Bon, alors j'ai 5 idées. Voilà, en très gros ce que je vais présenter...
- Ecchymose
Il s'agit d'un dessin que j'ai fait aux beaux arts, c'est une chaise épurée tracée de dos au fusain, gouache et pastel sec, dans les tons bleu, rouge (d'où le titre), et noir. L'ensemble fait très foncé, il n'y a que quelques 'carrés' de vide pour respirer. Le dessin est grand un chouilla + que du raisin, et c'est volontairement étouffant. Je l'ai accroché sur ma fenêtre, à droite rideau blanc moucheté, j'ai mis un fond blanc derrière les carreaux. Je le montrrai sous forme de photos, prises à 17h pour avoir une luminosité blafarde, et donc avoir de la transparence sur le dessin. J'en prends des clichés de plus en plus gros, jusqu'à l'étouffement... et l'on passe au second dessin...
- Multiplication
Format raisin, canson noir. Il s'agit d'un collage de photos de mon bureau prises sous tous les angles, dans un miroir, par en dessous... agencées, imbriquées pour reformer mon bureau. Inspirations cubistes, donc. Mon bureau a été retravaillé, la déco est fausse car volontairement amplifiée, il y a tout ce que j'aime : l'alchimie, le bouddhisme, l'art.... au début je voulais coller les photos sur de la mousse, pour faire des jeux de hauteurs... mais le volume n'est pas admis je crois... Donc c'est mon bureau mais sans vraiment être le mien.
- J'm'en balance
Là, c'est un montage : 3 fils de fer dorés en fome de triangle avec des boules lumineuses clignotantes au milieu de ces fils, une tige solide part de la base du triangle et repose sur un pied. 3 dessins sur calques au pastel sec (tons bruns, ocres) pendent des 2 montants du triangle, de plus en plus près du sol. Les dessins montrent: une arme, un mort, une vue de plus près avec l'anima qui sort de la bouche. Mon dessein ici est de présenter la fugacité de la vie dans l'existence (boules clignotantes, lumière = vie), et la mort bien plus rationnelle, simple en 3 étapes. On choisit de naître car 2 personnes l'on souhaités d'où la fragilité de la vie, mais on ne choisit de mourir, d'où son côté implacable. Donc, photos pour le présenter. J'aimerai l'amener parce qu'il faut le voir, tourner autour de la construction... tant pis
- I've got you under my skin
Référence à Frank Sinatra. Papier cadeau en fond, avec des vieux décors un peu ésotériques, ma trousse vidée en cuir où j'ai dessiné au noir 2 dessins alchimiques avec un message codé (le vitriol, composant majeur pour la pierre philosophale), et une inscription latine desertum floridus vernans, que j'ai eu la chance de voir en vrai, sur une pierre au détour d'une ruelle dans le périgord... Donc la trousse épinglé dessus le papier, puis un oeil que j'ai dessiné qui contient un caducée et un ouroboros, et un ouroboros un vrai fait par un maître alchimique dans un vieux bouquin en grec latin, une oeuvre! l'ouroboros ou serpent qui se mord la queue symbolise un tout, l'éternel recommencement des choses, symbole repris plus tard par un moine taoîste en ces mots : "le vieux chêne qui meurt, enfouit ces glands dans la terre, et ceci donneront naissance à d'autres arbres, une fois que la terre aura portée le deuil de cette mort". Je place l'ouroboros autour d'un soleil dessiné sur le paier cadeau, pour monter que l'univers entier est régie selon cette règle.
- Pour mon dernier je n'ai pas trouvé de titre
1 planche de carton mousse peint à la peinture acrylique marron, puis une couche de vernis caqueleur et une autre teint de marron. Je découpe des portes que je fixe avec du scotch pour pouvoir les ouvrir. Et derrière, on pourra lire des poèmes que j'ai fais. Ca montre une prison de mon esprit, un grenier de mon esprit. Je vais épingler des vieilles photos de familles et travaillé la planche pour la vieillir. Je constitue ces poèmes depuis longtemps, ils parlent d'une vision des choses très noir que j'ai.
Voilà, merci d'avoir pris ce
temps pour lire tout ça... Qu'en pensez-vous?? Honnetement, c'est bien ou je m'embarque un peu loin??
Merci merci!