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2 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

L'architecture comme texte multicouches

 
n°382
Hugo
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 16-01-2004 à 23:12:03  profilanswer
 

Jaurais aimé avoir votre avis sur mon mémoire,vos conseils,vos suggestions etc...merci davance...
 
Mon mémoire a pour titre,
 
Abécédaire de l’ambiguïté
 
Une « interprétation littérale » des courants architecturaux non pas pour leurs donner un sens, mais au contraire, pour apprécier de quel pluriel ils sont fait.
Autrement dit,suivre l’évolution de la textualité et de l’écriture en relation  avec le développement des stratégies formelles dans le processus de « projetation ».
 
L’intention de ce mémoire est de faire un parallèle entre le formel et le textuel dans le processus de « projetation ». Une volonté de situer, au fil des différents courants architecturaux(classique,néo-classique,moderniste,post-moderniste,déconstructiviste,...),l’évolution de la textualité et de l’écriture en relation  avec le développement des stratégies formelles .
 
Voilà pour le fond, quant à la forme,Jai pour but, à travers le classement  de termes architecturaux dans un abécédaire illustré, de démontrer que l’architecture est comparable à du texte. L’intérêt, est de prouver que ce « texte », peut être semblable à du texte multicouches car constitué d’un vocabulaire aux sens multiples. L’intention, est de révéler que posséder et discerner le fourmillement de ses significations, nous ouvre, dans un premier temps, la porte à une pluralité des niveaux de lecture du tissu dans lequel nous interviendrons, et, dans un second temps, nous permet d’acquérir une écriture pluriel. Cette composition favoriserait la circularité de ces calques afin de ne pas avoir d’ordre préétabli de lecture ms différentes entrées autant que de sorties.  
 
Et le vocabulaire de l’abécédaire subira une sélection draconienne ;  
 
Il devra être constitué uniquement de termes transposables au  milieu de la l’architecture comme à celui de la sémiologie. Cela, afin de garantir la valeur du postulat ainsi défendu dans ce travail.
on cheminerait du baroque  et le "dépli" de ses méta-séquences.jusqu'a l'Hypertecture,une architecture qui dit vouloir tendre vers une situation liquide, une structure ouverte et fluide, complexe, translocale et multi-dimensionnelle, bref une matrice spatial comparable à l’urbain, la ville.
 
vos suggestions?les mots que vous verriez dans cet abécédaire?les livres intéressants?
Un grand merci pour votre aide,
Hugo

mood
Partenaire
Posté le 16-01-2004 à 23:12:03  profilanswer
 

n°383
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 4.3/5 pour 3 votes
Posté le 17-01-2004 à 00:25:12  profilanswer
 

Bonjour  Hugo ( Victor ou Pratt ?), bienvenue  :)  
 
Tu es étudiant en  
Architecture,
Lettres,
Sociologie,
Sémiologie,
Littérature,  
Histoire des Arts ?
 
Tout ce que tu dis a «l’air » bien dit .  8)  
Façon Jean Baudrillard ou Roland Barthes ... ect
Mais pour moi pas aussi limpide que Bruno Zevi !
 
Et  je ne suis pas certain de t’avoir clairement  compris .
Aussi je te propose de nous expliquer, avec des mots simples
 ce que veulent dire :
 
- interprétation littérale  
- écriture pluriel
- évolution de la textualité
- le formel
- l’écriture en relation avec le développement  des stratégies formelles
- la circularité des calques
- texte multicouches  
- méta-séquences
- Hypertecture,
- une Architecture qui dit vouloir tendre vers une situation liquide.

 
Car tous les mots ci dessus ( une fois définis ou abandonnés si ils sont incompréhensibles )   peuvent être des titres de chapitres qui méritent développements !
 
Autrement, dire que l’Architecture est comparable à du texte et ben oui c’est une évidence, l’Architecture en effet est un langage !
Mais est ce une porte ouverte a enfoncer et une lapalissade ?
Est ce bien utile ?
Il faut le demander à tes profs !
Dans l’état actuel de tes formulations moi je sèche !
Mais, bon courage.
 
tiens tu devrais lire ça :
http://www.aroots.org/forum2/topic [...] e_332.html

n°387
Hugo
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 17-01-2004 à 23:33:53  profilanswer
 

ATTENTION A L'ILLETRISME DE L'ARCHITECTURE!
 
Voilà,
ces quelques petits mots pour répondre à tes questions et peut-être pour activer les arootsiens sur ce sujet...qui n'est pas que le miens...
 
mais, selon-moi,celui de TOUS; architectes (ou futurs architectes,comme moi (voilà la réponse à l'une de tes questions)),urbanistes et autres acteurs de cet "urbatexte" qu'est la ville.
 
a ton affirmation,(qui est si l'on veut,mon postulat);
 
"...Autrement, dire que l’Architecture est comparable à du texte et ben oui c’est une évidence, l’Architecture en effet est un langage !... "
 
je te demanderais avec toute la naïveté de l'étudiant que je suis;
Pourquoi mes futurs collègues se sentent-ils agressés par les poètes, les écrivains, les linguistes et les sémioticiens qui vont jurant que l'architecture est un langage, que «la cité est un discours». Agressés, ils résistent, et c'est ainsi qu'il est toujours de coutume de dire dans les écoles d'architecture que l'architecture ne se raconte pas, mais qu'elle se fait, se dessine, se construit.
 
aussi,je t'imagine déjà criant là en face de ton ordinateur,lorsque tu liras qu'en belgique (du moins dans mon institut),le choix du mémoire est libre...et que c'est moi-même qui ai fait ce choix...(avec l'accord d'un de mes promoteurs qui lui même fût l'assistant d'un architecte New-Yorkais basant une majeure partie de sa théorie architecturale sur le texte,la textualité et sa déconstruction envisagée avec l'aide d'un certain mr Derrida...tiens tiens...ce qui peut-être explique cela...)
 
alors,à ta question suivante,
"...Mais est ce une porte ouverte a enfoncer et une lapalissade ? Est ce bien utile ?..."
 
j'aurais envie de te  dire
rassures-toi,je ne tomberai pas ds "l'imposture intellectuelle" décrite par Alan Sokal et Jean Bricmont...  
 
 
mais,jai juste l'envie d'étudier davantage le langage de l'architecture non pas dans l'utopie d'édifier une théorie de l'architecture,mais dans le but de l'aborder d'une autre façon, mais surtout de lui donner un éclairage plus authentique, plaçant l'objet architectural dans son rapport fondateur essentiel : le rapport de la praxis qui s'établit entre l'objet et l'usager.
 
Etudier le langage de l'architecture n'est pas non plus «faire de l'architecture» et la recherche EN architecture n'existe pas en dehors du «concevoir l'architecture». En revanche, la recherche SUR l'architecture, sur les outils et les savoirs «à propos» de l'architecture, s'impose selon moi,en première nécessité.
 
 
Enfin,je laisserai la parole à Umberto Ecco qui   nous avance,dans "la structure absente"(1972)Paris Le Mercure de France (p261) que l'architecture «doit» être étudiée en tant que phénomène de communication ;
 
 
«Si la sémiotique n'est pas seulement la science des systèmes de signes reconnus comme tel, mais la science qui étudie tous les phénomènes de culture comme s'ils étaient des systèmes de signes - en se basant sur l'hypothèse qu'en réalité tous les phénomènes de culture sont des systèmes de signes, c'est à dire que la culture est essentiellement communication - , un des secteurs où la sémiotique se trouve le plus défiée par la réalité sur laquelle elle essaie d'avoir prise, est celui de l'architecture.»  
 
cette attitude devant nous permettre d'éclaircir certains de ses mécanismes fondamentaux dans l'objectif d'une «meilleure» production architecturale.
 
Pour finir,je secouerai à nouveau les "arootsiens" et leurs rappellerai que ce sujet les concerne s'ils ne veulent pas tomber dans un "ILLETRISME DE LEURS FUTURES COMPOSITIONS"...je te remercierai pour ton encouragement,et te prometterai,que je garderai présent à l'esprit tout au long de ce travail ces propos de l'architecte Henri Gaudin dans Henri Gaudin. Paris, Electa Moniteur (p. 61)de Chaslin Olivier, Chaslin François et Lavalou Armelle (1984).  
 
«L'architecture est faite pour le silence. Elle est faite pour l'homme qui dort. Elle est silence elle-même. Car contrairement à ce que dit la sémiologie qui encombre la pensée en architecture, l'architecture n'est pas là pour parler, elle est là pour ouvrir à la parole.»  
 
bien à toi,merci d'avance pour votre écoute et votre aide,
Hugo

n°388
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 4.3/5 pour 3 votes
Posté le 18-01-2004 à 12:16:31  profilanswer
 

ILLETRISME DE L'ARCHITECTURE ???  :roll:  
 
:idea:  : "L'architecture est faite pour le silence. Elle est faite pour l'homme qui dort.  
Elle est silence elle-même.  
Car contrairement à ce que dit la sémiologie qui encombre la pensée en architecture,  
l'architecture n'est pas là pour parler,  
elle est là pour ouvrir à la parole."

 
Voir : http://www.aroots.org/notebook/
@ bientot !

n°389
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 15:10:59  profilanswer
 

ton sujet m'interpelle mais j'ai vraiment du mal a comprendre ce que tu essaye de dire. J'ai l'impression que t te contredis un peu.
 
la parallèle entre architecture et langage est évidente...bien plus que celle entre architecture et texte. Ce dont je suis profondément persuadée est que si la peinture est peinture, la danse est danse le théâtre est théâtre, la littérature et l'architecture sont ce qu'elles sont...c'est parce que chaque une de ces expression sont spécifiques pour ce qu'elles sont. Ce que je veux dire par là, c'est que l'architecture se dessine et surtout se construit ...en réel ou en virtuel...en dur ou en éphémère...justement parce qu'elle est ce qu'elle est. Bien sur, tout ce qu'on veut exprimer peut être exprimer de différentes manières. Mais pourquoi créer un abécédaire ....pourquoi CE type de parallèle???
 
J'adhère plus à ton envie "non pas dans l'utopie d'édifier une théorie de l'architecture"....beaucoup plus qu'à "cette attitude devant nous permettre d'éclaircir certains de ses mécanismes fondamentaux dans l'objectif d'une «meilleure» production architecturale"...là je suis sceptique.
 
Personnellement j'ai fait un parallèle entre danse et architecture.. Mais uniquement pour parler de l'espace... et non pour dire que l'un peu améliorer l'autre et encore moins pour mettre une corrélation entre les deux. En effet, je ne trouve pas que ça a de sens. Mais peut être que je n'ai pas comprise le but de ton mémoire.
 
Et encore une remarque. J'ai peut être tord de le dire car je fait une démonstration de ma propre inculture...mais les mots:
urbatexte
méta séquence
texte multicouche
hypertecture
 
relèvent pour moi plus d'un film de science fiction que d'autre chose. Je suis peut être illettrée mais je ne comprends pas, et mon dictionnaire non plus. Il m'est donc difficile de réagir...

n°390
Hugo
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 15:23:41  profilanswer
 

Et bien oui, l'illettrisme ne se limite pas à la langue parlée/lue/écrite mais s'applique également au langage de l'architecture.
Je m'explique;  
Le passant, l'étudiant en première année d'école d'architecture que j'étais, mais aussi le maître d'ouvrage, arrivent généralement devant l'architecture avec pour tout bagage leur pratique personnelle, beaucoup d'idées-reçues, et quelques images-préconçues pour références.  
 
Convenir de l'illettrisme généralisé en matière d'architecture rassurera certes mes futurs collègues (en les confortant dans leur position de «sachant» détenteur d'un savoir élitiste), mais devrait surtout leur faire prendre conscience de leur propre illettrisme et les inquiéter quant à leur capacité à communiquer avec leurs clients. Comment accepter de former des signes (objets d'architecture) sans savoir ce qu'ils signifient, sans savoir comment ils seront lus et compris, ni comment fonctionne en pratique ce langage ? Les écoles d'architecture ayant pour double objet la formation à une pratique professionnelle et la recherche en architecture, elles sont par nature et par destination le lieu où l'on est fondé à espérer trouver toute l'information sur ce langage de l'architecture et ce récit de la ville...
 
Et pourtant, ma quête de traces ou indices de l'enseignement de la sémiotique architecturale dans les écoles d'architecture,du moins en Belgique,(je suis toujours à sa recherche ici aux Pays-Bas...) a été vite déçue.Qu'en est-il chez vous en France?
 
 
Je désèspère de ce "dialogue",non pas qu'il ne soit interressant (rassures-toi! ;-) ), mais  que jaurais espéré remuer davantage les arootsiens!
 
Devrais-je renommer ce thème en une question
l'architecture est-elle comparable a un texte,un langage?pour raviver les esprits des arootsiens??

n°391
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 4.3/5 pour 3 votes
Posté le 18-01-2004 à 15:38:03  profilanswer
 

Mais voyons Naya moi qui suis, c’est bien  connu, le contraire d’un illettré  j’ai compris ! :lol:  
 
Voici l’ interprétation littérale en écriture pluriel de l’urbatexte  en question :
 
Mon Architecture  dit vouloir tendre vers une situation liquide
et son ’écriture en relation avec le développement des stratégies formelles  
est une  évolution de la textualité.  
Ainsi si  la circularité des calques en textes multicouches  
se déploie en méta-séquences  
c’est pour mieux  complexifier le formel de mon hypertecture.
 
Je me pensais Architecte … suis-je monsieur Jourdain ?  :wink:  
 
Voir : http://www.aroots.org/forum2/topic [...] e_626.html

n°392
Hugo
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 16:43:37  profilanswer
 

Ahhh merci Naya,enfin quelqu'un qui vient!
avant toutes choses, je tenais à dire que je suis également conscient de mon ignorance et c'est pour cela que je fais appel à vous, il est vrai,quelques fois en des termes assez dures, mais c'est dans le seul but d'activer les arootsiens sur ce sujet!! ;-)
 
Pour information,
la plupart des termes qui paraissent sortir "d'un film de science fiction " sont issus du vocabulaire propre aux linguistes et sémiologues qui depuis les années 1970 s'intéressent à l'architecture et à la ville par le biais de l'analyse sémiotique...tel Roland Barthes par exemple.
 
Aussi, nous pourrions traduire
 
l'urbatexte comme la ville,
 
une méta-séquence,c'est un peu plus compliqué,
prenons le baroque par exemple et ses "plis qui vont à l'infini" qui le caractérise selon Deleuze.
Une façade nimporte laquelle,tiens de style baroque par exemple,est constitué de séquences (de fragments,que lon peut décomposer en rythmes)et ces séquences peuvent s’arranger entre elles (converger, s’articuler) de façon à former la façade en temps que telle,et la chance de cette façade baroque est liée à la possibilité d’une d’une méta-séquence c'est à dire dune richesse à l'intérieur de "ses plis"...comme un texte pourrait être constitué de méta-nom (un texte de balzac par exemple avec ses descriptions infinies des personnages). Ainsi, lire ( percevoir le lisible d’un texte...ou dune architecture ;-) ),c’est aller de nom en nom, de pli en pli ;c’est plier sous un nom, puis déplier le texte selon les nouveaux plis de ce nom...
 
ce qui explique cette notion de lecture "multicouches"du tissu urbain ds lequel on intervient...;-)
 
Quant à l'hypertecture,elle vient du mot hypertexte et de l'intérêt pour ce nouveau moyen de communication qu'est l'internet, cest un dérivé qui vient notamment de G.P.Landow lui aussi spécialiste de la communication.
L'intertextualité est un processus par lequel un texte est présent dans d'autres, l'hypertexte se manifeste par la structure de ses liens (intertextualité), la combinaison de ses fragments "(la coéxistence de la différence),et la générations d'interactions (simultanéité de possibilités).
L'intérêt porté au processus intertextuel est fondé dans sa possible transposition au modèle urbain.
Ainsi,comme sur le net,le sens spécifique du texte dépendra de la trajectoire que le lecteur empruntera,cela offrira une nouvelle compréhension de l'espace écrit ( non plus dans une organisation prédéterminée et linéaire) mais dans une forme interactive et multilinéaire.
 
Tout cela pour plus dinteractivité,voilà l'enjeu,faire de celui qui vivra lespace non plus quun simple consommateur mais un producteur de lespace!L'intérêt est quil joue lui même,il accède pleinement à l'enchantement du signifiant!;-)
l'architecte,selon moi, ne doit pas être le seul à accomplir l'acte de création,et ainsi le lecteur (celui qui parcourt lespace créé) établit le contact de l'espace conçu avec le monde extérieur en déchiffrant et en interprétant ses qualifications profondes et par là ajoute sa propre contribution au processus créatif.
 
Merci pour votre écoute,et votre aide,
bien à vous,
Hugo

n°393
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 18:18:46  profilanswer
 

en gros...si j'ai bien compris...avec méta-séquence, multi couche et hypertexture...tu veux dire, que l'espace ainsi que tous les éléments le composant ne sont pas ce qu outils sont uniquement mais que derrière il y a tjs des références, des symboles, les mémoire d'autres choses...???? Ben oui, tout, absolument tous ce qui nous entoure est ainsi fait..;c'est le propre de l'existence...et le texte n'en fait que partie. non? Pourquoi utiliser 10 000  nouveaux mots (bon OK apparemment pas si nouveaux que ça mais mon dico de 1980 est dépassé...) pour dire une chose si simple?
 
Ce que je percevais dans ton sujet c'était autre chose. J'avais l'impression que tu voulais en qq sorte comparer la richesse de l'architecture et de ce qui la compose a la richesse linguistique.  
 
Peut être que c'est autre chose alors... serait il question de démontrer la complexité de la pensée humaine et son potentiel d'abstraction ....le potentiel de mettre plusieurs sens à tout ce qui nous entoure, qui a pour seule preuve l'expression orale et/ou écrite...qui transparaît aussi dans la pensée spatiale?? Donc dans l'architecture?
 
Désole mais je dois avoir un câble menant au cerveau complètement coince...je ne saisi tjs as même si j y vois un petit qq chose. Mais pas assez clair. Peut tu reformuler ton sujet? et son but? Juste pour moi ;) merci
 
En partant vers des référence tels que l hypertecture...jusqu au net...ça va peut être loin non?

n°394
archibrahi​m
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 22:38:52  profilanswer
 

Là je doute sérieusement de mes facultés. Si c'est le but, Bravo!!
Justement: Faut-il connaitre le fonctionnement d'un langage pour le parler? Quand Hugo parle "d'illitrisme", j'ai l'impression qu'il insinue que l'architecte est dans l'obligation d'avoir toutes ces connaissances pour pratiquer.
 
Victorien Sauvage, alias LE CORBUSIER :
 
«Amyot, quand j'étais jeune, un architecte s'en foutait bien, de la structure des villes. Il portait une cravate lavallière et attendait paisiblement qu'un capitaliste bourgeois vînt lui commander un immeuble en pierre de taille à l'angle de deux rues. L'architecte a deux ennemis : l'administration et ses clients. L'administration parce qu'elle ne pense jamais. Ses clients parce qu'ils croient penser et veulent que la ville soit conçue à partir et autour de l'armoire normande de leur grand' mère.»

n°395
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 23:10:15  profilanswer
 

si tu n'arrive pas à tenir compte de l'armoire normande...tu es foutu!

n°396
archibrahi​m
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 18-01-2004 à 23:11:22  profilanswer
 

Citation :

rassures-toi,je ne tomberai pas ds "l'imposture intellectuelle" décrite par Alan Sokal et Jean Bricmont...  
 
 
mais,jai juste l'envie d'étudier davantage le langage de l'architecture non pas dans l'utopie d'édifier une théorie de l'architecture,mais dans le but de l'aborder d'une autre façon, mais surtout de lui donner un éclairage plus authentique, plaçant l'objet architectural dans son rapport fondateur essentiel : le rapport de la praxis qui s'établit entre l'objet et l'usager.  
 
Etudier le langage de l'architecture n'est pas non plus «faire de l'architecture» et la recherche EN architecture n'existe pas en dehors du «concevoir l'architecture». En revanche, la recherche SUR l'architecture, sur les outils et les savoirs «à propos» de l'architecture, s'impose selon moi,en première nécessité.


 
Ne pas tomber dans l'imposture suppose le courage de citer les references d'un texte empreinté. L'abecedaire à votre stade d'étudiant est d'avoir l'honeteté de mentionner la sources de vos propos, à savoir la thèse doctorale de Monsieur Philipe Fayeton: "ECRIRE DANS LA VILLE,
Prolégomènes à une pédagogie de l'architecture urbaine". Université Lumière Lyon 2. Octobre 2001.
 
http://theses.univ-lyon2.fr/bases/ [...] ?titre=348

n°397
salta
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 19-01-2004 à 00:01:57  profilanswer
 

Citation :

Tout cela pour plus dinteractivité,voilà l'enjeu,faire de celui qui vivra lespace non plus quun simple consommateur mais un producteur de lespace!L'intérêt est qu'il joue lui même,il accède pleinement à l'enchantement du signifiant!  
l'architecte,selon moi, ne doit pas être le seul à accomplir l'acte de création,et ainsi le lecteur (celui qui parcourt lespace créé) établit le contact de l'espace conçu avec le monde extérieur en déchiffrant et en interprétant ses qualifications profondes et par là ajoute sa propre contribution au processus créatif.  


 
L'architecture est -elle une question de compréhension ou de ressenti ?
Je te propose un parallèle entre l'architecture et la poésie (pour rester dans le domaine "textuel" ) ; apprécie-t-on plus une poésie parce que l'on est capable d'en détailler toute la structure, la composition et les références directes ou symboliques (réelles ou décrétées par ceux qui analysent après coup des poésies sans en avoir jamais écrit), ou est-ce qu'au contraire cela finit par "en gâcher le plaisir" et l'émerveillement ?  
Est-ce qu'un poète qui écrit un poème se pose ces questions et se torture l'esprit ou est-ce qu'il écrit "à l'inspiration" ?
 En gros la création architecturale est-elle un acte de composition mécanique entièrement maîtrisé (quelles qu'en soit les pièces) ou laisse-t-elle la place à l'art, la surprise, ce "petit quelquechose de plus" qui fait toute la différence entre le "c'est très bien" (constat satisfait du spectateur/visiteur/habitant) et le "c'est beau !" (émotion spontannée du même personnage) ?
 
Est-ce là l'essence de ta question ? Je suis désolée si ce n'est pas le cas, mais d'accord avec Naya, je ne comprends pas très bien la nécessité de complexifier autant vocabulaire et questionnement conjoint.
 
Ton langage actuel me semble beaucoup plus proche de la philosophie ou de la linguistique ( et pour cause), qui sont de nature purement orale et/ou littéraire, que de l'architecture qui est aussi et surtout de nature picturale et matérielle.
 
Pour l'illetrée béotienne que je suis peut-être  :oops: , 10.000 mots ne remplaceront jamais une image, ni 10.000 images un volume, ni 10.000 volumes une masse, ni 10.000 masses une matière, etc ... jusqu'à l'expérience vivante de la vie sur cette planète (l'architecture est dans les pointillés  :wink:  ).
 
Par ailleurs, je n'ose penser que ce que tu cherches serait tout simplement le sens attaché à chaque élément de l'architecture/urbanisme, dans son détail ou son ensemble, façon dictionnaire ...  :?:  :?:  :?:  
Là je reconnais que je suis un peu perdue ... 8O

n°398
Hugo
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 19-01-2004 à 00:04:32  profilanswer
 

J'en suis désolé, effectivement cest bien de cette thèse là qu'il sagit.Je tiendrai compte de vos conseils par la suite...je ne pensais pas être déjà à la remise et défense devant mon jury...juste en train dexpliquer le sujet de ce mémoire...et demander conseils ;-)
...il n'en reste pas moins que cette thèse ne fait que confirmer, et me pousse à croire en la fertilité d'un tel sujet.
 
et lorsque vous pensez que j'insinue que l'architecte est dans l'obligation d'avoir toutes ces connaissances dont la connaissance du "fonctionnement de son langage" pour pratiquer...oh certe non et quelques fois nest ce pas bien là malheureux??
 
Archibrahim,je vois que vos recherches sont fructueuses, ;-) pourriez-vous me renseigner dautres sites,livres intéressants ?? car c'était également une,si pas ma première requête ;-)
 
sans rancune jespère,
bien à vous,
Hugo
 
__________________________________________
 
NOTE DU MODERATEUR :
RAPPEL DE QUELQUES REGLES DU FORUM  aROOTS
 
 - Soyez bref.
- Prenez garde aux copyrights et aux licences.  
-  Citez les références appropriées.
 
di CINARCA le 19 01 04 0h 45
 
___________________________________________

n°399
phil195
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 19-01-2004 à 17:38:36  profilanswer
 

[quote="salta"]

Citation :

l'architecture est dans les pointillés  


 
Ca c'est fort !!! cé bien plus fort que bien des discours pompeux.

n°400
heptarts
Profil : aRootsien(e) d'or
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 19-01-2004 à 18:58:40  profilanswer
 

La question devrait-être:
est-ce que l'emploi de termes courants et de concepts courants, comme on peut les trouver dans le dictionnaire et à travers les conversations avec des personnes simples, ne sont-ils pas déjà suffisament riches pour concevoir de l'architecture ?

n°401
AL
Respire le Grand aR !
Profil : Directeur
Note : 4.5/5 pour 12 votes
Posté le 20-01-2004 à 01:22:28  profilanswer
 

Salut Hugo,  
 
Je te conseille de lire le livre de Françoise Choay La règle et le modèle, c'est un libre extrêmement intéressant où tu trouveras en fin de livre un nombre impressionnants de textes références dans l'histoire de l'architecture. Pour Françoise Choay, l'architecture est étroitement liée au texte, ce qui s'appelle lorsqu'il est complet le traité d'architecture.
 
J'avais un prof (Philippe Duboy) qui me disait toujours : "un Architecte se doit d'écrire un livre."

n°402
PhF
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 20-01-2004 à 07:48:10  profilanswer
 

bonjour à Hugo, Guidu, Naya, Archibrahim et les autres,
cette journée commence vraiment bien
 :o  :)  :D  :lol:  
 
elle commence bien parce que j'ai reçu un mail de Tewfik, architecte à Oran
elle commence bien car Tewfik me signale que certains pompent mes textes en les reprenant à leur compte, ce qui est assez plaisant car c'est la preuve que mon approche intéresse ou questionne.
 
ceci étant : 3 remarques :
ces textes datent de 4 ans, et depuis, j'ai bien avancé dans ma recherche ;
il me semble que tout n'a pas été assimilé  :D  
il est difficile d'intéresser les archi/urba à l'observation de leur production au travers de la sémiotique (ils considèrent cette analyse comme spécieuse, vaine, intello, pipeau) alors que les sémioticiens sont assez accro et je pense que c'est par eux que la recherche sur la ville peut avancer.
Non pas pour écrire des textes abscons et/ou savants, mais pour mieux intervenir sur la ville. Non pas la ville comme objet mais la ville comme Lebenswelt (Husserl).
cordialement,
à +

n°403
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 4.3/5 pour 3 votes
Posté le 20-01-2004 à 08:29:50  profilanswer
 

Bienvenue  PhF chercheur :)  
PhF = Philipe Fayeton  :?:  
 
Le PB c’est pas les belles pages de  Lefèvre, Barthes , Derrida , Deleuze , Virillio , Baudrillard , ect  
 ni  "l’analyse  spécieuse, vaine, intello, pipeau"  des sémioticiens  
c’est la puissance des forces d’argent , l’inculture des décideurs,  
et aussi  l’incompétence de certains Archi ,  
leur formation abdiquée : Autocad ,Photoshop , logiciels , Zaha Hadid, images- com.  …
Certains sont comme des crocodiles : grande bouche , petits bras ….  
Et   des projets vrais simples sincères y en a peu,
et des pipeau  poudre aux yeux , un peu trop !  
 
Avec tout ça la recherche sur la ville peut-elle  avancer ?

n°404
PhF
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 20-01-2004 à 09:21:38  profilanswer
 

exact.
chercheur n'est pas trouveur. hélas.
à propos des forces d'argent qui mènent l'architecture et les architectes par le bout du nez, voir ce qui se passe pour le WTC.
j'ai aussi pondu autrefois une réflexion sur le programme d'architecture et "les désirs cachés dans l'ombre humide des besoins", c'est à dire sur l'implicite et l'explicite dans les programmes
 :D  
c'est pas beau la vie ?
 
bonne journée, je te laisse,
il faut que je bosse un peu…

n°405
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 20-01-2004 à 10:04:50  profilanswer
 

Citation :

 
elle commence bien car Tewfik me signale que certains pompent mes textes en les reprenant à leur compte, ce qui est assez plaisant car c'est la preuve que mon approche intéresse ou questionne.


 
effectivement cette approche questionne. Mais sans vouloir denigrer et encore moins dévaloriser ton travail...j ai comme une petite impression que personne, ni meme Hugo n'a pompé sur toi. En tous les cas...ce n'est pas la première fois que j'aborde ce sujet pourtant je n'avais jamais lu un quelconque texte de Philippe Fayeton; mais je suis ravie de l'apprendre par le biais d'Archibrahim. en tous les cas c'est mon sentiment.

n°406
PhF
Profil : aRootsien(e) de marbre
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Posté le 20-01-2004 à 16:48:25  profilanswer
 

bon, je fais la pause café et j'en profite pour écrire à naya :
je comprends bien que tu n'ai pas lu mes zeuvres, on peut vivre sans. j'avoue que c'est amusant de retrouver des phrases entières, des expressions très perso  :lol:  
il faudra tout de même que je revienne ici avec mon "cycle sémiotique de l'urbain" pour éclaircir la situation.
à +

n°407
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
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Posté le 20-01-2004 à 17:00:49  profilanswer
 

oh...lalala!!! Je m'excuse pour mon manque d'attention...qd Hugo dit "il s'agit" de cette thèse là"...je pensais qu'il répondait à salta. Tout d'un coup je vois le débat sous une tout autre forme! Désolé..;autant pour moi. Je vais donc PLUS attentivement relire le tout. ;)

n°408
Hugo
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 20-01-2004 à 19:20:35  profilanswer
 

Excuses publiques.
Ces quelques mots car je tenais à m'excuser pour l'emprunt de vos propos, des "expressions très perso" comme vous l'avez signalé.
 
C'était petit, et j'en aurai tiré des leçons.
 
Si j'avais placé ce sujet sur le forum d'aroots, c'était pour la simple et bonne raison que j'étais désespéré de ne trouver que peu de références à ce sujet, que ce soit dans les bibliothèques d'architecture, ou voir en questionnant comme vous l'avez fait les différentes écoles dans ces deux pays quand à la présence de ce type de cours.
 
Alors,je demandais à l'aide à propos de références...
 
...et quelle ne fût pas ma déception de lire dans la réponse de Guidu;
 
"...et ben oui c’est une évidence, l’Architecture en effet est un langage !..."  
"...mais est-ce bien utile?..."
 
J'interprétais cela comme un mauvais choix de sujet de mémoire(et celui-ci etait personnel), car si en effet, c'était une évidence, qu'elle intérêt il y avait d'en discuter tout au long d'un mémoire...et à travers la question de son utilité...je décryptais une réponse négative implicite... :(  
 
Aussi, qu'elle ne fût pas ma surprise par la suite, de découvrir votre thèse que j'avalais en une nuit! :D  
Vos enquêtes démontrais que cette évidence n'était pas si présente, que cet intérêt des sémiologues envers ma future profession n'était pas partagé par grand nombre d'architectes...
 
Ensuite, sans doute choqué, je tentais de démontrer à qui voulait l'entendre la fertilité d'un tel sujet par le foisonnement de mes recherches (si on peut dire un foisonnement...)..et de men accaparer la source.
 
Sans doute me retrouvais je dans ces "expressions très perso"...car c'est comme ça que je le ressentais également...ça me poussait à y croire davantage.
 
encore désolé,tout cela n'arrivera plus
 
enfin à cette phrase dans vos notes préliminaires au sujet de votre travail,  
 
"...espérant qu'il sera de quelque façon utile aux Hommes..."
 
je puis vous confirmer par l'affirmation,j'ose espérer qu'après se travail,je réapprendrai à lire la ville et peut être en écrire un ptit bout !  :wink:  
 
Au fait encore un grand merci pour votre email et vos nombreuses références de livres.
 
merci a vous tous (dont Al) dans ce forum,car comme un linge étendu sur le sol déterminant le lieu dun pique nique, mes recherches se doivent d'accueillir volontiers pots de confiture, salades,assiettes en plastiques,...et remarques pertinentes! :wink:  
 
Pour informations, jai trouvé un autre bouquin très très intéressant sur le sujet,  
Rethinking architecture de Neil Leach edition Routledge je pense( et oui sorry, c'est en anglais).
C'est un condensé de recherches théoriques qui vont de la lettre a comme Adorno Théodor a v comme Virilio Paul en passant par e comme Eco Umberto!...encore de longues nuits blanches en perspective... 8)  
 
bien à vous,
Hugo

n°410
PhF
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 21-01-2004 à 08:06:01  profilanswer
 

bonjour Hugo et les autres,
 
il est exact que l'acceptation immédiate d'assertion comme
 "la ville est un langage",  
ou "le vocabulaire de l'architecture"  
est agaçante parce que réductrice.
 
les architectesi balaient la question ("...et ben oui c’est une évidence, l’Architecture est un langage !..." ) parce qu'elle leur paraît trop évidente  
dans la mesure où ils pratiquent quotidiennement cette articulation entre la forme et la perception de la forme.
Il y a bien des analogies : le style, la graphie, la poysémie, les faux-amis entre 2 cultures, la grammaire (cf Vignole, ordres grecs et romains) etc.
Mais il y a une différence fondamentale : voir l'exemple de U.Eco que j'aime bien  (le cheval et la licorne).  
 
Ton sujet de mémoire n'est ni mauvais ni vain. il est périlleux.
- périlleux car peu d'archi acceptent de faire l'effort d'acquérir l'outil sémiotique pour analyser leur production et leur façon de faire
- périlleux car il serait simpliste de laisser accroire qu'avec le vocabulaire architectural et quelques règles on pourrait faire de l'archi (de la même façon que certains imaginent qu'avec un bon logiciel on fait un bon archi)
- périlleux car (il me semble) qu'un mémoire est un peu court pour traiter le sujet (une thèse "normale" aussi) dans la mesure où quasiment tout reste à faire.
- périlleux car il existe quelques universitaires (des architectes qui ont mal tourné) qui croyant analyser l'architecture ne s'intéressent qu'à la forme (la graphie, la police, le style).
- périlleux aussi parce que si l'on veut s'interroger sur ce fameux objet architectural (une demande contractuelle) on est mené à s'interroger sur sa perception, sur la pratique, et donc sur son être? Et vlan ! te voila entraîné vers la phénoménologie
 
mais à combattre sans péril … vaincre sans gloire (je ne sais plus quel vieux et célèbre schbing a écrit ce truc).
 
en tous cas, il me semble que si ce travail avait été fait il y a 50 ans, nous n'aurions pas ces villes et banlieues désolantes sans urbanité : les architectes auraient eu la capacité d'expliquer aux enarques et bouygues et promoteurs que ce n'est pas avec du béton qu'on fait les villes mais avec des hommes (femmes).
Conclusion : y'a du pain sur la planche.
 
ton mémoire en cours m'intéresse
et si tu te débrouilles bien, il en intéressera d'autres.
 
je te conseille à nouveau le bouquin de Sigrid Hauser qui est une bonne démarche (super au début quand elle analyse la maison de Malaparte à Capri, et tirée par les cheveux à la fin quand elle veut analyser  l'architecture de ses copains de Pauhof) qui montre comment fonctionne la mise en sens de l'architecture.   :)  
 
bonne journée

n°411
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 4.3/5 pour 3 votes
Posté le 21-01-2004 à 08:53:43  profilanswer
 

L’Art sans sa critique n’est pas grand chose certes !
Un onanisme peut être ! Et alors ?
Il y a ceux qui font, et ceux qui défont ceux que les autres font …
L’Artiste fait et il ne sait pas …
Le critique sait mais il ne peut pas …
 
Il y a des exceptions heureuses : Kandinsky
Et des moins heureuses : Le Corbusier
( Ronchamp , c’est bien mieux que le plan Voisin  )  
 
C’est avec des mots aussi bien sur  que l’on fait de l’ Architecture
Mais avec des êtres et de la matière que l’on vainc la pesanteur …
Ou alors on fait la tour de Babel ou on s’invente une tour sans fin  
qui ne voit jamais le jour …
 
Etudier l’Architecture c’est indispensable et dans le fond plus facile  
que d’en faire ! D’Enfer … et l’enfer c’est les autres  
Onanisme public donc ! :oops:

n°412
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 22-01-2004 à 10:26:39  profilanswer
 

" c'est pourquoi je propose la seule chose qui m'est évidente à présent: les hommes, l'homme, nous tous, on devrait nous reapprendre cette chose oubliée: l'art de "lire les villes"; cet art nous est nécessaire, afin de se rapprocher d'un futur art (commun et collectif) celui de l'art "d'ecrire des villes". Ce dernier fut depuis la nuit des temps un savoir faire magique et un grand droit de l'humanité. Un savoir faire est oublié, le droit est bafoué."
 
Bogdan Bogdanovic, "Villes et démons"  
 
édition slovaque qui regroupe Ville et avenir (Die Zeit und die Zukunft, 1997, voir Grad i buducnost, Zagreb 2001) et Ville cénotaphe (Grad kenotaf, Zagreb 1993)
/ce texte est traduit du slovaque par moi même. surement qq maladresses de traducion se sont glissée.../
 
Effectivement j'ai sorti le texte de son contexte. Mais ce serbe n'ayant quasimen pas publié dans son pays natal est surement disponible en français. Il vit aujourd'hui a Vienne et nombreux de ses livres ont été publié en allemand (traduction peut etre plus probable de l'allemand).

n°413
di cinarca
Architecte et Rêveur!
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 4.3/5 pour 3 votes
Posté le 22-01-2004 à 10:57:07  profilanswer
 

Merci Naya  :)  
 
BOGDAN BOGDANOVIC si c'est le même
est si j’ai bien compris aussi un politique !
Un Architecte qui est aussi un politique pour moi à priori  il y a confusion des genres  ?  
Je veux dire juge et partie …
Qui plus est, sur la guerre de l’ex yougoslave franchement je n’ai strictement rien compris !
Bref sur le web en français j’ai trouvé :
LEXIQUE DE LA VILLE de ce même BOGDAN BOGDANOVIC
(fragments)
http://www.giga.or.at/others/context21/lexique.html

n°414
PhF
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 22-01-2004 à 11:08:05  profilanswer
 

Bogdan Bogdanovic …
ça me disait vaguement qqchose
je vais me pencher sur son cas
 
j'ai trouvé ça :
Bogdan Bogdanovic, geboren 1922, lebt in Belgrad. Architekturstudium, 1973 Professor an der Universität Belgrad, 1981 Austritt aus der Serbischen Akademie der Wissenschaften, 1982-1986 Bürgermeister von Belgrad, 1987 Rückzug in Dissidenz. Lebt heute in Wien. Bedeutender Architekt und Autor zahlreicher, international beachteter Werke zur Architektur der Stadt
 
première répose à guidu :
archi et politique n'est pas confusion des genres.
- le politique n'est pas juge de l'archi (engénéral il n'y connaît rien)
- les archis sont souvent "à la solde" ou au moins entre les mains des politiques
 
et puis dommage, je n'ai pas le temps de développer, mais le thème est important  
 
deuxième réponse à guidu :
l'archi n'est pas peinture de décors
mais mise en scène de potentialités
c'est justement ce qui me gêne dans la recherche de Pascal Sanson qui analyse l'archi ou la ville comme un ensemble d'images.
 
et puis dommage, (rebelote) je n'ai pas le temps de développer, mais le thème est important

n°415
Naya
Profil : aRootsien(e) Platinium
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 22-01-2004 à 12:07:49  profilanswer
 

BB (non pas Brigitte Bardot ...lol)
 
Architecte et Professeur serbe. auteur de nombreux monuments aux victimes du fachisme et à la résistance anti fachiste. La moitié des ses monuments est restée dans les nouvelles republiques (hors de la serbie). Une bonne partie a été détruite ou du moins endommagée.
En 1981 il quitte l'academie Serbe et devient effectivement Maire...mais il quitte la politique ainsi que son Belgrade natal. Il a vivement critiqué le nationalisme serbe et les expression militaire antiurbaine en Chroatie et en Borsnie; depuis 1993 il vit a Vienne. Il est l'auteur de nombreux travaux sur a ville et l'urbain...avec des points de vues mythique et symbolique; Il se concidère comme architecte de la vieille ecole; de sa vie il a dit "Toute ma vie est une énorme experience, qui prouve, que l'océan peut être franchis sur une petite barque"
 
Donc oui, c'est un homme politique...mais il a su au bon moment séparer vie politique de sa vie d'architecte..;et a un autre bon moment justement les lier. Il a lié la ville comme témoin de la crise politique. Il explique que l histoire de la guerre en ex-yougoslavie pouvait se prevoir "grace" au actions faites sur la ville...la destruction symbolique de la ville était là avant la destruction réelle...la destruction psychologique était avant la destruction physique.
 
"Si je n'avait pas parlé, j'aurais pu vivre aujourd'hui dans le calme et la honte. Mais je ne pouvais pas me taire. Les chiffres était trop claires."
B. Bogdanovic. 1992

n°416
PhF
Profil : aRootsien(e) de marbre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 22-01-2004 à 12:36:42  profilanswer
 

merci.
ça c'est d'l'info.

n°700
amal
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 02-09-2004 à 20:07:39  profilanswer
 

slt,
je trouve ta problematique interressante mais je pense qu'il vaut mieux simplifier car c'est vrai que vous utiliser des termes de science fiction
il y'a un livre qui s'appelle " the words of the building" je pense que ce livre peut vous aider car les auteurs de ce livre sont un écrivain et un architecte.
ce livre se trouve dans le centre georgepompidou si tu es à paris.
bonne chance pour ton mémoire.

n°701
amal
Profil : aRootsien(e) de verre
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 02-09-2004 à 21:02:29  profilanswer
 

reslt, tu sais pour ton memoire je pense que ca sera peut etre interressant de lire aussi des livre sur le langage elle même.
il y a dans mes mains un livre qui s'appelle "analyse du langage au XXe siécle, théorie et methode" par Bertil Malmberg.
car en lisant ce livre j'ai senti que l'architecture moderne étais parallele au se developpe de la même maniere que la langue elle meme c'est pourquoi j'ai compris ce que t'a voulu dire.
car en effet, moi même je fait mon memeoire d'architecture sur lê langage architectural mais pas en camparaison avec le texte et linguistue mais j'essaie d'analyser le langage comme une expression independante en elle meme.
en tout cas je te remercie et je remercie tous les internautes qui t'ont écris car implicitement m'ont aidé aussi.


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