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3 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

Architecture médium

 
n°1244
xp
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 08-06-2005 à 22:00:23  profilanswer
 

Aujourd'hui tout semble devoir se plier à la moyenne.
 
L'avis de chacun compte, de l'idiot à l'érudit, on doit tout entendre, tout peser sur la meme balance.
 
L'individu est mis en avant, prise de conscience rescente dans l'histoire de l'humanité...
 
La demande moyenne précise et dessine le produit moyen.
 
Or la complexité et la rapidité d'évolution du monde aujourd'hui exigent des réponses parfois nouvelles.
 
Ces changements obligent à prendre des risques.  
 
La dernière lacheté consisterait surement à adopter une position médiane, à ne plus affirmer de point de vue étranger alors que l'état des choses le demande...pourtant cela semble etre le cas de notre profession aussi.
 
Les comités de quartier infléchissent la politique de la ville.
Les veuves écossaises  et les produits de défiscalisations dessinent nos nouveaux quartiers.
 
Et trés peu de gens pour appeller "démagogie" ce que les autres considèrent comme "écoute démocratique".
Trés peu de courage politique, de courage d'assumer ses responsabilités d'architecte aussi.
 
Je sais très bien que cela n'est pas facile. Merci. Mais il me semble que c'est aussi et surtout là que se trouve notre métier, dans ce positionnement.
 
"Une ville devrait être telle qu'un petit garçon puisse ressentir, en marchant dans les rues, ce qu'il voudra être un jour " Louis I Kahn
 
Cela nous laisse certaines responsabilités...

mood
Partenaire
Posté le 08-06-2005 à 22:00:23  profilanswer
 

n°1245
kali
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 08-06-2005 à 22:12:45  profilanswer
 

Quelle responsabilité ?
Quel positionnement ?
 
je n'ai pas tout compris...

n°1246
xp
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 08-06-2005 à 22:15:41  profilanswer
 

De ne pas etre une marionnette avec un gros tampon :lol:

n°1247
kali
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 08-06-2005 à 22:20:10  profilanswer
 

mais encore... soit plus terre à terre...
 
laisse l'abstraction pour plus tard...

n°1248
heptarts
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 09-06-2005 à 08:59:59  profilanswer
 

Positionnement à la marge, pourquoi pas.
 
La démocratie participative, c'est un concept auquel je ne crois pas un brin, mais en même temps notre environnement ne peut pas se faire sans ceux qui vont le subir.
La citation de KAHN est tout à fait mal choisi, parce qu'il se trouvera toujours quelqu'un pour te dire que c'est son cas, et par conséquent, celle-ci ne préjuge pas de la forme de la ville, ni du reste.
D'ailleurs aucun positionnement ne préuge d'aucune forme.
 
Mais à la marginalisation je préfère le détournement, l'effectivité m'attire plus...

n°1249
xp
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 09-06-2005 à 12:15:44  profilanswer
 

La citation de Kahn c'était juste "quelques grammes de finesse dans un monde de brutes". :wink:  
 
Heptarts a tres bien reformulé  la question qui me tarraude, cette ambiguité:

Citation :

La démocratie participative, c'est un concept auquel je ne crois pas un brin, mais en même temps notre environnement ne peut pas se faire sans ceux qui vont le subir.

n°1250
xp
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 10-06-2005 à 11:49:18  profilanswer
 

Parlant de l'éducation Jean ROUCAUTE dit  
 

Citation :

le nivellement par culte des moyennes
 
“Tout se vaut” (...)
Il est vrai que certains phénomènes supposent que l’une de leurs conditions ( ou caractéristiques) se situe entre deux extrêmes : un bain est plus agréable s’il n’est ni trop chaud ni trop froid, un plat est meilleur ni trop salé ni pas assez. De là à valoriser le “moyen terme” en tout !
En fait, la vogue des moyennes accompagne l’utilisation des statistiques, mais celles-ci ne font que très rarement l’objet d’une élucidation et d’un apprentissage. Celui-ci n’a de sens que lié à une réflexion sur les aléas et les probabilités, qui relèvent, pour une majorité, du flou généralisé !
Enfin, tout “état” ( numérique ou non) n’est qu’un moment d’une évolution. C’est la compréhension de celle-ci qui est utile à l’action ( et donc à la concertation), alors que la pratique des moyennes privilégie le statique, qui est toujours fugitif !
De plus, la réalité est faite de différences et de conflits, et l’usage abusif des moyennes tend à favoriser, là aussi, le flou et la confusion. On n’apprend ni à vivre avec la différence ni à gérer les conflits, mais à les masquer derrière un faux consensus autour d’une norme “moyenne”, d’autant plus floue que, là aussi, il y a plusieurs normes dont la mo-yenne est impossible à faire !
On peut considérer que tout vient du fait d’un malaise face au pluriel. L’individualisme a déconsidéré le “nous” au profit du “on”; la tyrannie de l’universel se trouve en contradiction avec le culte de l’individu, et tend vers la monstruosité d’un “individu universel”.
 
Le conformisme fantaisiste contre l'esprit d'entreprise
 
Ce brouillard sur les aléas ou risques, associé à l’effet de mode du culte de la moyenne, crée un conformisme, “pluriel” car il existe plusieurs “normes” sur le même sujet, et chacun se construit la sienne selon sa fantaisie ( cf. habillement ) . Mais ce souci de ne pas trop “se démarquer” se manifeste par une grande timidité face à la nouveauté et, surtout, par un manque de goût à entreprendre, à prendre et assumer des responsabilités, à “s’engager”.
Les effets en sont multiples dans la vie sociale ou économique, car toute une population ne peut pas se concevoir fonctionnaire ou assimilée, surtout dans le cadre d’une mondialisation. Si les mutuelles résistent encore bien, les coopératives, qui demandent plus d’engagement, sont de plus en plus éliminées.
Mais les conséquences sont souvent très graves au niveau personnel, à plusieurs titres. On sait mal concevoir ou piloter des projets, ou constituer des équipes fondées sur la complémentarité. On sait surtout mal “entreprendre”, et on se retrouve seul et démuni. L’imagination crée des rêves et non des projets qui se construisent en “entre-prenant”.
En effet, pour cela, il est nécessaire de maîtriser des causalités complexes, pour combiner, conjuguer des dynamismes variés dont on anticipe la sy-nergie, avec, bien sûr, des risques et des assurances à prendre. Les “paradigmes” d’analogie, d’imitation ou de norme sont alors peu efficients. Il faut attendre que d’autres aient tracé la voie, au risque de s’y aventurer trop tard, quand elle est encombrée; comme ceux qui se sont engagés en masse dans un baccalauréat général, qui avait favorisé ceux qui l’ont réussi quand ils étaient peu nombreux.
Surtout, l’autonomie, la possibilité de “mener” sa vie, suppose de s’autoévaluer par rapport à ses propres objectifs, réfléchis, assumés, et non de dépendre du jugement des autres, nécessairement contradictoires. Cela se traduit par la difficulté de se “projeter” à long terme, et de “relier” les conséquences d’une action à des termes variés, ce qui est souvent nécessaire pour choisir entre plusieurs conduites. On constate que beaucoup ne “raisonnent” que sur les effets à court terme ( consumérisme), puis, devant les conséquences à moyen terme, s’affolent et se réfugient dans des pratiques “religieuses” (sectes) pour ne plus avoir à assumer
La dévalorisation de la culture scientifique n’aide pas à maîtriser les causalités d’une réalité où tout est imbriqué, la normativité ou le flou non plus. Face à l’impression d'impuissance qui en résulte, les réactions psychoaffectives aggravent encore l’irréalisme.

n°1251
gripeux
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 17-06-2005 à 01:16:29  profilanswer
 

Excellent XP, je ne vois pas quels éclaircissements ce post nécéssite, il est très clair.

n°1343
xp
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 04-10-2005 à 22:18:49  profilanswer
 

Pour éclairé le débat  :lol:  :wink:  
 
L’étude de la démocratie participative lors de la concertation sur la rénovation du forum des Halles( Paris,) analysée par Georges Gontcharoff, pour le compte de l’Observatoire Parisien de la Démocratie Locale (mai2005)
 
Le rapport complet est téléchargeable sur le site internet de Institut d’Urbanisme de Paris :
http://www.univ-paris12.fr/iup/1/halles05/hal0523.pdf  
 
extraits:

Citation :

En avril 2004, les études sont remises à la SEM Paris-Centre et au comité de pilotage. « Accomplir » réagit immédiatement et publie un document très important : « la comparaison entre les quatre projets sur la base de 51 critères d’évaluation » (avril 2004). On peut bien entendu, discuter infiniment à propos de la pertinence de ces critères qui découlent directement des 90 propositions du 20 juin 2003. D’un point de vue méthodologique, on ne peut, par exemple, pas accepter que les critères ne soient pas pondérés, qu’on mette sur le même plan une proposition qui concerne un nombre restreint de personnes (les toilettes sur le site !) et celles qui impliquent des centaines de milliers de personnes (la liaison sous-sol-sol). Sur les quatre architectes ou cabinets d’architecture sélectionnés ( David Mangin, Rem Koolhaas, Winy Maas, Jean Nouvel), « Accomplir » prend immédiatement et fortement position en faveur de David Mangin, auquel l’association donne une note de 41 sur les 51 critères retenus (mais sans pondération entre eux). L’action de l’association, pendant toute la  
période, va tendre à promouvoir le projet Mangin et à l’imposer aux décideurs. « Avant de décider d’un projet, il faudrait organiser une concertation avec les associations locales et parisiennes pour déterminer la finalité du projet ». (Lettre au maire de Paris, 25 mai 2004). La principale animatrice d’ « Accomplir » déclarera à Télérama, en novembre 2004 : « Quel choc quand nous avons découvert, au mois d’avril 2004, les différentes maquettes des projets ! Ils nous avaient dit « améliorations », « mises aux normes » et voilà qu’ils nous balançaient quatre énormes machins qui chamboulent tout, massacrent le jardin et bouchent le ciel ».  
(page18)


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