieille usine pleines de souvenirs, sans autre présent que ces graffs... Ceux-ci prennent alors une symbolique particulière, il n'est plus question de légalité, d'illégalité, de jeu avec l'extérieur, juste d'un échange entre soi même, le batiment, les quelques graffeurs présent, une sensibilité toute autre... Alors reconctruction? En fait, en revenant sur mes pas, non, on ne détourne pas le batiment, on l'investit, l'habite...
 
Le graff... déconstruction/reconstruction? Personellement je ne le pense pas, moyen d'expression oui (et qui passe parfois par le détournement de fonctions premières de la ville). Alors le rond point déconstruit et reconstruit de façon symbolique? Après tout pourquoi pas, mais ce n'est pas le but du graff, ce n'est qu'un moyen...
 
Bon allé, je m'arrête là avec tous les contre sens que j'ai dut faire et tout ce qui a surement déjà été dit que je rabache... re toutes mes excuses: pour les fautes, les reprises de choses déjà évoquées et... je ne suis pas archi donc si j'utilise parfois mal les mots comme le lieu, l'espace, etc... soyez indulgent!

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