L’architecture organique est malheureusement complètement étouffée dans notre société contemporaine.
Les influences constantes du mouvement moderne perçu uniquement par son côté « linéaire » , hantent nos revu d’architecture de papier glacé.
Les villes sont totalement aseptisées, pas de bancs pour s’asseoir, pas de fontaines, pas de kiosks à musique. Le nouveau plan urbain propose des plantations de lampadaires, de trottoirs, des pavés, gris et métallisés. En bref rien qui dérange, rien qui sali, rien qui perturbe l’homme d’affaire dans sa conception du monde.
L’homme est laissé seul dans sa prison nouvelle, une vie ou rien n’existe sinon par ce qu’on lui laisse, voir, entendre, sentir, toucher. Encore s’il ne porte pas des gants pour éviter la contagion de l’intelligence. En bref, un monde cartésien, sans la méditation. Un seul livre ouvert : celui du démontrable, du vérifiable. Mais ce ne serait pas encore trop grave si ce dernier n’était pas remplacé par un nouveau papier, avec des euro, ou des dollars dessus.
En définitive, le ligne droite exprime, au delà de son côté pratique et fonctionnel, une architecture manichéenne, ou l’expression d’une société sur son déclin.
L’architecture organique est courbe, libre, intelligente, rêveuse, spirituelle, lorsqu’elle utilise la droite, elle l’intègre dans une démarche. Elle n’est pas obligée de répondre à une vision fasciste : « pas d’ornement, pas de forme, pas d’excès ».
Elle est l’expression, au contraire, de la liberté. L’Amour est son essence, sa matrice, sa raison d’être. Elle s’exprime avec vérité, en symbiose avec la nature, entre en vibration. Elle a un corps une âme et un esprit.
L’architecture organique, devrait aujourd’hui devenir le manifeste d’une nouvelle société humaine, dont la nature serait le centre.