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6 utilisateurs inconnus

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 Sujet :

Laisse béton

 
n°31
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Note : 4.5/5 pour 12 votes
Posté le 31-05-2002 à 10:15:24  profilanswer
 

CARCASSONNE  : L'architecte des bâtiments de France n'a pas validé cette solution
 
Le futur béton de la rue de Verdun est-il légal ?  
Les travaux de semi-piétonisation avancent bien, en centre ville. Normalement, ils devraient être finis dans les temps.

 
http://people.a2000.nl/amstel/PageMill_Bronnen/beton.jpg
 
 
Une fois terminé la pause des pavés du centre de la rue, le reste devrait être recouvert d'une sorte de béton gris, le même que pour la rue de la République. Ces travaux devraient débuter la semaine prochaine.
 
Seul problème, cette solution n'a pas eu l'agrément de l'architecte des bâtiments de France, Benoit Melon. Ce qui aurait normalement dû être le cas pour que les travaux commencent, selon lui. Surtout dans une ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
 
Au contraire, lorsque Benoit Melon était arrivé en poste à Carcassonne, il avait validé une autre solution. Toujours à base béton, celle-ci était plus confortable, de grande qualité et mieux travaillé. Béton qui devait être complété par des dalles en pierre. Cette solution a notamment été appliquée rue d'Armagnac.
 
Pourquoi ce changement? D'après certaines sources pour des raisons financières. Cette solution coûte beaucoup moins cher.
 
 
LES RIVERAINS MECONTENTS
 
Du côté de la mairie, on n'a pas du tout le même son de cloche. André Aribaud, adjoint à l'urbanisme comme Raymond Chésa, maire de Carcassonne rappelle que ces travaux sont le fruit d'une grande concertation. Notamment avec Benoit Melon et Alexandre Médessinos, responsable d'un cabinet qui s'occupe des études du secteur sauvegardé. « Ces travaux sont le résultat d'un consensus », souligne André Aribaud.
 
« Nous nous sommes concertés pendant plus d'un an pour arriver à cette solution. Nous avons l'appui d'Alexandre Médessinos qui a la compétence pour faire avancer ce dossier. De plus, cette solution nous a été confirmée par l'inspecteur général des architectes des bâtiments de France à Paris. Alors, nous sommes dans notre droit », tonne Raymond Chésa.
 
Rue de Verdun, l'ambiance n'est pas la même. Les commerçants n'ont aucune envie d'avoir une rue identique à celle de la rue de la République. « Ce béton brut, c'est affreux. Il aurait fallu des pavés ou au moins qu'il teinte le béton d'une couleur sablé. C'est la rue de Verdun, la rue principale de Carcassonne. On ne peut pas y faire n'importe quoi », indique une commerçante.
 
Même réaction chez son voisin d'en face: « Nous attendons de voir le résultat, mais si c'est la même chose que rue de la République, ce n'est pas la peine ».
Le béton brut est peut-être autorisé, en tout cas, il est loin de faire l'unanimité.
 
http://www.ladepeche.com/aff_art.a [...] 40&Rub=011

mood
Partenaire
Posté le 31-05-2002 à 10:15:24  profilanswer
 

n°44
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Note : 4.5/5 pour 12 votes
Posté le 14-06-2002 à 10:14:07  profilanswer
 

Elle squatte les bureaux de son ancien architecte
 
C'est le désespoir d'une mère et de toute une famille qui s'est traduit, hier matin, par un coup de gueule, avenue Bunau Varilla dans les bureaux de l'architecte Thierry Planchet.  
 
 
Zaïa Azri et quatre de ses enfants, sont venus occuper par surprise les bureaux. Une action qui a rapidement tourné au vinaigre entre la mère de famille et l'architecte, liés par un vieux contentieux.
 
La famille Azri devait occuper une villa T 5, sur les balcons de Grazailles, depuis le mois de juillet 2000. Mais les travaux dont l'architecte était le maître d'oeuvre n'ont jamais été achevés. Tout simplement parce que la construction a été jugée peu sûre par une experte à la suite de malfaçons et de graves désordres dans la maçonnerie, indignes de professionnels du bâtiment.
 
Lettres recommandées, procès, dettes et nuits blanches ne sont pas venus à bout des époux Azri et de leurs six enfants. Ils habitent dans un trois pièces de la cité Fleming et paient les remboursements d'emprunt pour une maison dont ils n'ont toujours pas la jouissance.
 
 
RAS LE BOL
 
La famille Azri a fait le forcing auprès de leur maître d'oeuvre. Elle a perdu en première instance et a fait appel de la décision. La cour d'appel s'est déclarée incompétente et a renvoyé le dossier à Carcassonne pour une nouvelle demande d'expertise en référé. Nouvel imbroglio et l'affaire est renvoyée au mois de septembre. Ras le bol. La famille s'est donc retournée contre celui qu'elle estime être à l'origine de ses malheurs, le maître d'oeuvre qui aurait laissé construire une maison truffée de malfaçons et devenue inhabitable par la force des choses.
 
« On ne peut plus tenir comme ça. On est à huit dans un trois pièces, ça fait deux ans que ça dure parce que cet architecte a commis des erreurs qu'il refuse d'assumer », explique la mère de famille. Le ton monte dans le bureau - l'architecte a quitté les lieux - les policiers ne savent trop que faire, les sapeurs-pompiers non plus. Zaïa Azri frôle la crise d'hystérie. Peu après midi, elle sera évacuée de force par les policiers.
 
« Ce n'est pas grave, nous reviendrons tous les jours devant ses bureaux. Il n'en a pas fini avec nous ». Zaïa est allée chez un médecin pour obtenir un certificat médical soulignant ses douleurs à la mâchoire et son état dépressif. Dans la foulée, elle a déposé plainte au commissariat. L'architecte, qui dans notre édition du 5 février déclarait vouloir ouvrir sa porte aux époux Azri afin de trouver un arrangement, l'aurait bousculée avant de disparaître par la porte arrière. « J'ai eu très peur, je le reconnais, mais je ne l'ai pas touchée, j'ai des témoins, lance-t-il. J'ai été menacé verbalement, tout est chez mon avocat maintenant. Demain (NDLR: aujourd'hui) je vais aller déposer plainte. Je tiens à dire que s'ils viennent calmement, pourquoi pas avec un médiateur, on pourra renouer le dialogue. Mais ils n'obtiendront rien par la violence ».
 
Patrice SCOCCIA.
 
 
http://www.ladepeche.com/aff_art.a [...] 58&Rub=011


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